প্রথম 200টি লাইন।
- 150 000 francs. - Une nouvelle vie commence.
10 janvier 1941 Vive la Loterie nationale.
Plus efficace que la révolution du même nom.
Si des agents gagnent déjà à la loterie, où cela s'arrête-t-il ?
- Natacha est-elle libre ? - Je ne comprends pas ce qu'ils ont avec Natacha.
Oui.
- Et toi, qui choisis-tu ? - Euh, je prends
encore un cognac, s'il vous plaît.
Tu bois trop, Henri. Ça finira mal.
- Ah oui. Vive la fête nationale. - Le plaisir est le plus important.
- Avez-vous une Natacha ici ? - Oui.
Elle s'appelle Odile, mais elle n'impressionne pas.
Dites-moi, avez-vous vraiment gagné 150 000 francs ?
Oui ! En fait 75 000 chacun.
- C'est pour penser à la retraite. - Vous plaisantez.
Bah, attendez...
Être flic est déjà un métier de chien, encore plus pour un berger allemand.
Au secours ! Madame Berthe !
Madame Berthe, venez vite. Monsieur Alfred ne bouge plus.
Alfred, Alfred, Alfred !
Appelez un médecin pour constater le décès. Dépêchez-vous.
Putain, putain, putain, putain...
- Est-il tombé d'un coup ? - D'un seul coup.
Le connaissiez-vous bien ?
Oui.
Oui, je le connaissais.
Il y a quarante ans, on volait du lait ensemble.
Et aujourd'hui on avait gagné à la loterie.
Loterie nationale.
- Le docteur Moret arrive dans dix minutes. - Où est son portefeuille ?
Où est-il ?
- Je... je ne sais pas. - Où l'as-tu laissé, hein, salope ?
- Je n'ai pas pris son portefeuille. - Quelqu'un d'autre était ici ?
- Non. - Alors c'est toi qui l'as pris.
- C'est pas moi. Je le jure. - Je t'emmène au commissariat.
Silence !
Silence. Et toi, va te changer. Dépêche-toi.
UN VILLAGE FRANÇAIS : Saison 2 - Épisode 1 LA LOTERIE.
- Où étiez-vous quand c'est arrivé ? - Chez Berthe.
Chez Berthe ?
Oui, bien sûr. Il voulait fêter la loterie, donc...
Écoute, Henri, je me fiche que tu ailles chez Berthe.
La fille en cellule est d'ailleurs une de ses filles.
Elle a sûrement volé son portefeuille et son billet de loterie.
- Avait-il de la famille ? - Oui.
- Une femme, deux enfants, à Dijon. - Oh non !
Je dois les prévenir.
Je dois trouver une façon d'expliquer ce qui s'est passé.
Je commence par la vacance ou les créances ?
Peu importe.
- Bonjour Judith. - Bonjour.
J'ai fouillé la chambre de la fille...
Pas de portefeuille. Rien du tout.
Sauf ceci. Trouvé dans sa poubelle.
Ah, c'est l'écriture d'Alfred.
Douce tentatrice, sublime tempête... Inconnue, rayonnante, inutile Natacha...
Unique, irréel, tragique... C'est quoi ces conneries ?
C'était dans la poubelle de la pute ?
Pour lui elle était clairement plus qu'une pute.
Non. C'est impossible. Je connaissais bien Alfred. Non.
On ne connaît jamais les gens aussi bien qu'on le croit.
Pourquoi je ne peux pas venir avec toi ?
Parce que les enfants ne peuvent pas visiter la prison.
- Même si leur père est là ? - Même si leur père est là.
Même là, ce n'est pas juste.
Les gens vont se demander pourquoi tu ne vas pas à la messe.
Ils vont me demander où tu es.
Je ne peux pas dire que tu vas voir ton frère en prison ?
Et alors ? Ils savent bien que mon frère est en prison.
Oui. Mais ils oublient souvent.
Quand les tickets de février arrivent, apporte-les directement à la mairie,
sans faute.
Ça ne peut pas attendre ton retour ? Parce que Te Quiero...
Non, tu dois le faire. Je l'ai promis.
Désolé, j'étais toute la journée avec des représentants
des mal-logés. Leur situation est insoutenable.
J'ai promis de leur donner les tickets restants.
Arrête de te moquer de moi, d'accord ?
- Vous me faites mal. - Écoute bien, Odile,
Aucune pute ne me dérange, surtout pas une qui vient voler mon meilleur ami. Clair ?
Donc. Quelle relation avais-tu avec Alfred Camélion ?
- On a déjà fait ça cinq fois. - Alors on le fera encore dix fois, d'accord ?
J'écartais les jambes, il faisait le reste. Ça vous va ?
Non. Un client n'écrit pas de poèmes à une pute.
Et surtout pas Alfred.
Tu étais sa maîtresse, hein ? Depuis quand ?
Je le connaissais à peine. Les clients qui écrivent des conneries, ce n'est pas ma faute.
Ah, d'accord. Donc tu as lu le poème ?
- Non. - Non ?
- Comment sais-tu que c'était des conneries ? - Parce que je l'ai vu et jeté.
Quand l'as-tu reçu ?
- Hein ? - Qui l'a apporté ?
Il ne te l'a pas donné lui-même. Tu ne l'aurais pas froissé devant lui. Alors ?
C'était un cycliste.
Un cycliste me l'a apporté hier après-midi.
