প্রথম 200টি লাইন।
"L'Auberge des ombres de mer"
Bonjour
Je ne connais même pas votre nom
Mais j'espère quand même
Qu'il s'agit plus que d'un simple bonjour
Bonjour
Dois-je sourire et détourner mon regard
Non, je pense à sourire et à vous regarder
Afin de voir où cela pourrait nous mener
Parce que la dernière fois que je me suis senti comme cela
Je tombais en amour
Je tombais et je pensais
Ne jamais tomber en amour de nouveau
Oui, car la dernière fois que je me suis senti comme cela
Fut bien longtemps avant que je ressente
Ce que je ressens présentement
Avec vous
Bonjour
Je brûle d'envie d'être seul avec vous
Dans un endroit tranquille
Afin que nous puissions tomber en amour jusqu'au bout
Je sais
Qu'avant le lever du soleil
Je vous parierai d'amour
En pensant vraiment chaque mot
Parce que la dernière fois que je me suis senti comme cela
Je tombais en amour
Je tombais et je pensais
Ne jamais tomber en amour de nouveau
Oui, car la dernière fois que je me suis senti comme cela
Fut bien longtemps avant que je ressente
Ce que je ressens présentement
Avec vous
Allez. Maudit !
Allô.
Bonjour.
C'est un très bel ensemble.
- Quelle heure est-il ? - Ma montre est sur la table de chevet.
Midi moins dix ?
Non, il est 8 h 25. La tige est brisée.
Elle a trois heures et 25 minutes d'avance.
Pourquoi est-ce que vous ne la faites pas réparer ?
J'allais le faire, mais je m'y suis habitué.
Ça ne vous mêle pas ?
Non. Je suis très bon avec les chiffres.
Pourquoi me regardez-vous comme cela ?
Pourquoi devez-vous avoir un air si radieux ?
Ça rendrait les choses plus faciles si vous vous leviez avec les yeux enflés...
et la peau couverte de marbrures comme tout le monde.
Peut-être que Dieu a pensé qu'avoir les cuisses rondes était assez.
Ça ne s'en ira pas comme ça. Nous devons parler de tout ça.
D'accord.
- Où allez-vous ? - Je veux brosser mes dents.
Dorothée, asseyez-vous.
- Oh, en passant... - Non, veuillez vous asseoir.
Dorothée, je veux que vous sachiez que ce qui est arrivé hier soir...
est la chose la plus merveilleuse et la plus belle qui me soit jamais arrivée.
Je n'oublierai jamais ça, ni vous.
Doris.
- Quoi ? - Mon nom est Doris.
- Votre nom est Doris ? - Oui.
- Je n'ai pas cessé d'utiliser Dorothée. - Je sais.
- Pourquoi ne m'avez-vous rien dit ? - J'ignorais que nous allions finir...
Et ensuite, j'ai essayé de vous le dire, mais vous ne m'écoutiez pas.
Quand ?
En plein milieu de l'action.
C'était incroyable, n'est-ce pas ?
C'était... bien.
Je veux dire, spécialement la dernière fois.
Je sais. Je suis un animal !
Je ne sais pas ce qui m'a pris.
Je veux dire, j'avais... Les deux autres fois n'étaient pas satisfaisantes ?
C'est allé un peu trop vite la première fois.
Et...
la deuxième fois...
Écoutez, je me sens un peu mal à l'aise de parler de ça.
C'était une très belle chose, Doris.
Nous n'avons rien fait de laid ni de dégoûtant.
- Alors, pourquoi cet air minable ? - Parce que ma femme va me tuer.
- Comment va-t-elle le savoir ? - Elle le sait déjà.
- Elle est au New Jersey, non ? - Ça ne fait rien.
- Elle le sait. - Comment ?
Est-ce que c'était aussi incroyable pour vous que ça l'a été pour moi ?
Est-ce que tous les hommes aiment en parler autant après ?
Pourquoi ? Vous pensez que je suis une espèce de pervers ?
Non. J'étais juste curieuse.
J'étais vierge quand je me suis mariée. Enfin, en quelque sorte.
- En quelque sorte ? - J'étais enceinte, mais ça ne compte pas.
Ça compte !
- Enceinte de l'homme que j'ai épousé. - Oh, je vois ! Excusez-moi.
Ça va. Harry et moi allions nous marier de toute façon.
Cela n'a fait qu'accélérer un peu les choses.
Il se trouve que je tombe enceinte si nous buvons de la même tasse.
Qu'est-ce qui se passe ?
Rien. Ça va. Je vais bien.
- Doris. - Quoi ?
Je pense être amoureux de vous.
Je veux dire, c'est fou ! C'est vraiment fou !
Je ne sais même pas si vous avez lu Catcher in the Rye.
Non. Je n'ai même pas terminé mon secondaire.
Vous voyez ? Je m'en fiche.
Et je suis un vrai snob quand il s'agit d'éducation.
J'aurais dû me douter que ceci arriverait.
J'ai un pouce brun, en ce qui concerne la vie.
- Que voulez-vous dire ? - Que je ne réussis jamais rien !
J'avais 18 ans la première fois que j'ai couché avec une femme.
