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BONIFACE SOMNAMBULE Sous-titres par BuStEl – 2026
Votre biberon, Monsieur.
Pour qui c'est?
Hum?
Chatouilles, chatouilles, chatouilles...
Tiens.
Bois.
Bois.
Là.
Là.
Hum.
Tu ne la vois pas?
Écoute, Bobby, voyons.
C'est bon ça.
Voici le biberon.
Ah, non.
Tu ne la vois pas?
Eh bien, tu le verras plus tard.
Bobby.
Oh, la belle fille.
Quelle allure, quelle silhouette.
Le chien.
Il ne s'agit pas de toi, voyons.
Vous désirez, Mademoiselle?
Bien, merci, je regarde.
Ah, un deuil.
Regardez.
Vous désirez, Monsieur?
Je veux offrir un cadeau à une femme, à une très jolie femme.
Montrez-moi ce que vous avez de mieux. - En or.
Bien sûr. - Un cadeau en or.
Il s'en sortait avec des gâteaux. - C'est une belle pièce.
Ce poudrier a beaucoup de succès.
Oui, pas mal.
Tenez, montrez-moi ce clip en vitrine.
Mais ce n'est pas comme ça. Tu ne sais pas t'y prendre, mon vieux voyou.
Oh, il est encore l'heure.
Il est très beau et c'est un modèle exclusif.
Écoutez, je vais réfléchir.
Je n'arrive pas à me décider.
Ah, non?
C'est drôle, j'ai l'impression que votre choix est fait.
Pardon?
Vous préférez passer à la caisse ou dans mon bureau?
Monsieur, je ne comprends pas.
C'est bien ce que je disais, dans mon bureau.
Mais... - Par là, Monsieur.
Ah, ben ça alors.
Qu'est-ce que tu veux, Ginette?
Tu te rends compte? À peine le temps de me retourner, il m'a pris un briquet en or.
C'est pas possible. - Eh bien oui, mon petit, c'est comme ça.
Allez.
Mais, Monsieur. - Il n'y a pas de Monsieur.
Ça ne se passera pas, je proteste. - Ne protestez pas, Monsieur.
Nous détestons le scandale.
Rendez-moi le briquet.
Quel briquet?
Quel briquet?
Ah, non, non, non. Le briquet.
J'avoue, je ne vois pas. - Ah, vous ne voyez pas?
Eh bien, il faudra voir un spécialiste, moi je vois tout dans les magasins Berthès.
Celui-ci, l'estingué, est un voleur.
Ah, la vache. - C'est bon.
Pour le moment, nous avons Monsieur Boniface.
C'est un arbre, quand même.
Ça, c'est moi.
Boniface, détective des magasins Berthès.
Alors, tu as compris maintenant, oui?
Compliment, Monsieur, mais ce n'est pas fair-play.
Je m'en fiche du fair-play. - Mais qu'est-ce que vous faites?
Mon métier, mademoiselle la sous-directrice: détective.
Oui, bien que vous soyez le bras malade. - Le bras malade.
Vous avez gagné, Monsieur.
Heureux de vous entendre dire ça.
Allez.
Vous m'avez appelé, Monsieur Boniface? - Oui.
Conduisez cet individu au commissariat.
Je ferai mon rapport plus tard.
Mes hommages. - Oui, oui, ça va, les hommages.
Allez, allez. - Je vous suis.
Ah, bravo, cher Monsieur Boniface.
Je viens d'apprendre votre dernier succès.
Du cran, de la perspicacité, du flair.
J'aime ça, moi. - Vous savez, Monsieur le directeur...
Ah, et modeste par-dessus le marché.
Cher Monsieur Boniface, bravo.
Bravo, bravo.
Je dirai même plus. - Oui.
Bravo, bravo.
Si vous permettez, ce n'est pas la mienne. Non, c'est pour mon musée de criminologie.
Oui, c'est... Alors...
On va marcher sur des indications effacées.
La réserve d'un antiquaire, elle est chouette, ta réserve.
Un vrai marché, au maximum. Emporte tes affaires.
Bien, ça va, j'y vais.
Ah.
Oh.
Hé, fais attention, là.
René? René? Où est le sac?
Le sac.
Le sac, c'est sur la tête. Faut pas se tromper, hein?
