De første 169 linjer.
Mais je crois que j’attendais ce moment.
Que pouvons-nous accomplir, nous ?
Je détiens le savoir.
Je deviendrai votre nouvelle pierre yada.
Je vous en prie, joignons nos forces.
Toutes les deux, déclenchons une tempête !
Qu’est-ce qui m’a pris ?
J’ai osé ignorer les ordres de dame Sorgaqtani.
Une minute.
Mais non.
Je ne suis pas l’esclave de dame Sorgaqtani.
Ah, te voilà !
Fatima !
Dame Töregene a enduré bien plus de temps que moi
cette souffrance, sans jamais s’y faire.
– Fatima ! – Très bien.
J’ai un message pour dame Sorgaqtani.
J’ai infiltré un endroit qui facilitera nos opérations.
Ah, d’accord.
Tant mieux, alors.
Tout va bien, j’y vois désormais clair.
Je sais ce que j’ai à faire.
Tenez-vous prêts…
vous, les Mongols.
JAADUGAR - LA LÉGENDE DE FATIMA
ÉPISODE 7 LES FRÈRES
Qu’y a-t-il, Djaghataï ?
Recevez mes plus plates excuses.
J’ai eu l’outrecuidance de défier le Grand kaghan
et, comble de l’irrespect, j’ai osé gagner !
Quoi, l’autre soir ?
J’accepterai n’importe quel châtiment. Bastonnade, peine capitale, peu m’importe.
Prononcez votre sentence.
Et voilà, tu es pardonné. Je n’allais pas me fâcher pour si peu.
Ögödeï kaghan nous a accordé son pardon !
Loué soit son grand cœur clément !
Mais à quoi joue-t-il ?
Sur ce, nous nous retirons.
Que diable est-il venu faire ici ?
C’était une mise en scène à son image.
TCHINQAÏ SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’EMPIRE
Tchinqaï.
Votre intronisation est encore récente.
C’est le moment de vous faire un nom.
Quelle qualité est primordiale pour un chef des steppes ?
La clémence.
Exacte. Ferme envers ses ennemis, clément envers ses sujets.
Et vous venez d’en faire la démonstration.
J’entends, mais c’était tout de même un peu exagéré.
Mais j’y pense…
Faire preuve de clémence…
Lors des quriltaï, présidés par Ögödeï,
on discutait des politiques futures.
En outre, dans l’Empire mongol,
les épouses aussi assistaient à ces assemblées.
Töregene ?
Que viens-tu faire ici ? Tu ne participes jamais, d’habitude.
Je n’aurais pas dû ?
Dire que d’autres sont privées de venir.
ODEÏ - FILS DE TEMÜGE TEMÜGE - FRÈRE CADET DE GENGIS KHAN
Écoute bien, Uqaï.
Moi, c’est Odeï. Merci de retenir mon nom, père.
Aujourd’hui, nous planifions notre prochaine campagne.
JIN - SONG DU SUD
Et nous viserons enfin la dynastie Jin.
On dit que les Jin ont capturé et tué bon nombre de nos ancêtres.
Oui, mais en vérité, cela m’importe peu, aujourd’hui.
Le clan Tolui détient la puissance militaire.
CLAN TOLUI
Celui de Djaghataï, la confiance de l’empereur.
CLAN DJAGHATAÏ
CLAN DJÖTCHI
Le clan Djötchi est loin, et ce dernier est mort.
CLAN ÖGÖDEÏ
CLAN TEMÜGE
Quant à nous, nos terres sont proches des Jin.
Chacun d’entre nous ayant une population nombreuse,
on voudra tous le rôle qui nous causera le moins de pertes.
Que nous convaincra de faire notre nouvel empereur ?
Hein, Daritaï ?
Moi, c’est Odeï.
Comment jugerez-vous la situation,
Grand kaghan ?
J’envisage de fonder une capitale.
Une capitale ?
