প্রথম 200টি লাইন।
Bonjour, monsieur. Madame.
Avant d'entrer dans l'appartement,
quelques mots sur l'immeuble :
il compte six appartements,
il est tranquille et en parfait état.
Il comprend également un garage au sous-sol
auquel on peut accéder par cet ascenseur, derrière nous.
Un autre gros atout,
la double entrée.
La deuxième entrée donne sur la cuisine,
alors en sortant du garage avec des paquets, par exemple,
on peut entrer directement dans la cuisine
et ranger sans traverser l'appartement.
C'est très tranquille et très discret,
tout comme le quartier.
Nous allons maintenant entrer
et commencer la visite.
Nous y voilà.
Je vais ouvrir.
On verra beaucoup mieux.
Voilà l'entrée, spacieuse et fonctionnelle.
Il y a déjà une porte blindée :
point de vue sécurité, vous êtes tranquilles.
Les finitions sont de qualité. Au sol, du marbre et du parquet.
Et voici le salon.
Je vais ouvrir.
Voilà.
Comme vous pouvez le constater, l'appartement est très lumineux.
Et voici...
le jardin, exclusivement réservé à cet appartement.
Salut, Minou. Nous avons même un joli chat.
Voilà.
Il n'est pas entretenu car l'appartement n'est pas habité,
mais en arrosant un peu et en plantant quelques fleurs,
il sera complètement transformé.
C'est une partie importante de l'appartement,
étant au rez-de-chaussée,
les gens passent devant vos fenêtres.
Ça vous fera donc comme un écran
qui vous mettra à l'abri des regards indiscrets.
Bien, continuons la visite
avec notre joli petit chat.
Ici,
nous avons les deux chambres. J'ouvre...
pour vous faire apprécier la luminosité de l'appartement
et l'état des chambres.
L'autre chambre est derrière. Celle-ci peut servir de bureau,
en espérant que bientôt elle pourra devenir
la chambre de vos enfants.
Excusez-moi de vous traiter si mal
mais il y a beaucoup de visites pour cet appartement aujourd'hui.
N'hésitez pas à m'appeler,
je suis à votre entière disposition.
Au revoir, monsieur. Au revoir, madame.
Au revoir.
Nous y sommes presque. Il est bientôt minuit.
Nous y sommes presque.
A vous, Maestro !
10. 9.
Moins 7. Moins 6. Moins 5.
Moins de vols ! Moins de scandales ! Moins de doutes !
Zéro ! Vive 1978 !
Bonne année à tous !
Viens ! Bonne année !
Que 1978 soit pour tous une année de chance !
Excuse-moi, mon drap est tombé dans ton jardin.
J'habite au-dessus. Sandra.
Enchantée. Chiara.
- Entre. - Merci.
Ernesto, mon mari.
- Sandra. - Enchanté.
Merci.
- Excuse-moi. - Penses-tu.
Vous venez d'entendre "La marche des Cosaques du Don".
C'était la voisine.
Tu crois qu'elle l'a fait exprès ?
Je suis jamais sorti, elle peut pas m'avoir vu.
Fin des émissions
Pour notre émission "Arguments ",
nous transmettons "L'Opera dei Pupi".
Journal télévisé Édition spéciale
Bonjour. Le président de la Démocratie chrétienne,
Aldo Moro, a été victime d'un grave attentat.
D'après une première dépêche,
Aldo Moro aurait été enlevé.
Une nouvelle qui aurait été confirmée par le ministre de l'Intérieur.
On parle d'un bilan sanglant.
Il y aurait cinq victimes, toutes faisant partie
de l'escorte du président de la Démocratie chrétienne,
trois carabiniers et deux agents de police.
Il y aurait eu, paraît-il, de nombreux coups de feu
tirés par des mitraillettes et des revolvers.
Le maréchal des carabiniers, Leonardi,
a déjà été identifié.
Je dois courir chercher mon fils. Tu peux me le garder ?
Je regrette, c'est impossible.
Rien qu'une minute.
Attends !
