প্রথম 200টি লাইন।
Où est la chambre de Polly Cameron ?
- Désolée. Pas de visiteurs. -Je suis son oncle.
Ne touchez pas à mes pieds! Je vous en prie!
Elle est dans la chambre 362.
Ne touchez pas à mes pieds!
Cam!
- C'est affreux. Elle souffre beaucoup. - Qu'est-ce qu'elle a ?
On ne le sait pas encore.
Dr Stevenson, mon beau-frère, Whitney Cameron.
- Comment allez-vous, docteur ? - Comment allez-vous ?
J'appelle un spécialiste, Mme Cameron. On dirait une tétanie.
1 7 h 45 Pouls normal - Température normale
La patiente dort confortablement.
Mme Cameron, il n'y a plus lieu de s'inquiéter.
Dieu merci.
Elle a été très malade. Nous avons beaucoup de chance.
- Sait-on ce qu'elle a eu ? - Nous n'en sommes pas certains.
Le test de tétanie était négatif.
Je vous suis très reconnaissante, docteur.
Je dois appeler Doug.
Il y a un meilleur téléphone dehors.
Et j'ai besoin d'une cigarette.
Maintenant que tu es là, si tu passais quelque temps avec nous ?
J'aimerais bien, Lynne, mais il faut que je rentre demain.
Nous ouvrons un nouveau terrain au Venezuela.
Tu es toujours en train de parcourir le monde.
Il t'arrive de penser que nous aimerions te voir de temps en temps ?
C'est important pour les enfants.
-Je devrais passer du temps avec eux. - Tu devrais, oui.
Surtout Doug. Il ne s'est jamais remis de la mort de son père.
Je sais. Ça l'a frappé de plein fouet.
Il est à un âge où un garçon a besoin de son père.
Tu es la solution la plus proche à ce besoin.
Je pourrais peut-être rester quelques jours.
-J'ai tout laissé pour venir ici. -Je sais,je t'en remercie.
Je ne voulais pas dire ça. Voilà ton téléphone.
Je dois trouver une sténographe pour envoyer quelques lettres.
D'accord. Vas-y, nous t'attendrons pour diner.
D'accord.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit. Chance.
Allez, en prison!
Dommage, oncle Cam!
Je connais un jeune homme qui va vite aller au lit.
Nous ne pouvons pas jouer un peu plus longtemps ?
Tu as dépassé l'heure du lit et demain, tu as école.
Mais oncle Cam sera juste là quelques jours de plus.
On va bien s'amuser pendant ces deux jours.
Et si on allait au spectacle sur glace demain ?
- Oh, oui! C'est super! -Je te chercherai à l'école.
Bon sang,j'aimerais que Polly puisse venir aussi.
C'était horrible hier soir, oncle Cam...
comme elle criait encore et encore, "Ne touchez pas à mes pieds!''
Oui,je sais.Je l'ai entendue.
Mais nous devrions essayer de ne plus y penser.
Papa était juste comme ça quand il est mort.
Que veux-tu dire par "juste comme ça'' ?
Doug se laisse emporter par son imagination.
Ses pieds étaient aussi tournés en dedans et il était tout raide.
- Vraiment ? - Oui, comme Polly.
C'est vrai ?
Il y a des similarités,je suppose.
Mais les docteurs ont dit qu'il avait eu une encéphalite virale.
Il doit y avoir beaucoup de maladies avec les mêmes symptômes.
Je suppose.
Tu as parlé de ton équipe de base-ball à oncle Cam ?
Nous avons une sacrée équipe.
J'ai déjà frappé deux circuits.
Bien sûr, notre terrain n'est pas très grand.
Si nous étions à Boston, nous pourrions voir les Red Sox ensemble.
Et si tu laissais Doug passer l'été avec moi ?
Oh, tu veux bien, Lynne ?
Pourquoi pas ? Excellente idée.
- Chouette! - Eh bien, c'est décidé.
J'ai un vieux voilier. On s'amuserait bien le week-end.
Lynne nous a emmenés au lac George l'été dernier.
-J'ai beaucoup appris sur les bateaux. - C'est un sacré marin.
J'ai l'impression que Lynne a été fantastique avec toi.
- Pour sûr! - Bonsoir, mon garçon.
Bonsoir, oncle Cam.
- Bonsoir, Lynne. - Bonsoir, Doug.
Tu as été merveilleuse...
dans la manière dont tu as élevé ces enfants.
Ils sont gentils. Ça n'a pas été dur.
Quand leur mère est morte,je pensais que personne ne pourrait la remplacer.
Pas de la façon dont tu as réussi à le faire. Ils t'adorent, Lynne.
Je ne vois pas comment ils pourraient faire autrement.
J'ai toujours pensé que Bill avait beaucoup de chance.
Je commence à voir combien-
Excuse-moi.
Allô ?
Oui.
Oui. On arrive tout de suite.
C'est Polly. Elle a une rechute.
M. et Mme FRED SARGENT
Cam! Quand es-tu arrivé en ville ?
- Bonjour, Fred. - On ne t'a pas vu depuis un siècle.
Tu as pris ton petit déjeuner ?
Fred, Polly est morte.
Morte ?
- Maggie ? - Oui ?
- Bonjour, Cam. - Bonjour, Maggie.
- Polly Cameron est morte. - Elle... quoi ?
Je ne peux pas le croire.
-Pauvre petite ! Quand est-ce arrivé ? -À environ 3 h du matin.
Quel choc terrible pour Doug. Comment prend-il la chose ?
Ils prennent tous deux des sédatifs.
