প্রথম 200টি লাইন।
Pas un geste, police !
À terre !
Police !
On n'avait pas besoin d'un mort, putain !
Surtout en ce moment. Imagine la une des journaux.
"La police ouvre le feu." "Le flic à la gâchette facile."
Luciano, tu dis ça comme si j'étais un tueur,
moi qui ne suis même pas bon tireur !
Je n'ai pas eu le choix ! Tu comprends ?
Je te rappelle qu'il s'agissait d'une opération complexe,
on a fait tomber le plus gros trafic de drogue de la ville.
Les médias, c'est plus important que les chiffres.
D'accord.
La prochaine fois, je les laisserai me tirer dessus.
Tu n'auras pas de problème avec la presse.
Je peux y aller ?
- Oui, vas-y. - Merci.
- Allô ? - Bonjour, papa !
La voilà ! Le grand amour de ma vie !
- Alors, ma chérie, ça va ? - Oui.
Je t'appelle maintenant car maman n'est pas là.
Elle dit que ça coûte trop cher de t'appeler.
Je te l'ai déjà dit, appelle-moi en PCV.
- Je n'aime pas t'appeler en PCV. - Et pourquoi ?
Je ne sais pas. C'est idiot mais...
J'ai peur que tu refuses mon appel.
Que je refuse ton appel ? Comment tu peux penser ça ?
Je passe mes journées à attendre ton appel, pour le refuser ?
Tu me manques énormément, tu le sais ?
Je sais. Tu faisais quoi ?
Rien, je viens de rentrer.
Mais j'ai une valise à faire, je pars pour Trapani.
Je vais au mariage de Gianni.
Tu vas vraiment à Trapani ?
Oui, j'y vais. Cette fois, je suis obligé.
Quand je reviendrai, tu m'y emmèneras ?
Je t'emmènerai où tu veux, ma puce.
Ton papa t'emmènera où tu veux.
Je dois y aller, maman vient d'arriver.
D'accord, je t'appellerai de Trapani.
- Mieux vaut que je t'appelle, moi. - Tu n'as pas le numéro !
Je t'appellerai pour te le donner, d'accord ?
Au revoir, papa.
Je le connais, ce type ! C'est un flic.
Je l'ai vu hier, quand ils m'ont emmené au poste.
Je peux vous demander une cigarette ?
Merci.
Alors, comme ça, vous êtes flic ?
Il faut croire que oui.
Vous allez en Sicile ?
- Où ça ? - À Trapani.
Moi aussi !
Que va faire un flic de Rome à Trapani ?
Je ne suis pas de Rome.
Je suis de Trapani, mais je suis parti jeune.
À quoi doit-on ce grand retour ?
À un mariage.
Moi, j'étais à Rome pour la manif.
Je devais faire un reportage pour mon journal.
J'adore photographier les manifestations.
D'un côté les policiers,
de l'autre, les jeunes avec les drapeaux rouges.
Vous n'avez pas vraiment l'accent de Trapani.
On dirait plutôt un accent allemand...
- Je suis née à Stuttgart. - Voilà.
Mais je me sens Sicilienne à 100 %.
Quoi qu'il en soit...
Bienvenue au pays.
Merci.
Salut !
- Comment tu vas ? - Bien !
- Un peu fatiguée... - Comme tu es belle !
Dario !
Dario !
Quel bonheur de te voir !
Viens dans mes bras.
Je te présente Mariangela.
- Enchanté. - Enchantée.
Je comprends pourquoi il a fait le grand saut.
Tu avais oublié la beauté des femmes d'ici ?
On a tellement de choses à se raconter.
Et mes parents ont hâte de te revoir.
- Je peux vous aider ? - Non, c'est à moi de l'aider.
Vous m'excuserez, mais à cause de mon fils,
je n'ai pas eu le temps de préparer un vrai repas, j'ai dû improviser.
Je me souviens bien des improvisations d'Anna.
On restait tous à table pendant quatre heures.
- Pas trop pour toi, papa. - Comment ça ? Vas-v.
Passe-moi ton assiette, mon amour.
À Mariangela.
Ça suffit, merci.
Vous l'avez vu ?
Plus le temps passe, plus il rajeunit.
