প্রথম 200টি লাইন।
A la batte pour Chicago, le numéro quatorze, Stanley Baker.
On a raté quatre tours de batte.
Je t'ai dit que j'avais une affaire à traiter. Assieds-toi là.
Placeur, je peux vous parler ?
Gil, je te présente Stan. Il va rester avec toi. J'ai des amis à voir.
Je reviens au neuvième tour de batte. Amuse-toi.
Tu es un grand fan de base-ball ?
Si on veut.
Papa t'amène souvent ici ?
Pour mon anniversaire. Et il paie un placeur pour me surveiller.
Je vois...
Il faut le comprendre. Mon père, dans son enfance,
n'a eu aucune influence masculine positive.
Son père l'a fichu à la porte à l'âge de quinze ans.
Alors forcément, papa voit l'éducation d'un enfant comme une corvée.
La prison, plutôt que la cour de récréation.
Vous comprenez ?
Tu ne parles pas comme un enfant.
- Je n'en suis pas un. - T'es pas un canard !
Tout ça, c'est un souvenir d'enfance.
J'ai trente-cinq ans maintenant. J'ai moi-même des enfants.
Et vous, vous n'existez pas vraiment. Vous êtes un amalgame.
Un quoi ?
Un mélange de plusieurs placeurs avec qui mon père me laissait.
Je les ai rassemblés en un seul souvenir.
Pourquoi ?
C'est un moment-clé de ma vie : mon père me laissant en plan avec vous.
J'ai juré qu'avec mes enfants ce serait différent. C'est mon rêve :
des enfants équilibrés et heureux.
Sensass ! Bravo, tu as une famille formidable, et...
moi, je suis un fichu amalgame !
Gil ?
Qui est-ce ?
Ma femme.
Chouette !
Gil ?
On a sifflé la fin du jeu, chéri.
Les Cardinaux de St Louis vous remercient d'avoir assisté à ce match.
Boire ou conduire, il faut choisir.
Allons-y.
Tu veux marcher, Justin ? Allez, viens, c'est rigolo.
Tu ne veux pas marcher ? Et hop là !
PORTRAIT CRACHE D'UNE FAMILLE MODELE
Quand tu roules dans ta bagnole
Et que ça coule sur tes guiboles
La diarrhée, la diarrhée !
Quand t'es cool dans ton avion Et que t'entends une explosion
La diarrhée !
Quand tu te balades en vélo
Tu as de la boue sur ton chapeau
La diarrhée !
Quand ton voilier perd son mât
Et que tu poses une pêche Melba
La diarrhée !
Chéri, où as-tu appris cette chanson ?
En colonie, cet été.
Ça, c'est pas de l'argent gaspillé !
Tu vas dormir comme ça ?
Tu vas attraper froid.
Parfait !
Taylor ne se sent pas bien. Elle te demande.
C'est les hot-dogs.
Ça te dirait ? Dès que les enfants dorment, j'enfile sa panoplie !
Taylor est dans son lit.
Qu'y a-t-il, chérie ? Tu as mal au coeur ?
- Tu as envie de vomir ? - D'accord.
Taylor, ma puce ! Mon pauvre petit ange...
Qu'est-ce que tu fais planté là ?
J'attends que sa tête se mette à tournoyer.
Tu viendras voir le proviseur de Kevin avec moi, lundi ?
J'aime quand tu me parles d'école et de réunions.
Continue avec les supermarchés. Vas-y, oh oui !
Pardon. Ça m'est revenu et je voulais t'en parler. Ça va ?
- Bien. Je viendrai. - Bon.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Rien. J'étais un peu tendue, mais maintenant...
Non, Kevin ! Pourquoi on va voir le proviseur ?
Son professeur dit qu'il recommence à faire la tête.
Comment, celle-là ?
Oui. Le visage fermé.
Il fait la même tête au base-ball.
Tu sais ce qu'elle a demandé ?
Quoi ?
S'il avait passé des tests psychiatriques.
Quoi ?
Elle voulait juste savoir.
Parce qu'il fait cette tête ? Elle s'est déjà vue dans une glace ?
Tu sais, la tête qu'il fait : crispé, au bord des larmes.
Ils ont parlé de larmes ?
Oui. Et puis, il bâcle un peu ses devoirs.
On leur parlera lundi. Ne te fais pas de souci, tout ira bien.
Viens !
Où j'en étais ?
Déjà là ?
Ça me fout hors de moi !
Un gosse sort de l'ordinaire,
il faut s'en occuper. Aussitôt on l'étiquette : "Gosse à problèmes".
Demandons au proviseur si l'an prochain Kevin risque de tomber
sur un de ces profs hystériques.
Tu as raison. Kevin va très bien.
Il n'a pas de gros problèmes.
C'est vrai. Si c'était le fils de ma soeur, là, oui !
Garry ?
Lui, il en a des problèmes !
Bonjour Garry. Tu te lèves tôt !
Ouais.
Où tu vas ?
Dehors.
- Qu'y a-t-il dans ce sac ? - Rien.
