Prvních 200 řádků.
INSPIRÉ D'UNE HISTOIRE VRAIE
NIVEAU 1
Mesdames et messieurs,
vous avez tous déjà pris la décision très intelligente
de déserter les casinos, où la chance vous sourit peu,
pour aller là où vous ne perdrez jamais.
La technologie, c'est l'avenir et les jeux vidéo en sont l'étendard.
Alors, approchez et soyez les premiers à vivre
la prochaine sensation mondiale.
Venez essayer GO ,
le jeu numéro 1 en Asie.
Droits disponibles partout, sauf au Japon.
Comment ça va ?
Go, go, go ! C'est comme les échecs.
En bien plus compliqué.
GO n'avait pas fait mouche.
Même ma commerciale m'avait lâché.
Je sais, les banquiers entendent des excuses toute la journée.
Mais là, rien à voir, une aubaine allait se présenter.
Mon petit fiasco
allait devenir la chance de notre vie.
Tracy...
Tu fais quoi ?
Elle va nous dire si notre nouveau jeu plaît au public féminin.
C'est ça. Allez, Tracy.
T'es là pour vendre mon jeu.
Henk, ce jeu est super.
Ça s'appelle comment ?
Tetris .
Tetris ?
Je pige pas.
C'est un mélange de "tetra",
"quatre", en grec...
Les pièces sont toutes faites de 4 blocs.
- Et de "tennis". - "Tennis" ?
Apparemment, l'inventeur russe du jeu aime le tennis.
Henk, faut que t'essaies.
C'est codé en Pascal ou en C ?
En propriétaire. Ça vous plaît ?
C'était merveilleux, Eddie.
- Je connais la chanson. - Non, oublie GO .
C'est mille fois supérieur.
Je connais aussi.
D'accord. Mais Eddie...
j'ai joué à Tetris pendant 5 minutes...
et j'en rêve encore la nuit.
Ce jeu est plus qu'addictif,
il te hante.
C'est de la poésie,
de l'art et des maths en parfaite symbiose, c'est...
C'est le jeu parfait.
Pourquoi...
tu me racontes tout ça ?
Vous détenez les droits ?
Mirrorsoft les détient sur nos plateformes du monde entier.
Même au Japon ?
T'as devant toi le détenteur des droits de Tetris au Japon
pour les PC...
les consoles...
et les bornes d'arcades.
Tu rigoles ?
L'argent que tu dois à la banque
pour le jeu vidéo que t'as planté...
en a payé un autre ?
Exact, mais,
Eddie, là, c'est différent.
Tetris cartonne déjà.
- Où ? - En Russie.
URSS
Henk,
il n'y a pas d'industrie du jeu vidéo en Russie.
Je sais.
Mais attends,
j'ai pas fini.
Tout a commencé avec un certain Alekseï Leonidovitch Pajitnov,
il y a 4 ans.
De jour, il était programmeur
à l'Académie des sciences de l'URSS.
Mais de nuit,
il s'amusait à inventer des jeux.
Son ordinateur,
une vieux débris soviétique appelé Elektronika 60,
n'avait même pas de carte graphique.
Les pièces,
c'était des crochets.
Alekseï
et quelques collègues ont rendu le jeu compatible avec les PC IBM.
Couleur,
musique 8-bit
et disquettes, donc copies et échanges gratuits.
Une vraie traînée de poudre !
Mais...
on est en Union soviétique, ne l'oublions pas.
Rien n'en sort facilement.
Il faut qu'un entrepreneur
y aille pour investir.
Qui ?
Toi ?
Sûrement pas, je suis pas fou.
Je parle de Robert Stein.
JOUEUR 3
C'était il y a 2 ans.
Ravi de vous revoir à Budapest, M. Stein.
Autoentrepreneur basé à Londres,
il achetait des licences à bas prix en Europe de l'Est
puis les revendait plus cher à l'Ouest.
Je connais, aucun intérêt.
Et ça ?
Ce jeu n'est pas de nous.
CENTRE INFORMATIQUE DE MOSCOU
Cet abruti de Stein nous harcèle par fax,
il gâche notre papier.
Qu'est-ce qu'il veut ?
Que je lui cède les droits de mon jeu.
J'ai le droit ?
Demandons aux supérieurs, à Elorg.
Oui, c'est possible. On répond.
Après la Russie,
les droits en poche, Stein rentra à Londres pour rencontrer...
Robert Maxwell.
JOUEUR 4
Il y a un an.
M. Stein,
enchanté.
Robert Maxwell.
Enchanté.
Le Robert Maxwell ?
- Le magnat milliardaire des médias ? - Lui-même.
Nous les banquiers, on aime ces gens-là.
Maxwell rembourse ses dettes.
Il distribue le jeu ?
Pas tout à fait.
Voici mon fils.
Je peux me présenter, papa.
JOUEUR 5
Kevin Maxwell,
P.D.G. de Mirrorsoft.
Enchanté, Kevin.
M. Maxwell, je vous prie.
Messieurs, trinquons, c'est de circonstance.
Kevin.
Au 1er jeu pour PC
à traverser le rideau de fer.
Mon vieil ami Mikhaïl Gorbatchev sera fier.
Nous commencerons par les licences pour PC,
puis pour les consoles, les arcades,
les jeux de société, tout !
- Continue. - Super.
Parce que t'imagineras jamais où j'étais hier.
HIER
Bonjour. Henk Rogers,
Bullet-Proof Software.
J'ai rendez-vous avec Hiroshi Yamauchi, votre P.D.G.
Rogers ?
Je ne vous trouve pas.
Je comprends.
Merci.
Je peux utiliser vos toilettes ?
- À gauche ? - Oui.
Merci.
J'ai rendez-vous avec M. Yamauchi...
M. Rogers, c'est une intrusion.
M. Yamauchi est absent...
C'est faux, j'ai vu sa voiture arriver ce matin et...
Qui est-ce ?
Bonjour.
Henk Rogers, Bullet-Proof Software.
Pas mal.
C'est tout ?
Nous vous le rachetons pour 500 000.
500 000 dollars ?
Henk,
je te sers un verre.
Je leur ai dit non.
T'as fait quoi ?
T'es taré ou quoi ?
Je vois bien plus grand, Eddie.
C'est pour ça que je suis ici.
Je publie et je couvre les frais initiaux.
Nous publions nous-mêmes nos jeux, nous ne sous-traitons pas.
Vous ne le faites pas souvent,
en effet.
Mais il y a des exceptions.
On sait, vous et moi,
qu'un partenaire, ça vous tire vers le haut.
Comme Mario avec Luigi.
Comme Zelda avec Link.
Comme Mike Tyson avec...
tous ceux qu'il boxe dans Punch-Out!!
Vous allez produire 200 000 cartouches.
Tu veux 2 millions ?
Tu m'as fait peur.
Il me faut un chèque de 3 millions.
T'es là pour ça ?
Pour un chèque ?
Pourquoi 3 millions ?
Parce que j'ai besoin de 2 millions
pour les cartouches
et 1 million pour les arcades.
J'ai aussi la version arcades.
No comments yet. Be the first to leave one.