Rappelons qu'Aldo Moro, homme d'Etat des plus illustres,
a été l'artisan de la nouvelle majorité
et a inauguré une nouvelle ère dans la vie politique italienne.
Dans son discours du 28 février, il avait convaincu la D.C.
en fin politicien,
d'aller vers une alliance parlementaire
qui inclue les communistes.
Ce n'est pas un hasard s'il a été enlevé aujourd'hui.
Un terrible dessein politique semble avoir inspiré ce geste
qui a causé la mort de toute son escorte.
Voyons maintenant des images de la scène de l'attentat de ce matin.
Avant tout, le plan du quartier où il s'est déroulé.
Non, on me dit que nous sommes en liaison avec le Parlement.
Tout de suite, les réactions.
Oui, les réactions, ce matin,
ont été très vives dès que la nouvelle s'est répandue.
La peine de mort a été réclamée par le sénateur La Malfa
au milieu de ses collègues :
état d'urgence et peine de mort.
Ce sont des réactions "à chaud".
Le groupe des Démocrates-chrétiens s'est réuni
en présence de Zaccagnini.
Tous avaient les larmes aux yeux,
visiblement émus et sous le choc.
Redressons-la.
- Je vous aide ? - Non, pas la peine.
Doucement, doucement !
Baisse.
Où est la tête ?
Il se réveille.
... message de solidarité à la famille
au nom de la Démocratie chrétienne et du pays tout entier.
Voici les premières nouvelles...
Merci.
Salut.
- Qui c'était ? - Rien, un enfant.
- Un enfant ? - Un nouveau-né.
Bon.
Vous avez compris qui nous sommes ?
J'ai compris, oui.
Vous venez de voir les cinq corps recouverts.
L'Alfa blanche qui escortait
la voiture de l'homme politique.
Ils n'ont pas eu le temps de sortir du véhicule.
Un seul homme a essayé d'empoigner son arme.
Il a été froidement abattu.
A 10h15, un inconnu a téléphoné à Milan
au journal "La Notte" en disant :
"Ici les Brigades rouges,
"nous avons frappé le coeur de l'Etat.
"L'otage est entre nos mains."
Vous voyez la voiture de l'escorte et celle du président,
et devant, la Fiat 128 blanche...
Il doit avoir des côtes cassées. Il a du mal à respirer.
Va à la pharmacie,
acheter ce médicament.
Sans ordonnance ?
Invente quelque chose.
Prends aussi une bande élastique,
pour le maintenir.
Un scénario ?
Bizarre.
Et notre épargne ?
Je vais tout retirer du livret.
Je garde tout chez moi, je dépense ce dont j'ai besoin.
et je mets le reste en Suisse.
Là-bas, c'est plus sûr, pour l'instant.
Après, on peut pas savoir.
Au moins, ce sera en lieu sûr.
Mais c'est pas légal...
Arrêtez !
Merci, camarade !
Regardez-moi ça !
Les travailleurs en grève !
On va à la manif syndicale.
Je viens avec vous, comme ça, je bosserai pas.
Faire grève après l'enlèvement d'Aldo Moro, un homme bien,
quelqu'un de sérieux...
Mariano.
Il faut brûler tout ça.
- Ça aussi ? - Tout.
On parle de guerre civile.
Nous avons connu cela !
Mais cette fois-ci,
nous n'avons pas affaire
à la lutte d'une petite partie d'un peuple contre une autre.
Pas du tout !
Nous avons affaire à une poignée de professionnels du terrorisme
qui s'acharne contre les institutions,
contre nos libertés !
Nous avons affaire à un petit groupe d'assassins !
Pourquoi personne ne réagit ?
Ils sont pas tous d'accord avec lui.
Pourquoi ils ne se rebellent pas ?
Ils applaudissent tous.
Pourquoi devraient-ils siffler ?
Reste calme.
... que nous avons conquis grâce à notre combat.
Nous devons ouvrir les yeux.
Nous faisons appel,
conformément au message du président de la République,
aux forces politiques,
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