প্রথম 200টি লাইন।
D'après le roman de Catherine Claude
SOCIETY OF AUTHORS, COMPOSERS AND PUBLISHERS
- Comment t'appelles-tu ? - Pierre Corneille.
- "Corneille" ? Tu as été nommé d'après lui ? - Oui, exactement.
- Corneille, ici. - Et où...
Va à la fenêtre "K" au fond de la salle.
- La fenêtre "K" ? - Oui.
Je comprends.
- Bayard. - "Bayard".
J'ai composé de la musique pour une prière. Ce n'est pas interdit.
- Truculia, Justin. - Je ne t'avais pas vu ici auparavant.
- Ça arrive. - Oui.
- As-tu un compte bancaire ? - Non, mais j'en aurai un bientôt.
- Vous prenez des espèces ? - Oui.
- Tiens. - Merci.
Et maintenant allons à la banque. Donne-moi l'argent.
- Avec le mien, ça fera 500. - Peut-être devrions-nous manger d'abord ?
Nous avons besoin de 500 francs pour ouvrir un compte.
- Tu ne sais pas compter ? - Tiens, prends-le.
Je me suis enfui.
JORDAN BANK
Le caissier va vous appeler.
- Monsieur Bran ! - Merci.
- Monsieur Justin Truculia. - C'est moi.
- Tu es du sud ? - Presque. Je suis né dans les montagnes.
500 francs.
Merci. 100, 200, 300, 400, 450 et 500. Excellent.
Merci de votre confiance dans notre banque.
- Votre numéro de compte est le 13375. - Merci.
Et le chéquier ?
- Dans trois jours. - Trois jours ? Ça ne peut pas être plus tôt ?
- Non. Vous le recevrez par courrier, comme prévu. - Par courrier ?
Là, je me suis coupé ! J'en ai assez !
- Quand la malchance commence, elle ne finit jamais. - Ne te tourmente pas, Justin.
Quelqu'un arrive. J'entends des pas. Hein ?
- Tu es sûr ? - Va voir.
- C'est le facteur ? - Oui.
- Avez-vous une lettre pour Truculia ? - Oui, pour Truculia.
- Enfin. - Je l'ai apportée dès son arrivée.
C'est comme ça que marche le courrier. Signez ici.
Ici.
- Et c'est tout ? - Oui. Nous sommes toujours heureux de vous voir.
- Eh bien, merci ! - Un chéquier ! Comme c'est beau !
Je vous écrirai un chèque. Je suis riche comme une banque centrale. Combien ?
- Pas grand-chose. - 30 mille.
- C'est trop. - Pourquoi ça ?
- Trois millions en anciens francs. - Il faut voir grand, Corneille.
Je ne veux pas finir en prison.
Il n'en sortira rien.
- Tu as eu peur ? - J'ai peur.
Un chèque sans provision n'est pas un faux chèque.
- C'est pour ça que je m'inquiète. - Aucune raison.
- Ma mère est gentille. - Oui ? Au moins tu as de la chance en quelque chose.
Si la prison me menace, ma mère comblera immédiatement, le manque.
Pardonne-moi, Justin. Je n'aurai pas le courage.
Je t'ai nourri pendant toute une année, et tu as certainement de l'appétit.
- Et pendant ce temps j'ai travaillé pour toi. - C'est vrai.
J'ai composé la musique de huit chansons. "Lovely Ornament" doit bien valoir quelque chose !
Oui.
- C'est beau, n'est-ce pas ? - Oui.
- Et toi tu te plains ! - Non !
Un jour mes chansons te rendront riche.
- Si je ne brûle pas la partition. - Tu plaisantes ?
Et tu ne me quitteras pas ?
Et si tu changeais d'avis à propos de participer à notre plan ?
- C'est ton plan. - Bien sûr ! Je suis le poète.
Et tes 8 chansons m'appartiennent. Je vais les jeter au feu !
- Personne ne les entendra. - Tu ne vas pas faire ça, hein, scélérat ?
- Non, bien sûr que non. - Voilà qui est mieux.
Si tu ne me quittes pas, tu resteras avec moi jusqu'à la toute fin, mon cher.
Pourquoi es-tu abattu ?
Est-il vraiment si difficile de devenir un homme malhonnête ?
- Tu manges comme un lion ! - Comme un lion affamé.
Et j'ai besoin de manger pour retrouver mes forces. Ce n'est pas encore fini.
As-tu oublié quelque chose ?
- As-tu le reçu avec toi ? - Oui.
Le reçu et la lettre de la banque.
- N'oublie pas d'appeler ta mère. - Ne t'inquiète pas.
Un sandwich ne suffit pas à calmer ma faim.
- J'en mangerais encore un peu... - Tu seras en retard. As-tu le billet ?
Oui, dans ma poche. Il n'y est pas. Et il n'est pas non plus dans la poche arrière.
- Il n'est pas là non plus. Tu ne l'as pas ? - Tu seras en retard.
J'ai mis les billets dans la poche intérieure.
- Tu l'as vérifié ? - Oui.
Il n'y a que 500 francs là pour les dépenses. Vérifie aussi tes poches.
- Je ne l'ai pas. - Vérifie quand même.
Maintenant tu seras certainement en retard.
Il y a un trou dans la poche.
Tu peux arrêter de chercher.
En effet. Cela ne sert à rien de chercher.
- J'ai perdu le billet. C'est un signe. - Quoi ?
Le destin en a décidé ainsi. Je crois aux signes du destin. Tu veux un sandwich ?
Non.
- Partons d'ici. Silencieusement. - Sans payer ?
Le serveur nous tourne le dos. C'est un signe.
- Hé, vous n'avez pas payé ! - Mon Dieu ! Pardonnez-nous, nous avons oublié.