Précisément. J’aimerais bâtir une ville dans les steppes.
Avec des bâtiments en dur.
Que nous chante-t-il là ?
Et la campagne contre les Jin ?
Une ville ?
Et on devra y résider ?
Partir en quête de terres inconnues, c’est ça notre fierté !
Imiter les sédentaires, quelle infamie !
Messires, le Grand kaghan n’a pas fini de parler.
Ce serait notre capitale, mais nous n’y vivrons pas.
J’aimerais des armureries et des orfèvreries,
ainsi que des comptoirs commerciaux pour les marchands étrangers.
Nous conserverions notre mode de vie nomade.
C’est juste que, parfois, nous y ferions des achats,
en nous montrant généreux et tolérants.
Ainsi, le monde entier en entendrait parler
et viendrait chargé de biens.
Qu’en dites-vous ?
Son projet m’échappe totalement.
Ça ne leur plaît pas ?
Moi, je suis pour !
C’est intrigant ! On pourrait essayer, oui.
Tolui !
Ceci mis à part…
Quand allons-nous parler guerre ?
Le temps est enfin venu d’enterrer notre ennemi de toujours, les Jin.
MONGOLS - JIN
Cette dynastie autrefois puissante est aujourd’hui acculée comme un rat.
Et le coup de grâce reviendra à notre Grand kaghan !
KAIFENG
Ce sera comme chasser le gibier.
Notre terrain de chasse sera leur capitale, Kaifeng.
Tout d’abord, l’empereur se postera au nord, sur les berges du fleuve Jaune.
Moi et mes hommes les prendrons ensuite en tenaille par le sud.
Autant parler de cerfs, plutôt que de rats, alors.
Tranchons et parlons de faon.
Ne sous-estime pas les Jin, Tolui.
Même aux portes de la ruine, ils demeurent plus nombreux que nous.
C’est pourquoi vous, mon oncle, vous chasserez les habitants par l’est.
De la même manière qu’on le fait avec les bêtes,
nous pousserons la population à se retrancher dans Kaifeng,
et alors, tout ce beau monde se retrouvera piégé
dans une ville isolée.
Après un hiver à épuiser leurs vivres,
dans quel état seront-ils, à votre avis ?
Ah, et à toi, mon frère,
j’aimerais te confier notre peuple en notre absence.
Pour ça, qui mieux que celui qui a la confiance du Grand kaghan ?
N’est-ce pas ?
Soit, ça ne me dérange pas.
Le clan Djötchi n’aura aucun rôle à jouer.
En revanche, la campagne de l’ouest sera la vôtre.
Qu’en dites-vous ?
Quelqu’un a-t-il quelque chose à contester ?
Votre Altesse.
Pour contourner Kaifeng par le sud,
il vous faudra traverser les terres des Song
et surtout des montagnes escarpées.
Aucun problème !
Les Jin sont aussi les ennemis des Song. En somme, ce sont nos alliés.
Quant à l’état de la route…
on fera avec !
Voilà tout ce qui s’est dit durant ce quriltaï.
Je vous remercie.
Si la stratégie de Tolui réussit,
les habitants de Kaifeng mourront de faim et de froid.
Et moi, qu’est-ce que je m’apprête à faire ?
Sitara, tout va bien ? Tu trembles.
Pardon, ce n’est rien.
Sitara…
Dame Töregene,
appelez-moi Fatima, s’il vous plaît.
« Fatima » ?
Sitara était mon nom du temps où j’étais une simple esclave.
Quelqu’un de basse extraction
aux côtés d’une épouse impériale aurait été étrange.
Je persiste à dire que je suis une Naïman.
Ayant été mariée à un Merkit,
j’aimerais dire que j’en suis une,
mais nombreux sont les Mongols qui les haïssent.
Tant et si bien que mon affiliation merkit
est un secret que je ne confie à personne.
N’en souffle mot, toi non plus, Fatima.
Bien.
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