Jag älskar dig - en skilsmässokomedi
ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
- Tu m'écoutes ? - Tu disais ?
- Qu'on va sortir manger. - Je dois finir ça.
- J'avance bien. Arrête. - Et tu écris quoi ?
Que tu es la plus belle femme du monde.
Dire que tu m'as offert cette jolie bague en plastique.
La plus chère des bagues en plastique.
Je te crois pas. Tu m'aimes ?
- Je t'aime fort. - Plus fort, j'entends pas.
Je t'aime !
18 ANS PLUS TARD
RESTAURANT DU THÉÂTRE
- Vous n'avez plus de sole ? - Non, désolé.
- Mais je vais manger quoi, alors ? - Choisis autre chose.
Vous savez quoi ? On s'installe en Italie.
- Ça alors ! C'est super ! - En Italie ?
Estelle en rêve depuis toujours.
Et je veux exaucer tous ses rêves.
Gustave et moi n'avons pas voyagé en amoureux depuis une éternité.
Vous êtes prête à commander ?
- Le flétan est servi avec quoi ? - Épinards et échalotes au beurre.
Je digère mal l'échalote et je ne veux pas avoir des épinards entre les dents.
- Vous auriez de la purée ? - Oui.
Alors un flétan avec de la purée.
- Et pour madame ? - Un tournedos.
- Et pour la cuisson ? - Faites au mieux.
Deux assiettes de foie gras, s'il vous plaît.
Merci.
Tu t'es fait une couleur ? C'est réussi.
- Merci. - Tu te teins les cheveux ?
- Je l'ai fait il y a deux semaines. - Trinquons !
À notre soirée ensemble et tous nos vœux pour vos fiançailles.
Te souviens-tu au moins de la couleur de mes cheveux avant ?
Et vous vous installez où, en Italie ? Dans le talon de la botte ?
- De quelle couleur sont mes yeux ? - En Toscane ! C'est si beau.
Non.
Tu n'en sais rien.
- Gustave a des bas de contention. - Pour l'avion.
- C'est pour la circulation. - Tu as quel âge ?
- Et maintenant, buvons ! - Il est temps.
- À nos merveilleuses années à venir. - Santé.
- Tchin. - Tchin. Trinque avec moi.
Marianne ?
Je vais faire mon sport.
Gustave, il faut qu'on parle.
Je veux divorcer.
Excuse-moi. Tu vas où ?
Je ne t'aime plus, je veux divorcer.
- Et notre déjeuner ? - Quoi ?
Marianne ? Tu es sérieuse ?
Tu ne peux pas décider de divorcer comme ça, un dimanche matin.
- Et pourquoi pas ? - Parce que ça ne se fait pas.
- Ah bon ? - Marianne, je t'en prie.
Tu as perdu la tête ? On va déjeuner chez papa et maman.
- Mon taxi m'attend. - Ton taxi ?
Je suis désolée, Gustave.
- Qu'est-ce que j'ai fait ? - Ce qu'il fallait faire.
Tu as pris la bonne décision, ne sois pas triste.
Tu en parles depuis longtemps, tu es enfin passé à l'acte.
Je suis fière de toi.
C'est la pire des choses que j'ai faite de ma vie.
- Je crois que je vais vomir. - J'ai une idée.
- On va fêter ça. - Quoi ?
Tu as pris ta vie en main.
C'est courageux. Vraiment.
- Je suis une horrible personne. - Arrête !
Je te propose de suivre mon exemple quelques temps.
Tu vas reprendre goût à la vie. Tu habiteras ici.
- On sera à l'étroit, mais on va rigoler. - Merci.
Un 1982. Je le gardais pour mes 40 ans, mais...
- Quarante ans ? - Ne parlons pas de moi.
Nous allons trinquer pour une femme
- qui va enfin profiter de la vie. - Mon Dieu...
C'est bien pour toi.
Félicitations. Tiens.
Il est bon ?
Je ne sais pas si les félicitations sont de mise.
- Bonjour, papa. - Bonjour, papi.
Où est Marianne ?
Elle est un peu patraque, mais elle vous passe le bonjour.
Gustave et les enfants sont là.
Marianne est un peu patraque.
Merci, je ne suis pas sourde !
- Marianne est patraque ? - Oui, elle doit couver quelque chose.
- Espérons que ce n'est pas grave. - Oui.
- Salut, frangin. - Alors, où est Marianne ?
- Elle t'a enfin quitté ? - Non.
Chéri, il vient, ce Manhattan ? Je meurs de soif.
Elle aura ma peau, un jour.
Il arrive tout de suite, mon canard en sucre.
Il faut en laisser pour les autres. Ça suffit, maintenant.
Aïe ! Quel sale gosse !
Viens, mon petit cœur.
Tu es tout chaud. Tu es malade, mon ange ?
Il y a un truc qui cloche chez lui, c'est sûr !
Tu as un rhume, mon ange.
Eh bien... vous pouvez me reprocher d'être vieux jeu si vous voulez.
Mais c'est grâce aux traditions qu'une famille reste unie.
Être marié n'est pas toujours facile.
Nils, tu sais de quoi je parle.
Merci, papa.
Quant à toi, Inga... Nous évoquerons ton cas une autre fois.
