প্রথম 200টি লাইন।
Bonjour, sergent.
Bonjour, Paisa.
- C'est quoi, aujourd'hui ? - J'apporte
des valves de plomberie,
un lot de serviettes propres et des uniformes pour les gardiens.
Laissez-le passer. C'est bon.
Tu peux y aller, Paisa.
Merci, sergent.
Bonne journée !
Merci beaucoup. Bonne journée, sergent !
La prison d'Escobar s'appelait "la Cathédrale".
Nous, on l'appelait le Club Medellín.
Elle incarnait le gros mensonge.
On lui avait même donné un aspect extérieur miteux,
mais à l'intérieur, c'était tout le contraire.
Les autres détenus ?
Des sicarios qu'Escobar avait lui-même soigneusement choisis.
Paisita, te voilà !
- Comment tu vas, Velasco ? - Bien. Et toi ?
Ça va. Ça fait une trotte. Et puis quelle chaleur !
Pas de problèmes ?
Non, ça a marché comme sur des roulettes.
J'ai trouvé tous les articles que Pablo avait commandés.
- Alors, Paisa ! - Blackie !
Tu nous avais oubliés ?
Regarde-moi ça.
Jésus Marie !
Les enfants, apportez l'escalier !
Les sicarios n'étaient pas les seuls à bosser pour Escobar.
Les gardiens aussi.
Bienvenue à la Cathédrale !
Venez, mes reines.
Venez. On va prendre soin de vous.
Les accords interdisaient à tout flic ou militaire
d'approcher à moins de 3 km de la prison.
J'avais beau détester cet enfoiré, j'étais forcé de le reconnaître :
il savait négocier.
On se dépêche ! C'est trop lourd ou quoi ?
- Ça a l'air bon. - Tu parles, c'est de la langouste !
Escobar ne s'était pas construit une prison,
mais une forteresse.
Mais aussi dorée soit-elle,
une cage reste une cage.
Excusez-moi, patron.
J'ai des nouvelles.
D'après Moncada et Galeano,
on a passé 10 tonnes par le Mexique le mois dernier.
Ils ont payé l'impôt de guerre ?
Oui, mais depuis qu'on a fait la paix avec l'État, beaucoup se plaignent.
Mes frais à l'intérieur et à l'extérieur de la prison
doivent être répartis entre tous.
Je comprends.
D'après Moncada et Galeano, Cali veut un cessez-le-feu.
Moi aussi.
On va négocier une trêve.
Mais avant, on va tuer quelques-uns de leurs hommes.
Pardon, mais Cali va prendre ça pour un acte de guerre.
Vous ne croyez pas ?
Le but de la guerre...
c'est la paix.
Au moins, avec l'emprisonnement d'Escobar,
la paix était revenue à Bogotá.
Connie et moi, on en a profité pour engager une procédure d'adoption.
La guerre avait laissé de nombreux orphelins.
On pouvait aider l'un d'eux.
Tu aimes les grandes fleurs, pas vrai ?
Des orchidées ! Regarde.
Celle-là, c'est un Cattleya.
Ça veut dire "gracieux".
C'est tout moi.
Trousseau pour bébé et plantes pour l'appartement...
On est une famille.
Des animaux domestiqués.
- Tu veux celle-là ? - Oui.
Pourquoi pas Elisabeth ?
Comme ma mère ? Tu rigoles ?
C'est comment, Elisabeth, en espagnol ?
C'est pas Isabel ? C'est joli.
J'ai toujours aimé Olivia.
Pourquoi pas ?
Putain.
Merde...
- Ça va pas, non ? - Steve.
Ma bagnole !
Tu me l'as bien amochée, putain ! Regarde-moi ça.
Regarde.
En plus, à cause de toi, on crée un embouteillage.
Tu parles même pas espagnol ? Me touche pas.
Du calme.
Comment ça, "du calme" ? En plus, tu me pousses, enfoiré ?
Je te permets pas, espèce d'enculé !
T'as entendu, connard ?
C'est bon...
Laisse tomber.
Oui. Olivia, ça me plaît bien.
Tu entends ?
Quoi ?
Les gens.
Les enfants.
Les rires.
Il y a même des vendeurs ambulants.
