প্রথম 157টি লাইন।
1918 ! Ils rêventou quoi?
D'autant qu'on n‘est pas arrivésjusqu'ici.
Faites—moi effacer ça !
Le capitaine Sieger a renoncé à la poursuite,
il n'était pas armé.
Quand ila rejoint son collègue, il était déjà mort.
Un médecin français a constaté le décès.
Hotz avait été nommé Feldkommandantà Nantes en 1940.
Il était très estimé de la population,
l'attentat n‘a pas pu être motivé par ses fonctions de responsable.
Sa vie privée aussi semblait irréprochable.
Et l'enquête de la police criminelle francaise?
Les terroristes seraient de très jeunes gens,
qui feraient partie des Jeunesses Communistes.
A moins qu‘il ne s‘agisse de gaullistes.
Si les coupables ne sont pas arrêtés sous peu,
Berlin va encore exiger des représailles démesure'es.
- Hell, Hitler! - Bonjour.
Monsieur l'AmbassadeurAbetz !
Le Führer a appris l'exécution d‘un officier allemand.
Dire que c‘est par Berlin que j'apprends
ce qui se passe dans vos arrière—cours !
Il est très fâcheux pour moi d'être renseigné par le Führer.
Votre Excellence,
le Général travaille déjà sur cette affaire.
La police française suit plusieurs pistes mais rien n‘a abouti.
Nantes croule sous les barrages, toutes les issues sont contrôlées.
Le Führer attend des propositions de représailles avant midi.
Quelle heure est—il?
10h40.
Et la situation, sur place?
La population se perd dans les dénonciations
toutes les rues sont fouillées... Un suspect a été appréhendé.
Messieurs, ne prenez pas cet événementà la légère.
Lorsque le soldat Moser a été abattu,
les représailles n‘ont porté que sur trois communistes.
Ajuste titre, Goebbels trouve
qu‘une vie allemande a plus de valeur.
Mais la, la Victime est un officier.
N'attendez aucune indulgence.
Le Führer a ordonné l‘exécution d'au moins 150 otages.
Ce nombre est terrifiant !
Cent cinquante !
Comment gagner le coeur des Français, après ça?
Nous inspirons encore confiance a la population.
Les gens du parti et les 88 sont indifférentsà l‘Histoire.
Jamais Napoléon ne se serait permis une telle chose en Prusse.
Selon l'ambassadeur, Ie Führer est fou de rage.
Mais il néglige l‘effet que ça aura sur la population
et les conséquences sur notre travail. Pure vengeance aveugle !
Je vais proposer une prime d'un million de francs or.
Pour tout renseignement...
- Pour gagner du temps. - Il reste a peine une heure.
Je suis un officier, pas un boucher!
Abetz aura sûrement ameuté tout Berlin
Mon Général, je dois établir des listes.
- Quelles listes? - Des otages.
Vous vous battez vaillamment en Russie.
Vous n‘allez pas faiblir en France.
L‘enquête nous mène vers des parachutistes anglais...
Raison de plus pour fusiller de nombreux Français.
Ils supplieront lesAnglais de renoncer à de tels actes.
Et la réaction de la population ?
Le Français est trop individualiste
pour accepter une punition collective.
- Ce n‘est pas dans sa mentalité. -Allez expliquer ça au Führer.
Nous ne sommes pas en Pologne !
50 otages tout de suite, deux fois 50 les jours suivants.
Les délais sont très courts, si on espérait obtenir des aveux.
Oui.
Il nous faut gagner du temps.
La population nous en saura gré.
Nous administrons la France avec un millier d'officiers.
La collaboration est essentielle.
Nous proposerons donc trois fois 50.
Quant a l'échelonnement, c‘est au Führer d'en décider.
Colonel Speidel, dés que vous aurez la liste des otages,
envoyez-m'en une copie.
Appelez Nantes.
Je veux des rapports toutes les heures.
En attendant si nous allions déjeuner?
Mon Général, je déjeune avec Sacha Guitry chez Prunier.
Difficile d'annuler.
Bonjour, messieurs dames !
C‘est la merde, Monsieur Lecornu !
Juenger
je voudrais que vous preniez note des événements,
heure par heure.
De ce qui se passe,
de ce qui se dit.
Pas un rapport militaire,
plutôt quelque chose de littéraire.
Comme Stendhal sur la campagne de Napoléon?
Je sais que vous préféreriez Hoelderlin,
maisj‘attends un texte "historiographique".
Un seul exemplaire.
Avos ordres, mon Général.
Le plus simple qui soit.
Je vous souhaite le bonjour, mademoiselle.
C‘est encore loin, la mer?
Vous avez du vin?
S'il vous plaît
Merci beaucoup.
Cidre cela s'appelle, non?
Bonjour, Cadette.
Si je pouvais traire des mamelles aussi dodues !Tu comprends?
Bonjour.
Bonjour, camarade.
T'as pas une cigarette ?
-Yen a pas par ici? - M'en parle pas!
On a droit a trois parjour, mais ça nous fait une heure.
Aprés, y a les mégots, puis il faut attendre 23 heures!
Sapristi ! Ça, c‘est du tabac!
- T'es de Rhénanie, toi aussi? - Pour sûr !
-Tu Viens chez nous? - 3e compagnie?
C‘est bien nous.
Tu pourrais pas prendre mon barda ?
La bécane est un peu branlante, mais bon..
Je vais pas laisser tomber un camarade. Allons-y.
Au turbin !
Passe—moi le bidon.
- Il est où ? - Derrière latente.
Voici donc
legrand monsieur
qui n‘a pas la force de porter son barda !
Mon lieutenant, je pensais que le vélo serait utile.
- Parce que vous "pensez" ? - En effet.
On ne vous a pas appris a éviter de penser?
Non.
Mes supérieurs m‘y ont même encouragé.
Et c'étaitoù?
Division saxonne, 31e compagnie, sur le front russe.
Eh bien ici, fini de penser! Finie l'intelligence ! Compris ?
- Oui, mon lieutenant. - Votre formation militaire ?
- Grenadier et téléphoniste. - Foutaises !
Trop de téléphonistes jamais assez de grenadiers!
Vous avez été blessé ?
Par balle. A l'épaule gauche. Maisj‘écris de la main droite.
Padaü
Si on peut tenir une plume, on peut appuyer sur la détente.
Demain, exercice de tira balles réelles.
Et cette nuit, un petit tour de garde.
Rompez.
Les noms des otages ont été extraits de diverses listes.
Députés communistes,
francs-tireurs, syndicalistes,
auteurs de violences envers des soldats allemands.
Parmi les communistes, il y a aussi quelques Juifs.
On a toutes les couches sociales.
Mais surtout des ouvriers et des gens de la classe moyenne.
C‘est donc irrévocable ?
Berlin nous a fait savoir
que le Führer approuvait l‘échelonnement dans le temps.
Et le Général l'exécute ?
Il a réussi à négocier.
Il n'y aura pas de troisième groupe de cinquante.
C'esttoutà son honneur.
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