Je t'en prie Inga, ne sois pas si susceptible.
Il ne faut pas baisser les bras, il faut serrer les dents,
tenir bon dans la tempête.
Car tant qu'il y a de l'amour...
Portons un toast.
Dans deux semaines, nous fêterons nos noces d'or.
À l'amour !
- À l'amour ! - Frangin.
- Qu'est-ce qui m'a pris. - N'importe quoi.
Pourquoi tu as dit que maman est malade ?
Pour ne pas contrarier mamie et papi.
- Tu as menti. - Pas du tout, maman ne se sent pas bien.
- Elle n'est pas malade. - Non, mais elle est un peu fatiguée.
- Vous allez divorcer ? - Non. Certainement pas.
Maman est un peu fatiguée, elle va se reposer.
Elle reviendra et on reprendra une vie normale.
Tu crois vraiment ce que tu dis ?
- 11 rue Ulrikagatan, s'il vous plaît. - Très bien.
En fait, ce serait plus raisonnable que je termine ça.
Cette robe te va comme un gant. T'es canon !
- Il faut que tu baises tout de suite. - Quoi ?
Que tu baises. Il faut remonter en selle.
Je suis mariée, je te rappelle !
En tout cas, je ne suis pas en état de... me lancer.
Arrête, t'es super sexy. On va se marrer.
Je ne sortirai pas ce soir. C'est hors de question.
- Ces gens n'ont donc pas de famille ? - C'est top, non ?
C'est fort. Il y a quoi dedans ?
- Salut ! - Salut, toi.
Ça alors !
- Ça roule ? - Je suis contente de te voir.
- Tu vis toujours à Majorque ? - Bien sûr.
- Viens me voir, à l'occasion. - Pourquoi pas ?
- Je t'attends. - Ciao !
À plus.
Il est trop ringard. N'importe qui, mais pas lui.
- Quoi ? - Ne couche pas avec lui.
- Camilla, je ne coucherai avec personne. - Allez !
- J'adore ce morceau ! - Oui, il est super.
Je ne me sens pas très bien.
Salut !
Bonsoir.
Bombasse.
OK.
- Je veux dire, t'es une bombasse. - Quoi ? Pardon, je croyais...
que vous parliez de Camilla.
- Relax. - Oui.
Je suis juste un peu...
Merci, en tout cas.
- Viens, on bouge. - Quoi, on bouge ?
- Toi et moi. Viens. - Quoi ? On ne peut pas...
Mon Dieu, je suis désolée.
Ce n'est pas grave du tout... Ça va partir au lavage.
- C'est horriblement gênant, Camilla ! - Ne dis pas de bêtises.
Tiens, voilà mes clés. Je dors chez Roffe ce soir.
- Roffe ? - La portière est là.
- C'est qui ? - Mon nouveau mec. Tiens.
- Et qu'est devenu... - Karl-Henrik ? Il était trop rasoir.
- Bois un peu d'eau. - Oui, ça va.
- À demain matin. - Très chouette, cette soirée !
Je dis quoi aux enfants ? "Maman a perdu la tête."
Ils devraient survivre quelques jours avec leur père.
Et tu habites où ?
Chez Camilla. Où veux-tu que j'habite ?
- Chez Camilla ? - Tu n'écoutes jamais ce que je dis !
Tu n'es qu'un gamin !
- C'est Camilla qui t'a mis ça en tête ? - Ne la mêle pas à ça.
Elle se montre très attentionnée, si tu veux savoir.
Tu ne peux pas quitter ta famille sur un coup de tête. C'est gênant.
C'est toi que je quitte, pas mes enfants.
Tu nous fais une petite crise de la quarantaine.
C'est normal, ça passe, j'ai lu un article là-dessus.
On dirait que tu parles d'un chien qu'on va piquer.
Il s'agit tout de même de notre couple.
- Tu as rencontré quelqu'un ? - Non, personne.
Tu devrais le savoir. Qu'il est pénible !
Tu m'as raccroché au nez ?
Qu'est-ce que tu fabriques ?
Filip ? Ça ne va pas la tête ?
Dis-donc...
- Papa, je te présente mon petit copain. - Bonjour. Gustave Brandel.
- Gusgrave. - Quoi ?
Gusgrave. Mon pote Gustave, on l'appelle tous comme ça, tu vois ?
Ah oui ? Voyez-vous ça.
- Et tu t'appelles comment ? - Fabbe.
Fabian Love Wachtmeister, si tu veux ma carte d'identité.
Boire un chocolat ne suffit pas.
Mais j'ai pas faim.
- Mange au moins une tartine, Filip. - T'es sourd ? J'ai pas faim !
Ah oui ? Voyez-vous ça.
- C'est un tatouage ? - Merde, ça ?
Je l'ai fait l'autre jour.
- Il vient du cœur, tu vois. - Il est tellement sincère.
- La sincérité, ça compte. - Pas vrai, papa ?
Oui, tout à fait.
Et sinon, tu es dans quel lycée ?
J'ai arrêté au bout d'un an. Je me suis dit :
"L'école, c'est pas pour moi." Je vais à l'école de la vie, mec.
- Tu travailles, alors ? - De temps en temps. Népal.
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