ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
TOHO présente
Une production TOHO — KUROSAWA PROD.
ENTRE LE CIEL ET L'ENFER
Producteurs associés :
Tomoyuki TANAKA Ryuzo KIKUSHIMA
Scénario : Hideo OGUNI, Ryuzo KIKUSHIMA,
Eijiro HISAITA et Akira KUROSAWA
Rôles principaux
Toshiro MIFUNE
Tatsuya NAKADAI
Kyoko KAGAWA
Tatsuya MIHASHI
Réalisation : Akira KUROSAWA
Qu'avez-vous en tête, aujourd'hui ?
L'entreprise de chaussures National.
Parlons affaires.
Examinez encore cette chaussure.
On les vendra mieux ?
Attendez.
C'est voué à l'échec.
Jolie chaussure, mais trop chère.
Elle est démodée.
Autre chose.
Inusable. Mais l'usure fait la vente.
Allons, Gondo…
La chaussure est un accessoire,
comme le chapeau et le sac.
Les femmes désirent un modèle élaboré
mais à bas prix.
C'est vrai.
Les chaussures National sont pratiques, mais…
On ne fait plus de chapeaux utiles, ni de chaussures.
Sur ce point, je ne vous suis pas.
Un chapeau coiffe une tête,
mais les chaussures portent la femme.
Vous gagnez.
Mais vous êtes mécontent de nos chaussures, n'est-ce pas ?
Nos ventes ont stagné, cette année.
C'est pourquoi nous…
Que voulez-vous que je fasse ?
Bon, je serai franc.
Nous sommes le comité directeur de la firme.
Je m'occupe des ventes, vous, des ateliers,
Kamiya, de la pub. Tous administrateurs.
Kawanishi, votre bras droit
et futur directeur.
Mais il y a un empêcheur de tourner en rond.
- Qui ça ? - Le président.
Il est d'une autre époque. Ses goûts sont dépassés.
Mais avec ses actions, il contrôle l'assemblée des actionnaires.
À propos…
Que pensez-vous de ce style ?
Les femmes en seront folles.
Une merveille.
Qui revient à moitié prix.
Qu'en pensez-vous ?
Qu'en dira le vieux ?
On s'en fiche.
Il détient de nombreuses actions, mais en nous unissant…
Il a 25 %.
Vous, 21 % seulement. Impossible de l'évincer.
Gondo, on compte sur vous aussi.
Êtes-vous de notre côté ?
Avec vos 13 %, cela fait 34 %.
Le vieux est fini.
À qui reviendra la présidence ?
Vous êtes sur les rangs.
Mais c'est Baba qui a lancé l'idée, alors…
La succession lui revient.
Vous serez directeur administratif.
Ça vous convient ?
Même si le vieux est évincé,
la qualité de ses chaussures doit rester.
Vous faites de la camelote.
Écoutez.
Je suis entré chez National à 16 ans, comme apprenti.
J'ai trente ans de métier.
National, c'est toute ma vie.
J'en connais les odeurs, les bruits.
J'ai en mémoire tous nos modèles.
Tous faits pour durer.
Pas question de prêter notre nom à de la camelote.
Ces chaussures ne feront pas un mois.
Pas de cambrure.
Du carton.
Pas de couture, c'est tout juste collé.
Du cuir bon marché.
Vendre ça ?
Et les coûts ?
- Et la rentabilité ? - Pensez-y.
J'en suis conscient. Mais ne sabotez pas mon travail.
C'est ma vie. Je m'y refuse.
Vous ferez des bottes comme le vieux ?
Il a tort aussi.
Il a tort, nous avons tort. Alors ?
Je ferai mes chaussures.
Neutres, élégantes, durables.
Coûteuses à fabriquer, peut-être,
mais rentables à la longue.
C'est un rêve. Mais nous le détruirons avec le vieux.
Si on pouvait faire bloc avec lui,
on vous écraserait.
Allez-y. Dans un mois, à la réunion des actionnaires.
Ces messieurs partent. Accompagnez-les.
Vous partez déjà ?
Mme Gondo.
Il ne vous raccompagne pas ?
Au revoir.
Il s'est passé quelque chose ?
Non, rien.
Ils avaient un drôle d'air.
Ne cherche pas.
Tu ne comprends rien aux affaires.
Toujours l'excuse du travail.
Gondo complote contre nous ?
Ne faites pas l'innocent.
Vous êtes son adjoint, que cache-t-il ?
Nous flanquer à la porte. Quel toupet !
Pourquoi est-il si sûr de lui ?
Il fallait lui demander.
Ne soyez pas impertinent.
Oublions Gondo.
Aidez-nous et je vous nommerai directeur.
Ne me tentez pas.
Vous préférez rester adjoint toute votre vie ?
Arrête, Jun.
Ils sont fous.
Aucun risque ?
Vous verrez.
Encore des ennuis ?
Il me semble.
M'écarter, moi.
Mais ils se casseront le nez. J'ai pris les devants.
Bonnes résolutions, mais…
Patience, ça se prépare.
De toute façon, je les aurai.
Il tient de toi.
Il aime les jeux dangereux.
Jun.
C'est toi, Shin ?
Je suis devenu shérif.
Jun… Tu es passé voleur, toi ?
Ne t'enfuis pas. Cache-toi et provoque le shérif.
Dans la vie, c'est tuer ou se faire tuer.
Va, et reviens victorieux.
Tu es de plus en plus dur.
Moi ?
Oui, dans le travail.
Ne sacrifie pas les autres pour gagner.
Tais-toi. Président, directeur, qu'importe.
J'aurai mes chaussures.
Oui, c'est ça.
Quoi ? L'hôtel d'Osaka ?
C'est Osaka.
Un moment.
Passez-moi la chambre 310.
Allô, c'est moi. Ça s'est bien passé, tout est réglé ?
Le prix ?
Avec mes conditions ? Bon travail.
Oui, réglez ça, et vite.
Rappelez-moi. Je verserai la provision ce soir.
Je compte sur vous.
Filez à Osaka par avion. Réservez une place.
Branchez là-haut. J'attends un appel.
Ça va aller ?
J'ai peur.
Allô. Oui, c'est moi.
Oui. Tout va bien ? Merci.
Une seconde.
L'avion de 10 h.
Je t'envoie Kawanishi
avec un chèque de 50 millions de yens.
Trinquons.
Je n'ai plus à vous le cacher maintenant.
Mes parts dépassent 13 %.
J'ai obtenu 15 % de plus en 3 ans.
Plus 19 % que je viens de décrocher.
Je totalise 47 %.
Eux, avec le vieux, n'ont que 46 %.
Un risque, mais National est à moi.
Où as-tu trouvé l'argent ?
Tout y est passé.
J'ai hypothéqué la maison.
J'ai eu du mal à les réunir, ces 50 millions.
Un yen de plus, et je chutais.
J'ai misé toute ma fortune.
Pas si vite.
C'est bien le dépôt, non ?
C'est juste le tiers. Restent 100 millions de yens.
Si je m'approprie la société, je les aurai.
Ça vous étonne ? Allez, buvez.
Excusez-moi.
Mon fils Shinichi est-il là ?
Il joue avec Jun, pourquoi ?
Il doit être en nage.
J'appelle Jun.
Aoki, conduisez Kawanishi à l'aéroport.
Pour le vol de 10 h.
Oui, Gondo à l'appareil.
Quoi ? Vous avez kidnappé mon fils ?
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