প্রথম 200টি লাইন।
TOHO présente
Avec le soutien de Shintoho
et de l'Association de l'Art Cinématographique
Un film de 1949
CHIEN ENRAGÉ
Production : Sôjirô MOTOKI
Scénario : Akira KUROSAWA et Ryûzô KIKUSHIMA
Lumière : Chôshirô ISHII
Son : Fumio YANOGUCHI
Conception artistique : Takashi MATSUYAMA
Musique : Fumio HAYASAKA
Assistant réalisation : Inoshirô HONDA
Montage : Toshio GOTO Production : Masanosuke HIRAKI
Avec
Toshirô MIFUNE
Takashi SHIMURA
Keiko AWAJI
Eiko MIYOSHI
Noriko SENGOKU
Fumiko HONMA
Sonkichi KAWAMURA
Mise en scène : Akira KUROSAWA
Par un jour d'épouvantable chaleur…
On t'a volé ton pistolet ?
Je n'ai aucune excuse.
BRIGADE CRIMINELLE 1ère SECTION
L'inspecteur Murakami vient à peine d'intégrer la police.
Combien de balles il restait dans ton arme ?
Les sept.
C'était un colt ?
L'arme volée est un colt, un pistolet très compact.
L'incident s'est produit après un exercice de tir.
Combien as-tu marqué ?
Rien du tout. Trop fatigué. J'ai patrouillé toute la nuit.
Tu as raté la cible ?
Oui, une balle s'est fichée dans une souche.
Tu ferais mieux de rentrer te reposer.
Vous aussi.
À la prochaine !
La chaleur aidant,
Murakami était épuisé.
Dans l'autobus, l'inspecteur se sentit défaillir.
Un bébé pleurait bruyamment.
Le parfum très capiteux de sa voisine l'inconfortait.
Je suis prêt à accepter ma sanction.
Je…
Arrêtez avec vos "je".
On n'est pas à l'armée.
Monsieur, je… Que décidez-vous ?
Ne reste pas là à attendre ma décision.
Va voir au département des vols à la tire.
Il est là pour ça.
BRIGADE CRIMINELLE 3ème SECTION
Quelle tuile !
Tu vas être viré ?
Probablement.
Qui est ton supérieur ?
Nakajima.
Ce n'est pas un tendre, celui-là.
Il a l'air de mordre, mais c'est pas un mauvais bougre.
Il sera assez sage pour ne pas te renvoyer.
Assieds-toi.
Tu te souviens du visage du voleur ?
Va voir au service des identifications.
On a un fichier des récidivistes.
Ils sont classés par âge
et par procédé de vol.
Consulte celui des transports.
Et puis ?
Fichiers par âge, par sexe, par procédé…
Ça ne vous suffit pas ?
Tu l'as trouvé ?
Ton chef est vraiment quelqu'un de bien.
Il vient de m'appeler. Il veut que je t'aide.
Qu'as-tu ?
Je ne trouve rien.
Un vol ne s'arrête pas toujours au pickpocket.
Souvent, il n'est qu'un maillon de la chaîne.
D'autres personnes t'ont paru suspectes dans le bus ?
Ma voisine, la cinquantaine, habillée à l'occidentale…
Était-elle à ta gauche ou à ta droite ?
Elle était à ma droite, du côté de mon pistolet.
C'est lamentable.
Ces femmes qui se mettent à voler…
Donne-lui le fichier des femmes.
Tous ces visages
me disent quelque chose.
Celle-ci est morte, depuis.
Merci.
Ça y est ! Je l'ai trouvée.
- Elle ? - J'en suis certain.
Ogin, vêtue à l'occidentale ?
Étrange… Cette femme a un style très classique.
Elle sévit dans les quartiers populaires.
Elle était permanentée et son parfum sentait fort.
Ogin, permanentée ? Les temps changent…
Passez-moi son dossier.
Inutile.
Je la connais bien.
Ogin qui se met à voler des pistolets…
On aura tout vu !