Nous étions sur la banquette arrière d'une Dodge 1938 dans un parking.
En plein milieu de l'action, nous nous sommes fait frapper par l'arrière.
Et vous n'aviez pas d'assurance ?
Ce n'est pas exactement ce que je voulais dire.
Vous savez ce qui jouait à la radio hier soir quand on faisait l'amour ?
Non.
"Avoir su que tu allais venir, j'aurais fait cuire un gâteau."
- Et alors ? - Ça va être notre chanson.
- Est-ce que ça l'est ? - Non.
D'autres personnes auraient eu "Sois mon amour" ou "Une nuit enchanté."
Et j'ai "Avoir su que tu allais venir, j'aurais fait cuire un gâteau."
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'aimerais vraiment prendre un bain maintenant.
- Je suis désolé. - Ça va.
Ouais, d'accord. Je vais attendre...
- Superbe ! - On a de gros problèmes, Doris.
Je pense vraiment être amoureux de vous.
- Voulez-vous savoir quelle chance j'ai ? - Oui.
Je suis heureux en ménage !
- Êtes-vous Juif ? - Non.
- Pourquoi vous sentir si coupable ? - Ne vous sentez-vous pas coupable ?
Vous voulez rire ? La moitié des filles de mon école sont devenues des sœurs.
J'imagine que les catholiques ont des règles à ce sujet.
Ah oui, nous avons des règles pour tout.
C'est ce qui est si merveilleux à propos du catholicisme.
Vous savez toujours à quoi vous en tenir.
J'ai envie de m'ouvrir les veines !
- Êtes-vous Italien ? - Qu'avez-vous avec les nationalités ?
Rien. Vous êtes si émotif.
Il se trouve que je suis expert comptable diplômé.
Je peux être aussi logique que n'importe quelle personne.
Vous ne me paraissez pas du genre comptable.
C'est très simple. Toute ma vie est gâchée.
Les chiffres s'additionnent toujours correctement.
- Quelle est votre origine ? - Je suis Irlandaise.
Ils sont émotifs. Pourquoi vous ne criez pas ou vous ne pleurez pas ?
J'ai fait tout cela auparavant dans la salle de bain.
- Pleuré ? - Non. Crié.
- Je ne vous ai pas entendue. - Je me suis bâillonnée.
- Je suis désolé. - Ça va.
- Rien ne sert de pleurer après coup. - Ouais, vous avez raison.
Alors, pourquoi avons-nous tant de remords ?
Parce qu'on est honnêtes et que cela nous fend l'âme.
Je sais que ce n'était pas notre faute, mais je vois le visage de mes enfants...
et ils me regardaient avec des yeux pleins d'un sentiment de trahison.
Je n'arrêtais pas de penser à mes vœux de mariage.
La confiance que ma femme a en moi.
Et toutes les expériences que nous avons partagées ensemble.
- Vous savez ce qui est le pire ? - Quoi ?
Tandis que je pense à tout ça...
j'ai une érection absolument fantastique.
J'aurais préféré que vous ne disiez pas ça.
Je m'excuse. Je pense juste que nous devrions être honnêtes.
Ce n'est pas ça. Je dois aller me confesser.
Nous sommes fous tous les deux. Vous vous en rendez compte, non ?
Je veux dire, ce genre de chose arrive tous les jours à des millions de gens.
Vous n'utilisez pas de noms réels lorsque vous vous confessez, non ?
Non.
- Puis-je vous demander une chose ? - Bien sûr.
Seriez-vous d'accord pour coucher de nouveau avec moi ?
- Oh, George, nous ne pouvons pas. - Pourquoi pas ?
Nous aurions encore plus de remords après.
Non, c'est passé maintenant.
- Je me rappelle quelque chose. - Quoi ?
Les Russes ont la bombe. Nous pourrions être morts demain.
Je pense que vous vous raccrochez à de faux espoirs.
- Vous ne comprenez pas ? - Non.
Nous sommes deux adultes.
Nous n'avons pas de quoi avoir honte ou avoir peur.
Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu !
Qu'allons-nous faire ? Qu'allons-nous faire ?
J'arrive.
- Mon chapeau, mon sac. - Quoi ?
Un instant.
Attendez une minute. Où allez-vous ?
- N'allez pas dans la salle de bain. - Pourquoi pas ?
C'est le premier endroit où on regarderait.
- Bonjour. - Bonjour, M. Peters.
J'ai votre déjeuner.
- Vous avez passé une bonne nuit ? - Oui, merci.
Vous savez... j'ai cru entendre un hibou.
Je suis comptable. Il fait bon entendre la nature quand on travaille si fort.
J'aime vraiment ça.
Eh bien, merci.
Bienvenue, M. Peters. Je vous souhaite une bonne journée.
- Merci. À vous également. - Profitez du paysage.
J'irai me promener tout seul.
Avez-vous une femme à l'intérieur ?
C'est beau. C'était M. Chalmers avec mon déjeuner. J'étais très calme.
- Il n'a rien soupçonné. - Il n'a rien dit à propos de la gaine ?
- Quoi ? - La gaine.
Oh, bon sang !
- Il va penser que je suis pédé ! - Eh bien.
Pourquoi cela vous dérange-t-il ?
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