প্রথম 200টি লাইন।
MUSEE DE LOS ANGELES
Les fosses de goudron de La Brea devinrent des pièges pour les animaux.
Ils s'égaraient sur le goudron ou y étaient traînés par un ennemi.
Le goudron les piégeait et les tuait lentement.
Et comment des oiseaux se retrouvaient-ils dans ces fosses ?
Les vautours et les condors s'alimentaient des proies du goudron.
Et les oiseaux étaient pris dans le goudron...
ils mouraient engloutis.
Si vous souhaitez voir d'où viennent ces animaux...
les fosses se trouvent dans le quartier de Wilshire à L.A.
Allez-y un jour et tentez d'imaginer...
à quoi ça ressemblait il y a 40 000 ans, quand de tels monstres...
erraient là où on trouve maintenant des voitures de luxe.
Pourquoi ces bêtes énormes...
bien plus puissantes que l'Homme...
ont-elles disparu, alors que l'Homme...
cet être chétif, a survécu ?
Excusez-moi juste un instant.
- Qu'y a-t-il, M. Van Allen ? - Votre femme au téléphone.
- Mais je donne un cours. - Je le lui ai dit.
- Pouvez-vous me remplacer ? - Bien sûr.
Oh ! Cy, où en étiez-vous ?
J'expliquais comment l'Homme a survécu au Pléistocène.
Comment ?
Et pourquoi ?
Que se passe-t-il, chérie ?
Ils emportent à nouveau les meubles.
- Ils ne veulent pas attendre ? - Non.
- Même jusqu'à demain ? - Le paiement a 3 mois de retard.
- Trois ? Je me souviens bien avoir... - Tu n'as pas payé.
Mais si on paie maintenant, avec un mois d'avance...
Parfait.
- Combien avons-nous en banque ? - Environ 2 dollars.
Je suis payé bientôt.
Ta paye arrive dans un mois et elle ne suffira pas.
- Tu penses que M. Van Allen... - Non.
M. Van Allen ne gagne pas bien plus que moi...
et il a trois enfants.
- Que se passe-t-il ? - Rien.
Au moins, les matelas sont à nous. Tu as le cadeau d'anniversaire de Buck ?
- Oui. - Ne l'oublie pas. A tout à l'heure.
A tout à l'heure.
Pourquoi prennent-ils toujours nos meubles ?
Parce que ton père est un homme formidable mais distrait.
- Comme moi ? - Comme toi, Buck. Parfois.
BON ANNIVERSAIRE BUCK
Les autres cadeaux ne sont que des choses utiles. Des chaussettes...
C'est ton cadeau ?
Les histoires de fantômes sont de son âge, Papa.
Mais il ne lit que ça. Il a tous les livres d'horreur imaginables.
- Tu crois aux fantômes ? - Bien sûr.
- Tu veux du gâteau ? - Du gâteau ?
Ah ! Oui.
- Tu dois d'abord faire un vœu. - Ça y est.
Si tu ne le dis pas, on ne saura pas s'il se réalise.
Je ne veux pas le dire.
- Alors, c'est un mauvais vœu. - Non, Medea.
Sinon, tu pourrais nous le dire.
Tu ne veux pas que nous sachions ce que tu souhaites ?
Je souhaite qu'on ait une maison avec des meubles bien à nous.
M. Cyrus Zorba ?
Un télégramme pour vous.
"Vous êtes prié de vous présenter...
au bureau de Benjamin Rush, avocat, pour une affaire très importante...
demain matin à 10 H. Signé : Benjamin Rush."
- Qui ? - Benjamin Rush, avocat.
On ne lui doit pas d'argent, à ma connaissance.
Sauf s'il représente un bureau de recouvrement.
Que vas-tu faire ?
- Y aller, quoi d'autre ? - Et si tu fuyais ?
Pourquoi fuir avant de savoir ce qu'on fuit ?
J'ai lu l'histoire d'un homme qui a attendu de savoir...
mais il n'a jamais su, il s'est fait manger !
Benjamin Rush, avocat.
Oh ! Il est dans le Petro Building.
Tu n'as rien fait d'illégal ?
Non.
Pas récemment.
BENJAMIN RUSH AVOCAT
Vous héritez donc de la maison, le gros du patrimoine.
- Meublée ? - Oh ! Oui.
Assez démodée, mais meublée.
- Buck est médium ? - Pardon ?
Notre fils a demandé une maison meublée en soufflant ses bougies.
Oui. Comment est cette maison ?
J'ai peur que vous soyez déçu.
C'est l'une de ces demeures croulantes bâties il y a 50 ans.
C'est mieux qu'un 3ème emprunt et pas de meubles.
N'emménagez qu'après l'avoir vue.
Voici la clef et l'adresse.
C'est vraiment étrange.
Je croyais que mon oncle était mort il y a 10 ou 12 ans, en Inde.
Il est mort ici, il y a 8 jours.
Tout ce qui le concernait est étrange. Même son testament.
C'est le riche oncle dont tu parlais avant notre mariage ?
Il était à Los Angeles tout ce temps...
et ne me l'a pas dit ?
Il voulait qu'on le croie mort.
Il vous a aussi laissé ça.
