I Am Self-Sufficient

I Am Self-Sufficient (Io sono un autarchico)

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Io Sono Un Autarchico
ভাষ্য লিখেছেন peermint

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প্রকাশিত: 2012-06-06
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প্রথম 200টি লাইন।

Salut, Alfonso. Je prépare un nouveau spectacle.

Tu m'as pas reconnu ?

Bien sûr que si, mon salaud !

Tu manques pas d'air, après ce que t'as trafiqué !

On s'est rendus vraiment ridicules ! Salaud !

JE SUlS UN AUTARCIQUE

Comment va ? Qu'est-ce que tu deviens ?

Je voulais te proposer un spectacle de théâtre expérimental...

Ah, tu fais du théâtre ? Depuis quand ?

Six ans.

Enfin, Silvia, je suis encore...

Je suis encore... ben oui, quoi...

Je suis encore très jeune, toi aussi...

t'es jeune...

Ça te fait combien ? Je sais jamais !

Vingt-deux ans.

Moi, je dois passer ma licence, bosser,

pour élever le gosse.

Tu me vois faire la vaisselle, les lits, la bouffe ?

Non, t'as raison ! Si c'était que ça...

Comment je fais, moi ?

J'arrive plus à lire,

à me détendre, avoir ma vie à moi.

Ça, c'était dans les films américains des années 30.

Les choses ont changé.

Pourquoi on s'est mariés ?

Tu crois que je m'en souviens ?

Oui, je sais...

Non, je vois pas...

On a pas été bien 30 minutes ensemble.

J'ai droit à un peu d'air, non ?

Quand t'es comme ça, je te pige plus.

Quel sens ça a de...

T'exagères toujours...

Qu'est-ce tu fous ? T'allumes une clope ?

Tu t'es mise à fumer, en plus ?

Le petit, t'y penses pas !

Très bien... Puisqu'on en est là...

J'appelle Andrea, qu'il te dise au revoir.

Arrête ton cinéma.

Tu sais très bien que tu me supportes plus.

Tu es le premier à reconnaître qu'on ne s'entend plus.

Tu as tout à fait raison.

Andrea !

Maman s'en va.

Ecoute, on va passer de l'autre côté,

et quand je tousse, tu fais...

T'as compris ? Essaie...

Encore !

Andrea, maman s'en va.

Maman part pour un long voyage.

Au cinéma, les acteurs c'est la bourgeoisie.

L'image, c'est le prolétariat.

La bande-son, c'est la petite bourgeoisie

qui hésite constamment entre les deux.

L'image, en tant que prolétariat,

doit prendre le pouvoir sur le film après un long combat.

Pourquoi j'ai d'instinct tellement envie...

de t'étrangler ?

Ça va ?

Je veux monter une pièce de théâtre un peu expérimentale,

et j'avais pensé à toi.

Ici Alberto Moravia.

Tu les as ?

Tu as pris les billets ?

Un spectacle superbe...

Francfort contre Benfica !

La banderole ? Pas question !

Je te l'apporte plus.

On m'a déjà cogné à cause de ça.

Arbasino n'a qu'à la prendre.

Siciliano ?

Il y va aussi ? Alors, je viens pas.

Tu sais ce qu'il trafique...

J'ai pas envie.

Giorgio...

J'irai dans une salle art et essai,

j'ai presque rendez-vous avec un critique,

voir Pain, Amour et Fantaisie.

C'est pas bientôt fini, ce cirque ?

C'est moi qui te rappelle.

Parce que... je voulais t'entendre.

Je voulais...

M'appelle pas "mon gros" !

- Alberto est là ? - Ici, il n'y a pas d'Alberto.

Mais ça fait 20 ans qu'il habite ici.

Alberto, connais pas !

Alberto, je sais bien que t'es là !

Cette année, tout a changé !

C'est plus comme avant,

il y a une nouvelle structure,

un nouveau circuit.

