Reunion in France

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Reunion in France 1942 Dassin French
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প্রকাশিত: 2016-11-17
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প্রথম 200টি লাইন।

QUELQUE PART EN FRANCE

La 9e nuit du 9e mois

d'une guerre trop tranquille

pour être prise au sérieux

et trop lointaine

pour s'en inquiéter...

Ce soir, le peuple de France a des raisons d'étre rassuré.

Au Nord, l'armée d'Hitler attend, immobile et impuissante,

devant notre impénétrable ligne Maginot.

Nos soldats sont parfaitement équipés et fort bien entraînés.

Derrière eux, le peuple de France est confiant

et plus uni que jamais.

C'est grâce à nos industriels et à nos syndicats

que notre impérissable République sera non seulement triomphante,

mais assurera aussi la liberté de l'Europe,

pour notre génération et pour les générations à venir.

Ce soir, la France montre qu'elle est un grand pays.

Au nom de l'état-major, je tiens à remercier notre ingénieur en chef,

M. Robert Cortot, président de notre comité.

M. Berthil, des charbonnages et des industries annexes.

Messieurs Clément et De Brun, représentant les syndicats,

et tous les autres membres du comité de coordination industrielle

qui ont oeuvré ensemble au service de notre immense effort de guerre.

Le destin de la France est entre leurs mains.

La France ne les oubliera jamais.

Oh, je suis vraiment désolé.

Ce n'est rien. Le personnel va s'en occuper.

Veuillez m'excuser un instant.

Si je n'étais pas venu?

J'aurais fait semblant de m'évanouir.

Filer de cette maniêre, c'est presque de la désertion.

Mon train part dans une heure. Venez à Biarritz avec moi.

On est en guerre.

Qu'ils la fassent.

La baie de Biscaye est bleue au mois de mai.

La Flandre tout en vert, demain aux mains d'Hitler...

Dans 8 jours, ou jamais...

Ou ce soir.

Hitler ne peut envahir la France. Le général l'a dit.

Hélas, quand un général a raison, un autre se trompe.

- Je vous jure... - Bonsoir.

- Vous faites l'enfant. - Non, l'homme.

La France est en guerre et en temps de guerre, l'amour est coupable.

Les oiseaux ne chantent plus.

Le soleil n'a plus le droit de briller.

- Je vous accompagne à la gare. - Inutile, je jure de partir.

Mademoiselle de la Becque.

- Martin. - M. Cortot.

Veuillez prévenir le général dês que possible

que j'accompagne Mademoiselle à la gare.

Je ne serai pas long.

- C'est inutile. - J'insiste.

- Comptez sur moi. - Merci.

Mes hommages à vos parents.

Merci, Martin.

Je vous attends chez Mathilde.

N'oubliez pas. Votre train part dans 40 minutes.

- Puis-je vous déposer? - Merci, je préfêre marcher.

C'est à deux pas.

Envoyez vite celles-ci à la gare.

M'attendez-vous depuis longtemps?

Deux heures et vingt-sept minutes.

Oh, Clothilde, Juliette, je suis navrée.

Quelle couleur! Je dois me changer.

Vous avez exigé la même couleur

que celle des tapisseries du château.

Elle court toujours aprês le temps, sans jamais savoir qu'en faire.

Elle en a fait plus que moi, ce soir. Au moins, elle a dîné.

La dorée.

Et celle en soie de Rajah?

Nos arrivages des Indes sont perturbés avec la guerre.

Si j'avais su, j'aurais fait venir la soie par valise diplomatique.

Est-ce là tout ce que j'ai?

Mademoiselle en a des douzaines.

Mademoiselle est contrariée par la guerre.

Surprenant qu'elle ne l'interdise pas.

- Cette encolure, jamais. - Porté, c'est moins strict.

Oui, pour quelqu'un de plus grand. Où sont vos chaussures, Juliette?

J'ai une ampoule.

Vous devriez voir un spécialiste.

Ai-je un masque à gaz?

M. Cortot insiste tellement.

Les hommes et la guerre... Ils se comportent comme des enfants.

Ils ne sont heureux qu'en uniforme avec leurs tanks et leurs avions.

Pardonnez ma hâte.

Envoyez-les-moi toutes, je choisirai.

Faites-vous faire des chaussures sur mesure. Dépêchons!

Remballez tout.

Pour qui se prend-elle? Pour qui se prennent-ils tous?

La splendeur révolue de la France.

Pensez-vous que mon mari sera bientôt de retour?

Ça fait huit mois qu'il attend sur la ligne Maginot,

à me tricoter des moufles.

Vous manque-t-il beaucoup?