Combien vous devons-nous ?
- Un sandwich et deux bières. - Le total est de 3,40 francs.
- Vous voyez... - Voilà votre monnaie.
- Et c'est quoi ça ? - Votre billet !
VOYAGEURS ALLANT À DIJON...
Plus vite ! Une minute de plus.
- Vous avez de la chance ! - Vous appelez ça de la chance ?
LE TRAIN PART À 19:58.
ATTENTION, LE TRAIN PART.
- Josépha ! - J'arrive !
Plus vite !
Les jeunes sont pleins d'énergie. Ils n'ont nulle part où la mettre.
Eh bien, le twist est fini.
Puis-je avoir une autre danse avec vous, Madame Josépha ? Une dernière fois.
Une dernière danse, et c'est tout.
- Mettez un tango ! Une danse langoureuse. - Aimez-vous les danses langoureuses ?
- Je ne le savais pas. - Oui, j'aime ça !
Alors, dansons un tango. D'accord ! C'est fait !
- Marilyn ! - Quoi ?
J'ai une idée. J'inviterai le curé à danser.
Le curé ?
- Vous n'osez pas ! - Vous allez voir.
Ne dansez-vous pas, Monsieur Curate ?
Ne danse-je pas ? Pourquoi...
Pourquoi pas ? À Saint-Séphorien, le curé va aux bals.
- En soutane ? - Non, en habits ordinaires.
Oui, c'est noir.
Et moi, je suis en soutane.
Alors, enlevez-la. Vous ne l'avez pas mise sur votre corps nu, n'est-ce pas ?
- Non, bien sûr que non. - Eh bien ?
- Je me sens mal à l'aise. - Eh bien, si vous avez peur d'être jugé...
Quel dommage. Nous pensions avoir un curé moderne.
Pas un mot de plus !
Vous me défiez. C'est autre chose !
Très bien alors.
Je vais enlever la soutane.
Enlevez-la. L'important, c'est que les filles ne suivent pas votre exemple.
Ne perdons pas de temps.
Et il danse bien ! Le leur apprend-on au séminaire ?
Pas au séminaire, mais à la caserne.
Ça suffit !
Maintenant, partez ! Allez !
- Allons-y, les gars. - Discrètement !
Et vite.
Attention.
- Faut-il l'emporter, Madame Josépha ? - C'est à vous. Mettez les disques sur le comptoir.
- Attrapez-le ! - Doucement !
- Attention, les amis ! - La machine est lourde et fragile.
Avec précaution.
- Allez ! - Allons-y !
- Portez-le dans l'allée jusqu'à l'autel. - Faites attention où vous mettez les pieds.
En avant !
Comme la religion est devenue moderne !
Quel merveilleux cadeau vous leur avez fait, Madame Josépha !
- Si ce n'est pas moi, alors qui ? Personne ! - J'ai toujours dit :
"Un homme riche, un bon catholique".
Je ne croyais pas qu'elle donnerait son phonographe automatique.
Ça vaut une fortune.
Elle a plus d'argent qu'elle ne sait quoi en faire !
La mairie a promis depuis longtemps d'acheter un harmonium.
Et maintenant nous avons un jukebox !
C'est beaucoup plus pratique. Vous appuyez sur un bouton, et c'est tout.
Mais vous devez mettre 20 francs.
- Les enfants seront contents. - Oh, ces enfants...
Attention, ne le laissez pas tomber.
- Où devons-nous le mettre ? - Plus près de la prise.
Voilà. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point vous m'avez fait plaisir, ainsi qu'à toute la paroisse.
- J'espère que le Seigneur en tiendra compte. - Je vous donne ma parole !
- Et cela a bonne allure dans l'église. - Cela ne la profane pas.
Ça, ce serait tout ce qu'il nous fallait ! Est-ce que ça marchera ?
- Il faut essayer. - Nous avons laissé les disques au café.
Ne paniquez pas. J'avais tout prévu.
Les disques seront ici maintenant. Je m'en suis occupé.
Nous y voilà !
Et qu'est-ce qu'il veut ici ?
- Il a apporté les disques. - Quels disques ?
- Pour le jukebox. - Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Quand Monsieur le maire l'a appris... - Et comment l'a-t-il su ? Qui le lui a dit ?
Vous ?
- Non. C'est lui qui l'a proposé. - Ah, c'est ça !
Ça y est.
Si j'ai bien compris, tout le monde n'attendait que moi.
Nous n'attendions personne.
Monsieur le maire voulait faire quelque chose de gentil pour nous.
J'ai apporté ma contribution. C'est une si petite chose !
En effet.
L'important, c'est l'intention, Madame Josepha.
Quelle intention ? Croyez-vous que je n'aurais pas pu vous acheter des disques ?
Allumons enfin la machine ! Vérifions si elle marche.
- Pourquoi êtes-vous en colère ? - Je ne suis pas en colère.
Eh bien, tant mieux !
Je le voulais, alors j'ai fait un cadeau à l'église.
Je ne nourris pas les gens de promesses depuis deux ans.
Je fais des cadeaux. L'église avait besoin de musique. La voilà !
- Et moi aussi, j'ai fait un cadeau. - Je m'en serais sorti sans vous.
- Vous ne nourrissez les gens qu'avec des promesses. - Il avait de bonnes intentions.
- Beaucoup de bruit pour rien ! - Si je veux, je ferai du tapage !
N'ose pas me dire quoi faire. C'est mon église.
Elle s'imagine être la Vierge Marie !
Bientôt, elle fera des miracles.
- N'insulte pas la Vierge Marie ! - Ou je te casserai la figure.
Tu m'as épuisé. Moi aussi, je peux crier.
Tout le monde en prend de ta part !
Je vais te faire taire ! C'est clair ?
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