Non, ce n'est pas ma faute, il a dû glisser.
Ben, fais attention la prochaine fois.
Oh.
René. - Ah. Il va me le faire payer.
René, où est le sac? - Quel sac?
Il a disparu. - Disparu?
Où?
Boniface est là, j'en suis sûr. - Ça va, tu te moques de moi, du Boniface.
Je te jure que c'est lui.
Je l'ai vu comme toi. - À la télé?
Non, j'en suis certain. Viens voir, viens.
C'est Boniface. Il est somnambule.
Somnambule quoi? - Somnambule.
Tu sais pas ce qu'est un somnambule? Un type qui se promène en dormant la nuit.
Le mien tient bien.
Ça y est, il nous a reconnus.
T'es fou, les somnambules voient sans voir.
Alors, pourquoi l'as-tu salué?
Ça ne te regarde pas.
Allez, viens. - Où ça?
Dans sa chambre.
Il nous a possédés l'autre jour. On va lui rendre la pareille. Allez, hop.
On a l'air d'être seuls, il n'y a personne.
Oh, dis donc, mais... Il a fait des progrès, le Boniface.
Détective chez Berthès.
Eh bien, alors.
Ah, comment il sait se défendre, le vingt, regarde-moi ça.
Mais nous, on va se défendre. Allez, hop, par ici la bonne sangle.
Tiens, ça fait plaisir de choper un poulet. - Ah, tu m'avais dit.
Mais quand même, dis...
Détective et somnambule, ça fait un drôle de mélange.
Moi, je sais qu'un détective doit être un peu fou. Allez, on perd pas de temps.
Des visions, maintenant.
Tu vis, mon pauvre Victor.
Pas mieux.
Alors là, j'y comprends rien. C'est la première sirène qui ne veut pas parler.
On se casse. - Oh non, elle tient trop bien.
C'est sûrement elle qui met son truc.
Alors, on y va?
On remet ça en place d'abord. - Pourquoi?
Pour qu'il ne voie pas demain qu'on a cambriolé.
Mais la boîte. - On l'emporte.
Quand il se réveille, il ne sait pas qu'elle existe.
Allez, fais ce que je te dis.
Qu'est-ce que tu fais là?
Ta place n'est pas ici, là-bas.
Mais tu as changé de place.
Quel service.
J'en connais un qui va avoir des ennuis.
De gros ennuis.
Monsieur.
C'est le petit-déjeuner de monsieur. - Ah, c'est vous, Jules.
Alors, Jules, ça va continuer?
Qu'est-ce que je vous ai dit, Jules?
Ne jamais déplacer les objets.
Jules, vous êtes... Vous n'êtes pas Jules.
Mais non, monsieur, je suis... - Taisez-vous.
Mais je vous connais.
Oui, monsieur, je suis...
Silence, je vais vous dire qui vous êtes. Laissez-moi voir mon fichier.
J'ai votre photo, là-dedans.
Vous êtes le petit... Non.
Il manque encore un petit détail, mais... ça va venir.
Ah, alors, c'est vous...
qui êtes le séducteur qui ravageait les palaces de la Côte d'Azur.
Oh, monsieur.
Avec une tête pareille, c'est pas possible.
Alors, vous êtes le sourd-muet de la Porte d'Italie.
Parole. - Je vous crois.
Et pourtant...
Vous êtes René.
De la bande à Charlie.
Du gang des tractions avant.
Hélas, oui, monsieur.
Je l'étais.
Mais maintenant, je suis René.
Le valet de chambre.
Pour vous servir, monsieur.
Oui, je vois.
Vous avez abandonné les tractions avant.
Et vous avez acheté...
une conduite.
Oui, monsieur. Et j'espère rester sur la bonne route, monsieur.
Et d'ailleurs, je compte sur vous pour m'aider.
M'aider?
Oh, oui, monsieur.
Aidez-moi.
Merci.
Je vous écoute.
Eh bien, voilà.
J'espère que monsieur aura la générosité d'oublier mes erreurs passées.
Il est tellement difficile de trouver une bonne place...
quand on veut travailler honnêtement.
Ne pleurez pas, madame, monsieur.
Si vous voulez travailler, tout ira bien.
Oublions le passé.
Revenez.
S'il manque quelque chose... - Oh, monsieur.
C'est bon.
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