ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
Inspiré du roman de Paul Theroux
Je fais quoi ?
- Tourne à gauche. - Quoi ?
- À gauche. - Ici ?
Oui, là. Là !
Gare-toi près du trottoir à droite.
Tout de suite !
La portière !
Papa, les flics !
Ma boîte à outils.
Allez, vite.
Pose-la ici.
Ouvre-la.
Aide-moi. Pousse.
Je descends pas là-dedans.
Non.
Moi non plus.
Bon, c'est bien.
Papa, faut qu'on parte.
Ça urge.
Viens. On laisse tout.
Dépêche.
Tiens, prends ça.
La canette.
Ouvre le couteau.
Coupe.
Vas-y, entre.
La plaque correspond.
Papa.
Dépêche-toi. Suis-moi.
- Où on va ? - Tout en haut. Viens.
Allez, avance.
Tu vas voir ?
C'est bon.
La canette.
Enlève le fond.
Et fais des fines lamelles.
Pour faire quoi ?
Une cale.
C'est incroyable.
La façon dont on traite les gens.
Le gouvernement a dépensé 128 milliards pour douze sous-marins nucléaires.
128 milliards.
L'argent d'un seul aurait pu leur servir.
C'est sûrement plus compliqué que ça.
Oui.
C'est vrai. Tout est compliqué,
mais il y a toujours une solution.
Tout peut pas être réparé.
Bien sûr que si.
Mais il faut le vouloir.
On accepte que les choses s'usent, tombent en miettes.
Plus personne ne veut les réparer.
Rien n'est construit pour durer.
Ni les voitures
ni les aspirateurs, rien. La télé est cassée ?
On la jette et en achète une autre.
Quand je vois une télé dans une vitrine,
tu sais ce que je vois ?
Un futur déchet.
Oui, mais là, c'est des gens.
C'est vrai.
Des gens qu'on jette. Tu sais pourquoi ?
Ils ont commis le plus grand péché aux yeux de ce pays.
Ils ont arrêté de consommer.
Alors on les jette.
On les jette.
Des consommateurs cassés.
Consommateurs.
C'est un mot qui me débecte.
Réduire un être humain à un mot pareil !
Il est pas là. Il y a personne en bas.
Merde.
C'est dégueu.
Ils ont été vite.
Place la cale
entre le rochet et le cliquet. C'est le mécanisme.
Merde.
On se déploie !
C'est bon, te presse pas.
- Ça y est. - On va pouvoir décoincer les dents.
- Appuie sur les menottes. - Ça va te faire mal ?
Un peu.
Ça suffit, arrête.
Ouvre.
Par ici.
On s'en va.
Là.
Viens.
- Qui est-ce ? - Agents Shapland et Jones, NSA.
M. Ortega, ouvrez, s'il vous plaît.
À quel point tu es dans la merde ?
Pas mal.
Tu me diras que ça, pas mal ?
Bien sûr que non.
Mais là, je peux pas t'en dire plus.
Je peux pas développer.
Mais tu me le diras ?
Oui, mais pas ce soir.
Bon, alors on va où ? On fait quoi ?
On va rejoindre ta mère et Charlie.
- Et après ? - Après ?
On va se mettre au vert au Mexique.
- Où ça ? - Au Mexique.
Boire des tequilas, nager, aller à la pêche.
Tu manges pas assez de poisson.
On connaît personne là-bas.
- Bien sûr que si. - Non. Qui ?
- Des gens de confiance. - Quoi ?
Alors on est censés te suivre au Mexique ?
Tout simplement ?
On n'est pas ta famille, on est ton public.
C'est ce que tu crois ?
Vraiment ?
D'accord.
On va au Mexique,
on contacte tes amis,
et puis quoi ?
On vit avec eux ?
Pendant un petit moment, oui.
Et après ?
J'avais des projets. Genre...
aller à la fac et...
vivre ma vie. Genre...
une vie normale.
Je vais pas toujours rester avec vous.
Pourquoi ?
- Je suis sérieuse. - Moi aussi.
On va se mettre à l'abri.
Et on réfléchira à la prochaine étape pour toi.
Quel genre d'étape ?
Les gens qu'on va voir
peuvent te forger une nouvelle identité.
La fille qui a percuté une voiture de flics n'existera plus.
C'est une nouvelle femme qui reviendra ici.
Tu iras à la fac. Tu vivras ta vie.
C'est pas seulement...
des gens dont on t'a parlé ? Tu les connais ?
Fais-moi confiance.
Ils sont pas...
dangereux ?
Dangereux ?
Mon cul, qu'ils sont dangereux.
C'est une bande d'écolos
qui font eux-mêmes leurs yaourts.
Des écolos qui créent de fausses identités.
Mieux que les autres écolos, non ?
D'accord.
Le Mexique.
Je dois appeler mamie pour lui dire que je viens pas.
On ne connaît pas M. Fox. Je ne l'ai jamais rencontré.
Mais sa fille, Dina,
et votre fils, Josh, ils se fréquentent, non ?
C'est sa petite amie.
On peut dire ça,
oui, mais c'était surtout une relation par téléphone.
- On discutait et tout. - Tout, quoi ?
Je sais pas. Juste...
tout ça.
Elle t'a dit où elle allait ?
Comment la joindre ?
Elle m'a même pas dit qu'elle partait.
J'imagine qu'elle a dû partir comme ça.
Pendant tout ce temps,
quand vous traîniez, vous discutiez,
elle a dû te dire quelque chose.
M. Ortega, asseyez-vous.
Je ne peux pas vous répondre alors laissez-moi
un message
sur le répondeur.
Salut, Josh.
C'est Dina.
Je voulais te dire que je partais. Je dois m'en aller.
Voilà... Désolée.
Je te rappellerai quand je pourrai.
Dina, ne raccroche pas.
- Pardon, vous êtes qui ? - Je suis
Estelle Jones, je travaille pour le gouvernement.
Tu es en sécurité, tu peux parler ? C'est très important.
Dina, écoute.
Personne n'aime cette situation.
Et personne ne veut que ça dégénère.
Mais si on ne fait pas ce qu'il faut, ça va dégénérer.
Alors sache que la meilleure chose que tu puisses faire
pour toi, pour ton frère,
et surtout pour tes parents, c'est de nous dire où tu es.
Crois-le ou non, on est là pour t'aider.
C'est tout ce qu'on veut.
Il a fait quoi ?
Mon père.
Pourquoi vous lui faites ça ?
Je te retourne la question.
Pourquoi lui, il vous fait ça ?
Pourquoi il vous fait vivre de cette façon ?
Parce que...
dans ce pays,
les gens mangent quand ils n'ont pas faim
et boivent quand ils n'ont pas soif.
Ils achètent des choses inutiles
et jettent tout ce qui pourrait servir.
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