- Qu'est-ce que c'est ? - Je l'ignore.
C'est tout ? La maison et ce paquet ? Pas de...
Pas d'argent, si c'est la question. Dr Zorba a été riche à une époque.
Il a tout dépensé pour ses expériences.
Je crois me rappeler qu'il flirtait avec les sciences occultes.
- Les esprits de l'au-delà. - Des fantômes.
Dr Zorba collectionnait les fantômes du monde entier.
Vous en héritez aussi.
Bien sûr !
Ils vont avec la maison.
Je vais chercher un notaire.
Oh ! Cy, c'est trop.
Le mystérieux oncle qui revient à la vie...
la maison et ses fantômes. C'est une blague ?
J'avais un oncle du nom de Plato Zorba.
Et voici sa dernière volonté et son testament.
Qu'y a-t-il dedans ? Un paquet d'actions serait sympathique.
- Ou juste de l'argent. - Ouais.
- Tu crois qu'on doit l'ouvrir ? - Il a dit que c'était à toi.
Et si c'était lié à ses expériences.
C'est ça, tu ouvres la boîte et les ennuis en sortent ?
La boîte de Pandore.
C'est sûrement une cravate peinte à la main pour Noël. Ouvre.
Ouvre, toi.
- Salut. - Bonjour. C'est toi Buck ?
- Je suis Ben Rush. - L'avocat.
Vous avez tout déménagé ?
On n'avait que nous à apporter. C'est une chouette maison.
Plein de meubles. Des livres.
Et j'ai pas encore tout vu. Il y a des fantômes.
- On m'a dit ça. - Tu les connais ?
- On m'en a parlé. - T'en as déjà vu un ?
Non. Ton père est là ?
- Il arrive. Et on a une sorcière ! - Une vraie ?
Sonne. Elle viendra ouvrir la porte.
Oh ! Zut ! Pourquoi t'as ouvert ?
Il fallait attendre la sorcière.
Ne l'appelle plus comme ça ou elle te coupera la langue.
- Bonjour, je suis Medea Zorba. - Bonjour.
Vous n'entrez pas ?
Tu vois. Elle a même un balai.
- Je vois. - Vous devez être Ben Rush, l'avocat.
Pas de patins. Cette maison est à nous. N'est-ce pas ?
- Elle est à vous. - Qui c'est, le chef ?
- Je dirige le service anti-patins. - C'est ce que je pensais.
C'est l'oncle de mon père ?
Il était beau.
Je ne l'ai jamais vu ainsi.
Quand je l'ai connu, ils l'avaient presque détruit.
Ils ?
Ses fantômes.
Benjamin Rush, avocat vivant au 20ème siècle ?
Plato Zorba, scientifique du même siècle.
Et collectionneur de fantômes.
Vous plaisantez.
Je n'y croyais pas plus que vous avant de l'avoir connu quelques temps.
Vous avez ma parole, il y a des fantômes ici.
Nous parlons comme si nous étions au Moyen Age !
Si vous l'aviez vu comme moi.
Le dos brisé...
le visage en lambeaux...
les lèvres déchirées...
Vous pensez que nous avons hérité d'une maison hantée ?
J'aurais préféré que vous n'eussiez pas emménagé.
- Bonjour, M. Rush. - Bonjour.
Bonjour, chérie. Voilà les derniers documents notariés signés.
Mais, et pour les impôts, l'assurance, cette gouvernante ?
Proposons à M. Rush de rester dîner.
Avec plaisir. Même si vous m'appelez M. Rush.
Je vais prévenir maman... Ben.
Tu diriges ce service-là aussi ?
Pas de toboggan sur la rampe.
Tu sais quoi ? Si tu fais pas attention, tu deviendras une sorcière.
Pour un type fauché, il savait faire compliqué.
Eh ! Bien. Nous avons une maison. Ça tombe à pic !
- Encore du café ? - Non, merci.
- Papa ? - S'il te plaît.
- Et la sorcière ? - Il ne faut pas l'appeler comme ça.
Ça lui va bien. Je crois qu'elle ne m'aime pas trop.
Elle n'aime trop personne.
On lui a dit qu'on ne pouvait pas la payer...
mais elle veut rester jusqu'à ce qu'elle trouve ailleurs.
Elle nous a presque suppliés.
Elle doit avoir de l'argent. Elle a vécu ici des années...
et le Dr Zorba la payait bien.
Regardez ce que j'ai trouvé. Ça veut dire quoi "ouu-ja" ?
Je n'en ai pas vu depuis des années. C'est un Oui-ja. Tu vois ?
Oui : Le mot français.
Ja : Pareil en allemand
- On joue comment ? - Où l'as-tu trouvé ?
J'ai appuyé sur la cheminée et ça s'est ouvert.
Il y a un truc qui va avec, Buck.
Ça s'appelle une "planchette", je crois.
J'ai appuyé là.
La voilà.
On dirait du latin ancien.
Comment ça marche, Papa ?
"Oui-ja, l'incroyable Oracle.
La méthode moderne pour prédire l'avenir." Qui veut essayer ?
Un de mes amis pourra le traduire. Je lui apporterai demain.
Mon patron, M. Van Allen, rêve en latin !
No comments yet. Be the first to leave one.