Oui, enfin, nous étions habitués l'un à l'autre.

Il me manque. C'était un bon serveur.

Vous et votre guerre...

Moi et ma guerre.

Est-ce ma seule rivale?

Michêle!

Je fais partie des habitudes, vous pensez à d'autres choses.

Dois-je vous parler des autres choses?

Non, pas de toutes... D'une seule: Est-elle jolie?

Au-delà de toute description.

- Jeune? - Eternellement.

Comment est-elle?

Comme vous, en un sens: Gâtée, égoïste, terriblement romantique.

- Je la connais? - Un peu.

Robert, qui est-ce?

- Vous allez rire. - Bien sûr, c'est ma seule défense.

Quel est son nom?

Son nom... la France.

J'ai une tâche à accomplir.

Cinq ans de travail en cinq mois, peut-être même en cinq semaines.

Cela demande concentration et dévouement,

m'obligeant à quitter parfois ce petit monde dans lequel nous vivons.

Mais de la réussite de cette tâche

dépend l'existence future de chacun en ce monde.

Comprenez-vous cela?

J'ai honte de moi.

Vous vous en remettrez. Comme toujours.

Embrassez-moi.

Je dois me dépêcher. A bientôt, Mathilde.

- Merci, revenez nous voir. - Au revoir, Mathilde.

Vous avez du beau monde, maintenant.

Deux de mes meilleurs clients.

Lui est devenu riche, elle, est née comme ça.

Et cette silhouette... Je ne sais pas comment elle fait.

Si vous travaillez sans relâche, vous pourrez me rejoindre vendredi.

J'essaierai.

Juste ce week-end. Même le Premier ministre ne travaille pas autant.

Hélas, non. Mais Hitler, si, et nous sommes en guerre contre lui.

Je ne suis pas en guerre, je suis amoureuse.

Pardonnez-moi.

En raison de l'alerte, le train de Tours partira dans 30 secondes.

Si vous ne voyagez pas, gagnez immédiatement les abris.

En voiture, nous partons.

Vous devriez monter.

Retenez bien ces paroles,

comme si c'était la premiêre fois.

Je vous aime de toute mon âme.

Ne l'oubliez jamais. N'en doutez jamais.

Quoi qu'il arrive.

Vous parlez comme si c'était la derniêre fois.

Nous nous reverrons.

Mademoiselle, nous partons. Mademoiselle, le train démarre.

"Que cette bague..."

Je connais la suite. A vendredi!

Pardon, Monsieur. On a trouvé ça.

C'est celui que Madame portait.

Attendez.

Tout le monde doit se rendre immédiatement aux abris.

- C'est à vous, Monsieur? - Oui, merci.

Idée originale. Un étui de masque à gaz sans masque à gaz.

Typiquement français...

C'est bien vrai.

Fin de l'alerte.

HITLER ENVAHIT LA BELGIQUE ET LA HOLLANDE

LES NAZIS À ROTTERDAM

PERCÉE ALLEMANDE À SEDAN

ARRAS EST TOMBÉ

LE BLITZ MENACE PARIS

PARIS EST TOMBÉ

LA FRANCE DEMANDE L'ARMISTICE

Je voudrais le nouveau numéro de M. Robert Cortot.

17, boulevard Suchet.

La ligne a été coupée.

Si vous voulez ce numéro, présentez-vous à la police secrête.

Votre nom?

- Où allez-vous? - 12, rue de Grenelle.

Où sont passés les taxis?

Cette fois, ils ne sont pas revenus de la Marne.

Je n'ai pas de compteur, Madame. Cinq francs, ça ira?

Ça ira.

Que font tous ces gens?

C'est là qu'on distribue les tickets de charbon.

Non. C'est chez moi. Attendez.

Faites la queue comme tout le monde.

Il faut faire la queue.

Ecartez-vous!

Revenez!

Elle a forcé le passage.

Vous auriez dû tirer.

Vous auriez pu, j'étais de dos.

Faites-la sortir.

Vous n'en ferez rien.

Vous êtes chez moi.

- Chez vous? - Oui.

- MIle de la Becque? - Oui.

- Veuillez vous asseoir. - Non.

Permettez-moi. Ma jambe...

Blessure grave, j'espêre.

J'ai été mordu par un chien de berger belge.

Ils sont mieux armés que leurs soldats.

Mais c'est sans importance. Reprenons.

Votre domicile a été réquisitionné pour la distribution du charbon.

Où vais-je aller?

Le gouverneur militaire a prévu une chambre pour le propriétaire,

dans chaque maison réquisitionnée.

Pas de domestiques?

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