Où est-elle ?
Aller la voir ne la forcera pas à parler.
- Il faut agir. - Tu crois ?
- Présentez-la-moi. - Très bien.
Le patron dort. Il fait trop chaud pour lui.
Il a 78 ans. Ce n'est pas rien !
Elle va venir ?
Ogin ? Tu la verras, ne t'en fais pas.
Ces gens-là accordent de l'importance à leur quotidien.
Ogin est un pilier de ce restaurant.
Tiens.
Qu'y a-t-il ?
Il y a eu un vol à main armée.
Un inspecteur se laisse émouvoir par un vol ?
Et s'ils avaient utilisé mon arme pour le braquage ?
Comme on se retrouve !
Monsieur Ichikawa…
Vous n'êtes pas encore mort ?
Tu ne changeras jamais. Dis, ça te va bien…
Quoi donc ?
Ta tenue.
Mon collègue m'a dit t'avoir vue en robe.
On ne pouvait pas te rater.
Tu le connais, je crois.
J'ai décidé de ne plus m'intéresser aux jeunots.
On vient se cacher dans son restaurant préféré ?
Qu'est-ce que tu racontes ?
Tu n'aurais pas volé dans un bus, par hasard ?
Rendez-moi mon pistolet.
Je n'engagerai pas de poursuites.
Je ne comprends pas. Pour qui me prenez-vous ?
Donnez-moi au moins un indice.
Où puis-je le trouver ?
Aide-le.
C'est un nouveau.
Avec ça sur la conscience, bonjour la réincarnation !
Assez ! C'est une atteinte aux Droits de l'Homme.
Tu connais ce mot-là ?
Et j'en connais un autre.
Lequel ?
Tu n'en tireras rien.
Mais il le faut.
Tu ne devrais pas.
Elle m'aura sur le dos jusqu'à ce qu'elle parle.
Merci pour tout.
Gare aux doubles issues !
Laissez-moi tranquille !
Si vous me parlez.
J'ai des droits.
Je suis libre de vous suivre.
Comme vous voudrez.
Mettez-moi au moins sur une piste.
Quelle heure est-il ?
C'est le train de 23:30.
Le blanc-bec est encore là ?
Il est bien là.
Je lui ai proposé d'entrer pour échapper aux moustiques.
Mais il ne veut pas consommer et préfère rester dehors.
Les jeunes comme lui se font rares.
J'ignore ce qu'il veut mais à ta place, j'irais le voir.
Donne-moi une bière.
Tu as assez bu.
Elle n'est pas pour moi.
Prenez ça.
Vous devez mourir de soif. Tenez !
Attrapez-moi ça !
Je m'avoue vaincue.
Buvez.
Elle est fraîche.
- Dites-moi plutôt… - Je sais.
Puisque je vous dis que j'ai perdu !
Vous n'aurez pas de nom, juste un indice.
- Les revendeurs d'armes. - Comment ?
Vous êtes un bleu !
Il existe des commerces de pistolets d'occasion.
Ils s'achètent, se vendent ou se louent.
C'est du sérieux.
- Où est-ce ? - Je n'en sais rien.
Traînez dans les bas quartiers habillé en sans-abri.
Un trafiquant d'armes vous approchera.
Vous êtes content, maintenant ?
Tu parles d'une journée…
La 1ère fois que j'ai un inspecteur aux trousses.
Je suis laminée.
Comme c'est joli !
Cela fait bien vingt ans
que j'ai oublié jusqu'à l'existence des étoiles.
J'en veux un.
Tu as de l'argent ?
Avec les balles, ça vaut cher.
Il est chargé ?
- Combien ? - C'est un stand de tir, ici.
Tu veux jouer ?
Je te parle de ça.
Tu te trompes d'endroit.
Menteuse ! Je sais que tu en as.
Va-t'en ou j'appelle la police !
Même plus envie de cogner ?
Pourtant t'as le physique.
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