Az első 200 sor.
Le Stalag Luft III était dirigé par la Luftwaffe.
Comme leurs pilotes abattus étaient dans nos camps,
ils traitaient nos gars correctement.
Dans le froid et le dénuement,
les prisonniers ne mangeaient que pommes de terre et navets.
Mais ils disposaient de commodités, de livres, de musique...
Ils voulaient surtout des nouvelles du front
pour avoir espoir que d'ici peu,
ils rentreraient chez eux.
Merci.
Un coup de main ?
C'est pas de refus.
Des nouvelles du courrier ?
Non.
Encore un blocage ?
La guerre.
La Croix-Rouge a du mal à faire entrer le courrier.
Viens là, minou.
Il vient vers toi.
Par ici, minou.
Je le vois.
Viens là.
Approche.
C'est bien.
Vous auriez de l'eau ?
Une soupe à quoi, tu disais ?
Il a rien dit.
Au lapin ?
C'est ça, ouais.
Y a plein de lapins errants sous notre baraque.
Prends un seau.
Essaie d'en garder, Benny. Pour les protéines.
On n'aura que ça avant les rations de la Croix-Rouge.
On s'active, les enfants.
Bientôt les nouvelles.
Les troupes coloniales britanniques affrontent les Japonais en Birmanie,
avec l'expédition de Chindits du général Orde Wingate,
derrière les lignes ennemies.
En Italie, les Britanniques ont subi un nouveau revers à Monte Cassino
et les troupes alliées sont bloquées sur les plages d'Anzio.
Ça donne quoi ?
Rien de bon.
Les gradés.
Les Angliches ont retenté de prendre Monte Cassino.
Sans succès.
Et les Boches ont envoyé 9 ou 10 divisions à Anzio.
Parles-en.
Évitons de donner de faux espoirs.
Dispersez-vous.
Fouille surprise.
On se dépêche.
Remballez.
Allez, les gars. Grouillez.
Salomon ?
Prénom juif, n'est-ce pas ?
On y va !
On a trouvé quelque chose !
Et merde.
Ils ont pas trouvé l'écouteur.
Faut savoir se réjouir de peu.
D'APRÈS L'ŒUVRE DE DONALD L. MILLER
LES MAÎTRES DE L'AIR
SEPTIÈME PARTIE
Début 1944, l'invasion de l'Europe paraissait imminente.
Le 100e Groupe y prendrait part.
Les missions en Allemagne entraînaient des pertes,
ce qui faisait
autant d'hommes à remplacer.
Les soldats à ma droite et les officiers à ma gauche.
T'en fais pas, ça changera.
Les soldats à ma droite
et les officiers à ma gauche.
Des gamins.
Ils se foutent de nous.
Bleu-bite !
Delaney.
Albert.
Fuller.
Chacun d'entre nous ayant perdu au moins un ami proche,
certains rechignaient à connaître les nouveaux.
Leur séjour risquait fort d'être bref.
Mais il fallait bien les initier.
Bonjour, messieurs.
Capitaine Robert Rosenthal, pilote au sein du 418e.
Ravi de vous accueillir.
Tambouille à midi.
Je repasserai pour vous y emmener.
Bienvenue au 100e.
Merci, capitaine.
De temps à autre,
un événement galvanisait toute la base.
On croyait que Quinn et Bailey
étaient tombés comme tant d'autres à Ratisbonne,
mais grâce à la Résistance franco-belge,
ils avaient regagné Thorpe Abbotts.
Rien ne nous donnait plus d'espoir que le retour de présumés disparus.
Vous avez bonne mine !
Par chance pour eux, la règle voulait
qu'un aviateur abattu parvenant à fuir l'Europe occupée
ne pouvait plus repartir en mission.
Car s'il était de nouveau abattu,
puis capturé et torturé par la Gestapo,
il en savait trop sur les filières d'évasion
et sur les Français et les Belges qui l'avaient aidé.
Ces petits veinards
gagnaient un billet retour.
Bon vol !
- Rentrez bien. - À bientôt !
Un autre whisky, Gordon. Sur mon ardoise.
Alors ?
Tu vas demander la Floride, le Texas ?
J'ai connu le Texas avant d'arriver.
Former des pilotes en Floride, ça me botterait plus.
En plus, comme ça...
tu pourras montrer aux nouveaux que 25 missions, c'est faisable.
C'était pas arrivé depuis un bail.
Dave Miner et ses gars en sont à 24.
Je donnerais tout pour former des pilotes au soleil
après un an dans cette brouillasse.
Ton tour viendra, Croz.
C'est l'inconvénient d'être affecté aux Opérations.
On vole presque plus jamais.
Lui seul est rentré de Brême, sur 18 avions.
Y a pas plus chanceux que lui.
C'était à Münster.
Et il y avait 13 avions.
Et la chance n'y était pour rien.
- Malooly, c'est ça ? - Oui, major.
Rosie est le meilleur pilote de B-17 que j'aie jamais vu.
Priez pour lui arriver à la cheville
et vous atteindrez peut-être les 25.
Bon Dieu.
On y va.
Soyez prêts, les gars.
Allez, cul sec.
Pas toi, c'est bon.
Ton équipage reste au sol.
Gamin, j'ai fabriqué
un poste à galène.
Je pense tenter le coup ici.
Ça vaudra pas notre ancien, mais ça pourrait suffire.
Du fil de cuivre, du graphite, une épingle...
Tu peux me dégoter ça ?
Le Marconi du camp de prisonniers ?
Je vais voir ça.
Un raid de jour si loin à l'est ?
À vos baraquements !
Tous à vos baraquements !
C'est forcément Berlin, non ?
Difficile à dire, au son de la DCA.
Les Allemands ont l'air de tirer de partout.
On y est. Là, ça correspond.
C'est Berlin ou ses environs.
Vous entendez ?
C'est Berlin !
Morfle comme un lundi, Adolf.
Le 100e est avec eux ?
Sûrement.
Ça va être dur, là-haut.
Premier raid de jour sur la capitale.
C'était quoi, ça ?
C'est tout près.
À l'aide !
Venez.
Appelez un médecin !
Ouvrez les portes, vite !
Rentrez tout de suite !
- C'était quoi ? - Ils ont tiré sur Harry !
- Vous l'avez blessé ? - Il avait quitté l'enceinte.
Où est Glemnitz ?
- Ils ont tiré sans raison. - Appelez Glemnitz.
- Glemnitz ! - Il saigne !
Il lui faut un médecin.
Rentrez !
À l'intérieur, vite !
Rappelez le chien !
- Arrêtez-le ! - Rentrez !
Il était dans l'enceinte. Pourquoi ils ont tiré ?
Emmenez-le à l'hôpital.
Vite !
Avancez.
Allez, à l'intérieur !
À vos baraques,
immédiatement.
Ces cerbères vont nous descendre un par un, Buck.
Rentrez !
Nos missions s'accumulant et se compliquant,
ce fichu voyant semblait ne jamais s'éteindre.
Nous étions sans cesse en alerte.
Puis vint l'ordre de frapper Berlin.
La base retenait son souffle
en attendant de connaître le bilan de cette mission.
Ça y est.
Là, je les vois !
Un, deux...
trois.
Quatre,
cinq.
Six,
sept.
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