Moi, j'ai grossi, j'ai des cheveux blancs...
- Ça se voit pas. - Tu es le plus beau !
Tu parles !
Dario aussi a toujours été beau garçon.
Un vrai beau gosse, on dirait Alain Delon !
Moi, je m'habille mieux.
Oui, j'ai remarqué.
Les vêtements de marque, la petite cravate...
Il est beau avec sa cravate.
Petit, tu t'habillais comme un prêtre.
Quand j'étais petit, je ne comprenais rien au monde.
Bon, allez ! Trinquons, les amis !
Au retour de notre Dario,
qui pour moi est toujours resté ici,
à nos côtés. Tout comme son père.
Santé !
Santé !
On attend un enfant.
Non ?
C'est vrai ?
C'est pour ça qu'on a précipité le mariage.
C'est bien.
Enfin, tu t'y mets, toi aussi ! Quelle merveilleuse nouvelle.
Je voudrais une petite fille, comme toi.
Le médecin pense que c'est une fille.
Il se base sur les battements cardiaques.
- Ah bon ? - Oui.
Bien sûr, si c'est un garçon...
Mais je serais fou de joie d'avoir une fille.
Eh bien, félicitations.
Et toi, comment vont tes princesses ?
Quoi ?
Kate et moi, on s'est séparés.
Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
Comment tu vas ?
Elle a pris la petite et elle est retournée en Amérique.
Mais bon...
On va trouver une solution.
Mais toi, tu es en pleine forme. Ça me fait plaisir.
Oui, malgré tout, j'essaie d'aller de l'avant.
Comment ça ? Pourquoi ?
Disons que depuis que tu es parti, les choses ont changé.
Comme si quelque chose s'était brisé.
Tu te souviens quand on voulait sauver la Sicile ?
Bien sûr.
Aujourd'hui, je me contenterais de beaucoup moins.
Je ne sais pas s'il existe quelqu'un capable de sauver cette île.
Si tu étais là, je me sentirais moins seul.
Les amoureux, un peu de granité à la fraise pour digérer ?
Pitié, mon amour ! Arrête de me faire manger.
Faisons un effort, allez.
Ton ami est sympa, c'est gentil à lui d'être venu.
Attends de le connaître mieux.
Dario ?
Je viens te chercher demain.
Tu peux venir tôt. Je suis debout à six heures.
- On prendra le petit déj ensemble. - C'est vous, les futurs mariés ?
Elle fait sa jalouse. Salut, Dario.
Salut.
Salauds !
Gianni !
Gianni, tu m'entends ?
Gianni ! Gianni, tu m'entends ?
Mariangela...
Elle va bien. Reste tranquille, ça va aller.
Écoute... Chez moi...
Dans l'armoire...
Il y a un classeur...
Il contient quoi, ce classeur ?
Vas-y tout de suite.
Gianni, reste avec moi ! Reste avec moi !
Reste avec moi ! Gianni !
Reste avec moi !
Enea ! Appelle une ambulance !
- Mon fils ! - Gianni !
Gianni !
Gianni !
Qu'est-ce qu'in a de drôle ?
Si vous voulez sauver la Sicile, vous devriez mettre des lunettes.
Sinon, vous risquez de vous tromper d'île.
Ça mord !
Donne-leur, Seigneur, le repos éternel.
Et que Ta lumière brille pour eux.
Qu'ils reposent en paix. Amen.
Bon voyage, commissaire.
Quand repars-tu ?
Cet après-midi, après l'enterrement.
J'aurais préféré te revoir en une meilleure occasion.
Ça fait si longtemps.
Dario !
Dario.
Dis-moi.
C'est à toi de retrouver son assassin.
Tu devais être témoin à son mariage...
Et au lieu de ça, tu te retrouves à son enterrement.
Je suis absent depuis trop longtemps.
Je ne saurais même pas par où commencer.
Quand tu es parti d'ici,
tu n'étais qu'un gamin.
Aujourd'hui, tu es un homme.
Tu ne peux pas fuir éternellement.
Arrêtez-vous là.
Et voilà. Ça fera 500 lires.
Non, on s'arrête juste une minute.
Vous ne descendez pas ?
Non.
C'est bon, on peut y aller, merci.
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