Tout ça parce qu'on a donné à Escobar les clés de sa prison.
Tu as fait ce qu'il fallait.
Tu crois ?
Tu devrais te réjouir, César.
Les gens peuvent enfin revivre normalement.
Enfin, nous sommes en paix !
Pablo est prêt à négocier.
Dix de mes hommes viennent de mourir.
C'est sa façon d'entamer des négociations ?
Deux choses, Pacho.
Premièrement,
M. Galeano et moi-même n'avons rien à voir avec ces morts.
Et deuxièmement,
c'est la guerre, Pacho.
Il y a des morts. Nous aussi, on a perdu des hommes.
J'offre trois millions pour régler le différend de Los Angeles.
Pablo ne négociera pas pour moins de 12.
Et 12 millions,
c'est rien pour toi.
Vous savez quoi ?
Il est fini.
Qui est-ce qui est fini ?
Le cartel de Medellín.
Non, tu te trompes, Pacho.
On exporte deux fois plus que vous.
Tu m'as invité chez toi pour me servir ces salades ?
Pablo vous soutire un impôt de guerre
de 250 000 $ par mois. Et vous vous dites associés et amis ?
Tu oublies une chose.
Grâce à Pablo Emilio Escobar Gaviria, l'extradition est aux oubliettes.
Et ça, M. Herrera, ça t'arrange bien, non ?
C'est lui qui a créé ce problème,
en tuant des politiques et des flics, en faisant sauter des avions !
C'est lui qui a déclenché cette putain de guerre.
On négocie ou pas ?
Escobar avait posé pour condition
la fin du Bloc de recherche
et la mutation à l'étranger de Carrillo.
Pour le moment,
sa guerre était finie.
Je vois pas pourquoi ils t'envoient en Espagne.
C'est pas fini. Galeano et Moncada gèrent les affaires d'Escobar.
On me reproche d'aller trop loin.
Au moins, Escobar est en taule,
en partie grâce à toi.
En taule ?
Je sais que vous n'avez pas d'autorisation de survol,
mais j'ai là des clichés de l'armée colombienne.
Dites-moi si on peut appeler ça une taule.
Il a un terrain de foot !
Escobar brasse plus de coke que jamais.
Puisque l'État lui fout la paix, le cartel de Cali est son seul souci.
Il faut se rendre à l'évidence...
Il a gagné.
Tout le monde descend !
Messieurs !
Quel voyage ! Paisa, tu conduis comme une merde.
Il propose dix millions de dollars pour solutionner Los Angeles
et donc cesser le feu.
C'est pas mal.
Vous savez quoi, patron ?
On peut garder notre infrastructure, l'État ne bronchera pas.
On va pouvoir
multiplier nos exportations par deux en moins d'un mois.
De quelle façon
il vous a fait son offre ?
Comment ça, de quelle façon ?
Quelle a été son attitude ?
Eh bien... respectueuse.
Respectueuse comment ?
- Il veut la paix, comme nous. - Oui, mais...
Comment il a réagi en entendant nos exigences ?
Très bien.
Il a offert l'argent sur un plateau ?
Au début, il nous a proposé trois millions de dollars.
On a tout de suite monté la barre à 12.
Quand il a offert 10, ça m'a paru raisonnable.
Il a offert trois millions ?
Il tâtait le terrain. Il savait qu'on refuserait.
S'il me respectait vraiment,
il me remercierait d'accepter 20 millions.
Bien dit, patron. Demandez 20 !
En un versement.
Dites-lui que j'accepterai pas moins de 30.
Le cartel de Cali refusera.
Trente millions.
Si le cartel de Cali veut la paix.
Très bien.
Il faut aussi que j'augmente l'impôt.
Dorénavant, ce sera un million par mois.
Ça vaut pour vous deux
et les autres associés.
Fallait le laisser gagner, abruti.
Si on peut prouver
la violation de ses engagements, Escobar fera de la vraie taule.
- Mais ces photos ne suffisent pas. - Pas d'appels interceptés ?
On a interdiction de survol
et l'armée colombienne s'assure qu'on la respecte.
- Et puis Noonan nous virerait. - Sans écoutes, on a rien.
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