Toute la famille vient ce soir. Il y aura une grande surprise.
Mamie et Papy seront là, oncle Gil, tante Karen et leurs enfants.
Tante Susie et oncle Nathan viendront avec leur fille et...
Ça m'a fait plaisir de te parler.
- Julie, je peux entrer une minute ? - Ouais.
J'ai besoin de toi. La famille vient dîner et tout est en pagaille.
Tu m'aideras ? Ça va, au moins ? Je t'ai entendue gémir cette nuit.
J'ai eu un peu mal à l'estomac, mais ça va mieux. C'est passé.
Tu m'en veux ?
Tu sais, de t'obliger à bûcher et t'empêcher de sortir ?
Non, tu avais raison.
Ton concours d'entrée, c'est ça, ton "va-tout" !
Et une fois que tu seras à la fac,
tu rencontreras des tas de garçons qui te plairont autant que ce Tod.
Tu dis toujours : "Ce Tod". On dirait...
C'est vrai, pardon. Ça m'a défoulée un moment.
Bon, je sens que ça va être spaghetti-salade pour tout le monde.
Et j'ai intérêt à prévoir un steak pour papa. A plus tard.
Ça va ?
Qu'est-ce qu'elle parle, ta mère !
Dis donc, elle en a après mes fesses !
Normal, il y a de quoi craquer.
Les gémissements, elle a cru que c'était moi.
Alors, tu es prié de te contrôler un peu.
Avec toi ? Impossible !
Attends, j'ai apporté quelque chose.
On va immortaliser notre amour.
Soeurette, c'est Helen. Je t'ai prêté mon grand plateau ?
Apporte-le, j'en ai besoin pour servir.
Julie a eu 1 2,91 à son concours d'entrée à la fac.
Je suis tellement fière d'elle. C'est super. Et Patty, ça va ?
On est un peu déçus. Son travail sent le relâchement.
Maths, français. Elle a chuté en tout.
Nathan lui parle. Il essaie de voir ce qui ne va pas.
Patty, ce que je t'explique, c'est que :
si tu te contentes d'une vulgaire carrière universitaire
et d'entrer dans une vulgaire faculté, c'est ton libre arbitre.
Mais à mon avis, tu ne places pas la barre assez haut.
Alors ?
Je ne sais pas. Je la sens parfois moins motivée que nous.
Patty, tu sais qu'on t'aime.
Donne à ton père ce petit coup de collier qu'il attend.
Oui, maman.
C'est tout ce que je demande.
Kevin, Taylor, il faut rentrer, les enfants.
Gil, toi qui as une bonne mémoire,
c'était à ton mariage, à celui d'Helen ou de Susan, que j'étais saoul ?
Aux trois, papa. Félicitations.
Au quel j'ai assommé le chef d'orchestre ?
Au mien ! J'ai fait agrandir les photos
pour te faire enfermer à l'asile.
Tu le trouves drôle ? Quand il était gamin, il l'était moins.
Toujours cloîtré dans sa chambre ! Pour faire la gueule, tu te posais là.
Je me demande pourquoi.
Tu te souviens de ce bout de chou toujours dans mes jupes ?
Maintenant je fais un pas vers lui, il recule d'un pas.
Je ne sais pas ce qu'il a.
Il est malheureux, il ne me parle pas. Je ne sais pas comment l'aider.
Et si tu demandais à Ed de lui parler ?
Tu rigoles ? Il ne veut même plus reconnaître que ce sont ses enfants.
Maintenant qu'il a sa nouvelle femme et ses nouveaux gosses !
Il ne soigne même plus les dents de mes enfants. Ça le met mal à l'aise.
Si sa roulette pouvait lui tomber dans le pantalon !
Tu vois quelqu'un ?
Le prof de biologie de Garry veut m'inviter.
Biologie ? C'est prometteur.
C'est pas trop mon genre.
"La colonie pénitentiaire" de Franz Kafka.
Patty n'est pas encore agrégée ?
Moque-toi !
Nos enfants peuvent mémoriser plus d'informations que nous,
mais nous les traitons comme des débiles.
Patty assimile plus de choses que moi ?
Patty, lequel de ces ensembles est la racine carrée
de 8649 ?
Quatre-vingt-treize.
Ils sont comme des éponges, prêts à tout absorber.
Je veux ça.
Oublie Kevin et Taylor. C'est trop tard. Concentre-toi sur Justin.
En fait, il est assez intelligent. En maternelle, c'est le seul...
Doucement. Je t'apporte la sauce.
Tu sais, Jeffrey Sanders, avec qui tu sortais à la fac ?
Tu me chassais de la chambre quand il venait. Je l'ai vu aujourd'hui.
Oh, quelle cloche !
Dans une Rolls.
Je parlais de moi.
Qu'est-ce que c'est ?
Nous mangeons "énergétique". Nous apportons nos repas partout.
Nathan m'y a convertie et je suis en pleine forme.
Où tu achètes ça ?
Ça y est. Tout le monde au salon. Voilà la surprise !
No comments yet. Be the first to leave one.