Tu veux vraiment me faire croire qu'un client ordinaire que tu connais à peine
te fait livrer des poèmes par un cycliste ?
D'accord.
Pourquoi as-tu pris le portefeuille ?
- Je ne l’ai pas pris. - Où l’as-tu mis ?
Je vous préviens : Je suis le favori de von Ritter.
S’il découvre ce que vous avez fait, il sera furieux.
- Écoute bien, Odile. - Natacha.
Von Ritter m’importe peu. Les Allemands non plus. Rien ne m’importe.
Il n’y a qu’une chose qui m’intéresse : Où est la serviette ?
Où l’as-tu laissée ?
Où l’as-tu cachée ?
Je l’ai
sous une tuile sur le toit.
Pourquoi as-tu pris la serviette et pas l’argent ?
Parce que...
Alfred et moi, nous étions aussi... nous étions...
Dans la serviette il y avait des informations que les Allemands ne devaient pas obtenir.
Monsieur le maire.
- Bonjour. - Bonjour.
Vous ne pouvez toujours pas m’appeler Daniel, hein ?
Non, c’est vrai.
- Ça va, mon garçon ? - Non.
Bon, d’accord. Bon dimanche.
Donne-lui mon dessin.
Promis.
À ce soir.
Courage.
Êtes-vous sûr de ne rien vouloir manger ? Par ce temps ce serait raisonnable.
Pourquoi pas. On vous l’a sûrement dit ?
- Je vous sers un café. - Merci.
Un sandwich ?
Non. Juste un café.
Tu m’emmènes au marché aux jouets, comme promis ?
Non. Je ne peux pas. Je suis pris par Te Quiero. Maria est chez sa mère.
Où est cette brocante ?
À côté de la poste. C’est le comité national d’aide qui l’organise.
Lucienne ?
- Je crois vous avoir fait peur. - Non. Vous m’avez seulement surpris.
Bizarre. Vous remplissez les encriers le dimanche. Il n’y a pas d’enfants le dimanche.
Je les remplis toujours la veille, pour dormir plus longtemps le matin.
Je vais vous aider.
Non, non. Ça va. Merci.
Je le ferai plus tard.
Ah, c’est vous qui jouez du violon ?
Je l’ai entendu plusieurs fois et je me demandais qui c’était.
- Puis-je le voir ? - Oui, bien sûr.
Attention. Elle est fragile.
Il y a un problème avec le chevalet, non ?
Oui. Je dois l’apporter au luthier tout à l’heure.
- Il y a un luthier à Villeneuve ? - Non, à Morsang, de l’autre côté de la frontière.
Depuis que la frontière est presque fermée depuis décembre,
j’ai rendez-vous avec lui sur le pont.
Je dois lui passer mon violon par-dessus la grille.
Aujourd’hui est mon premier jour de permission depuis le début de la guerre... déjà un an.
- Vous retournez à Düsseldorf ? - Non. J’ai seulement 24 heures, trop court.
En effet.
Content que tu aies pu venir.
Ah, c’est normal, j’habite chez vous.
Mais dis donc, d’où viennent ces jouets à la braderie ?
Eh bien, je ne sais pas.
Regarde, il y a écrit Roland dessus.
Ah oui, je n’avais pas vu.
Ce canard est à Roland, tu crois ?
Oh non, on a payé. Elle est à toi.
Je vais expliquer. Pendant la guerre
les parents et les enfants devaient parfois partir
déménager et parfois laisser leurs affaires. Tu comprends ?
Mais un jour ils viendront les reprendre ?
Pas forcément. Certains sont partis et ne reviennent pas.
Ce serait dommage de ne pas les utiliser.
Mais on ne sait pas s’ils ne reviendront pas.
Non, il faut partir du principe que oui. Et l’argent d’aujourd’hui pour ton canard
c’est pour les enfants sans maison, qui ont des difficultés.
- Tu es sûr ? - Oui, sûr.
La braderie est du comité d’aide, l’argent est pour les enfants affamés et sans maison.
Tu comprends ?
Pourquoi tu t’arrêtes ?
Parce que mon lacet est défait.
- Tu vois cette dame avec une casquette ? - Oui, je la vois.
- Eh bien, je ne la connais pas ! - Tu ne la connais pas ?
Non. Je ne la connais pas du tout.
Pas du tout.
Bien joué, mon gars.
- Comment ça va ? - Pourquoi es-tu venu ?
Si c’était l’inverse, je ne sais pas si je serais venu.
- J’ai deux papiers pour toi. - J’aurais préféré des cigarettes.
- Ce n’est pas permis. - Une seule cigarette !
Pas de politique, sinon je dois confisquer ton paquet.
- Désolé. - Tu parlais de papiers ?
Il l’a fait hier. Exprès, je veux dire.
Il savait que je viendrais.
Il dessine souvent des prisons.
- Et comment va-t-il ? - Il parle beaucoup de sa mère.
Et de toi bien sûr.
Il demande souvent : Quand papa sortira-t-il ?
Et qu’est-ce que tu réponds ?
J’ai dîné hier avec le sous-préfet Servier
il y aurait un moyen de te faire sortir rapidement.
Comme tu es bloqué administrativement et...
Servier est bien disposé envers moi
tu dois renoncer officiellement à toute politique.
Et ta femme ?
- Et le bébé ? Tout va bien ? - Oui, tout va bien.
- Tu ne l’ouvres pas ? - Comment peux-tu penser que je signerais ça !
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