Oh,je ne veux pas interrompre le petit déjeuner.
Je vais chercher une autre tasse.
Qu'est-il arrivé à Polly ?
Le docteur n'en était pas certain.
- Il ne le savait pas ? - C'est parfois difficile à dire.
Mais il y a une chose qui m'ennuie dans tout ça.
Laquelle ?
Polly et son père ont eu le même genre de convulsions.
Vraiment ?
Polly criait sans cesse: "Ne touchez pas à mes pieds!''
- Ne touchez pas à mes pieds ? - Oui.
Pourquoi ?
C'est une chose curieuse à dire.
J'ai peur qu'il y ait là quelque chose d'héréditaire qui menace Doug.
- Tu as demandé au docteur ? - Il a dit que c'était impossible.
Ça aussi, c'est étrange.
Tu n'étais pas là quand ton frère est mort, n'est-ce pas ?
Non.
- Qu'a-t-il eu, d'après le docteur ? - Une encéphalite virale.
C'est une sorte de maladie du sommeil.
Et pourtant, on ne sait pas ce que Polly a eu ?
Quelque part, dans mes souvenirs...
cette phrase " ne touchez pas à mes pieds'' m'est familière.
C'est reparti. Une autre énigme sans queue ni tète.
Maggie écrit encore de la littérature de gare et son imagination-
Je faisais des recherches pour une histoire il y a des années...
Il y a un cas dont je me souviens-
- Que se passe-t-il ? - Rien. N'y pense plus.
Si tu as quelque chose en tête, dis-le.
-Je suis juste un peu folle. - Qu'est-ce que tu allais dire ?
- Eh bien- - Eh bien ?
D'accord. C'est une affaire de meurtre que j'ai examinée.
La victime avait le même genre de convulsions...
et elle criait: "Ne touchez pas à mes mains!''
- Et c'était... ? - Un empoisonnement à la strychnine.
Oh, bon sang, Maggie.
Essaies-tu de dire que Polly et son père ont été empoisonnés ?
Ce n'est pas une de tes histoires. Il s'agit de vraies personnes.
Je veux juste dire- Il y a une similarité.
Ne nous dis pas que les docteurs n'auraient pas détecté la strychnine.
Ils ne l'ont pas détectée dans l'affaire que j'ai examinée.
Et ils ne savent pas ce qui a tué Polly.
Voyons ce que l'encyclopédie dit sur les convulsions.
Pourquoi tu dois toujours tout dramatiser ?
Tu te laisses vraiment emporter.
Elle voit un homme sortir un canif pour tailler son crayon...
et elle élabore tout de suite une affaire de meurtre.
Ne m'agressez pas, tous les deux.
Je le mentionne comme un fait digne d'être exploré.
On donne une liste de huit causes.
Le tétanos aurait eu pour origine une coupure.
De toute évidence, ce n'était pas la rage.
- L'épilepsie ? - Il n'y en a pas dans la famille.
- Et la tétanie ? - Pas selon le Dr Stevenson.
Dans d'autres cas comme la tumeur au cerveau, il y aurait eu des signes.
Il y a une chose qui est très difficile à exclure.
- Laquelle ? - La strychnine.
La strychnine ? Vous parlez sérieusement, Mme Sargent ?
Vous admettez ne pas savoir de quoi elle est morte...
et la strychnine produirait les mêmes symptômes.
- C'est votre idée, M. Cameron ? -Je ne sais pas, docteur.
Il y a beaucoup de faits déroutants.
Par exemple, vous m'aviez dit que ce n'était pas la tétanie...
mais c'est ce qui a été mis sur le certificat de décès. Pourquoi ?
Parce que c'est pour ça que la patiente était traitée.
Elle réagissait bien au calcium, alors, on a continué ce traitement.
En fait,j'ai suggéré une autopsie.
- Pourquoi tu ne l'as pas fait faire ? - Lynne n'en supportait pas l'idée.
-Je vois. -J'étais d'accord avec elle.
Il n'y avait rien à en retirer.
J'ai une question pour vous, Mme Sargent.
Comment pensez-vous que l'enfant ait trouvé le poison ?
Je ne sais pas, mais je ne vois pas comment ça a pu être un accident.
J'ai bien peur de ne pas vouloir suivre cette voie, M. Cameron.
D'accord.Je suis désolée de l'avoir mentionné. On y va ?
C'est grotesque de penser qu'on ait pu vouloir empoisonner cette enfant.
- Oh,je ne sais pas. - Alors, qui aurait pu faire ça ?
- Plusieurs personnes. - Par exemple ?
Par exemple, Lynne. Au revoir, docteur.
Maggie!
Qu'est-ce qui t'a pris de faire une réflexion si saugrenue sur Lynne ?
Tu peux t'attirer de gros ennuis.
Maintenant je vais m'énerver. J'ai juste dit que c'était possible.
- Pourquoi n'aimes-tu pas Lynne ? -Je ne suis ni pour ni contre.
Allons, Maggie. Tu te trompes à son sujet.
C'était une bonne femme pour Bill. Il a été très heureux avec elle.
Peut-être.
- À quelle heure est l'enterrement ? - À 10 heures.
- Tu comptes rester après ça ? -Jusqu'à la fin de la semaine.
Au moins, ça me donnera quelques jours de plus. Au revoir.
Plus j'étais avec Lynne...
plus je voyais quelle merveilleuse personne elle était.
Dois-tu vraiment partir demain ?
Je suis resté aussi longtemps que je l'ai pu. Ça fait plus d'une semaine.
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