Mais non, ça me va...

Bien sûr, je t'en prie.

Qui sont les autres comédiens ?

Ah, lui aussi ! Bon.

Je voulais savoir un truc...

Y aurait pas moyen de se faire un peu de ronds ?

Fabio, tu penses bien, je me permettrais jamais.

Juste pour savoir...

Merci de nous laisser venir chez toi.

J'ai contacté un célèbre critique de théâtre.

J'espère qu'il viendra au spectacle.

D'accord. Alors, c'est OK ?

Ça veut dire quoi, OK ?

Comment ça ?

Ça marche !

Ah, parce que ça marche ?

Mais enfin... OK.

Tout va bien.

Tout va bien ?

J'ai dit OK, quoi...

On est d'accord, non ?

Je veux me tirer de chez moi. J'en peux plus.

Je tiens plus.

Etre là avec mon père, ma mère, toute la journée...

"Ça va, ça va pas ?" Toutes ces histoires...

T'es triste, ils te disent : "Qu'est-ce que t'as ?"

Bon, on se connaît pas tous,

alors on va faire les présentations.

D'abord, Michele,

qui nous reçoit chez lui.

Ensuite, Giuseppe.

Valentina.

Pio et Benedetta.

Entre eux, ltalo.

Giorgio.

Et enfin, Paolo.

A l'origine de ce spectacle, il y a le théâtre de Beckett.

En partant de là,

mon intention...

notre intention, sera de travailler des matériaux

pour ainsi dire en devenir.

Je veux

récupérer des éléments comme...

le geste,

le corps,

mais aussi les autres comme le son,

la découpe des lumières

le montage des scènes...

Giorgio !

Non, mais je te suis.

C'est un fait technique.

C'est ma faute !

Non, c'est pas ta faute !

Mais si, je te dis, je suis agressif !

C'est aussi de ma faute, je m'en rends compte.

Je te dis que c'est ma faute ! Je me suis trompé.

Je me connais. Moi aussi, je suis agressive.

Mais non ! Je te répète : c'est ma faute !

Laisse tomber, c'est moi qui me suis trompé.

Moi aussi !

Je voudrais récupérer une série d'éléments :

Artaud, Bataille, la folie.

Je veux abandonner, dans ce spectacle,

les aliments gastronomiques et standard.

Je veux un théâtre pur, absolu,

je veux... atteindre la folie !

T'es bon, là, Fabio.

Costaud, ton début !

Si ça te va pas, tire-toi !

Andrea, tu dors pas ?

Tu dors pas encore ?

J'appelle la petite vieille, hein ?

Ou le gorille de la chambre d'à côté ?

J'appelle le noir ?

Comme il est laid, le noir !

J'appelle le noir ?

Ce ne sera pas un travail simple.

Vous me direz : "Travail" ? Eh bien oui !

Un travail complexe, mais...

qui donne des satisfactions.

Mais nous devons aussi...

nous entendre.

Et pour cela, il faut une période de préparation.

Donc, il nous faut une période d'amalgame,

où nous puissions nous connaître,

travailler ensemble, nous critiquer.

Presque une excursion.

Quelques jours d'exercices au grand air.

Qu'en penses-tu ?

Je n'ai rien à dire. Mais toi, qu'en penses-tu ?

Je pense que peut-être... nous pourrions encore...

"Nous" quoi ?

Non, non, dis !

- Dis-moi ce que tu penses. - Je te l'ai dit.

Voici le docteur.

Juste au cas où...

Où quoi ?

On y va, debout !

- Olmo ! - C'est parti !

Porte ça.

Berlinghieri et Dalco, vous aussi !

- Par là. - Non, c'est par là.

Les collines de cette région

m'évoquent l'œuvre d'Eliot...

Ça suffit !

Qu'est-ce que t'as ?

Avril est le mois le plus cruel :

on me boucle au garage,

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