ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
"... temps brumeux jusqu'à mercredi. C'était la météo de 2 h 00.
Vous écoutez KMPC, 7.10 à Los Angeles."
"Mutual Broadcasting Systems présente
le lauréat du prix Pea Body, le Larry King Show.
Le talk-show le plus écouté du pays.
Et maintenant, Larry King !"
"Nous sommes avec Rex Reed, critique de cinéma du New York Post.
Quel est votre modus operandi, Rex Reed ?
Préférez-vous voir les films dans une salle pleine à craquer,
ou dans une salle privée ?"
"J'aime voir les films pendant la journée.
Je n'aime pas les voir la nuit, car j'aime être frais et dispo.
La séance de 11 h est idéale.
J'aime être seul dans la salle, mais ça arrive rarement.
Aller dans ces gros cinémas bondés le soir me déplaît.
Ils remplissent la salle avec toutes les secrétaires
de la maison de production, et tous leurs petits cousins.
Parce qu'ils veulent un public qui crie.
Ils sont comme des investisseurs le jour de la première."
"On dit qu'il y a un genre de film
qui ne doit être vu qu'en public : la comédie.
Si vous regardez une comédie à 11 h du matin, seul..."
"Si c'est vraiment drôle, je m'esclafferai.
Pas besoin du rire des autres pour savoir si je dois rire.
Je réagis mal à l'hystérie collective, de toute façon."
"Nous allons prendre quelques appels.
Le premier est de Cincinnati. Bonjour."
"Bonjour. Rex, je trouve que votre franc-parler est rafraîchissant,
et votre humour pince-sans-rire me fait beaucoup rire."
Vous êtes souvent d'accord avec toi !"
"Merci. Ca me cause parfois des problèmes."
"Est-ce que ça vous tracasse ?"
- "Ca m'a tracassé, autrefois." - "Vraiment ?
A une époque... Par exemple, aujourd'hui,
je peux voir des films classés P ou PG,
parce que je n'aime pas être gênée ou embarrassée.
J'ai vu l'Etalon noir deux fois, donc vous voyez ce que je veux dire."
"Quelle est la question ?"
"Le sexe, pour moi, n'est pas un spectacle.
Verra-t-on encore de bons films, gentils et sans obscénités ?
Un jour ?"
"Il y en a eu, récemment.
Une scène peut être tellement meilleure
si l'on laisse sa place à l'imaginaire,
pour entretenir une émotion.
Les films que je regardais quand j'étais plus jeune
étaient plus sexy que n'importe quel film d'aujourd'hui.
Je me souviens du film Le Rebelle,
avec Gary Cooper et Patricia Neale."
Linda ?
"... elle ne faisait que le regarder, mais on voyait son désir pour lui,
et jamais ils ne se déshabillaient !"
Tu dors ?
Oui...
Peut-être qu'on ne devrait pas déménager.
Qu'est-ce qu'il y a, maintenant ?
C'est le moment de se poser la question.
On a vendu la maison, il fallait y penser avant.
Bon, je ne peux pas te parler, alors bonne nuit.
Tu es juste stressé par la journée de demain.
Tu auras la promotion, on déménagera et on sera content.
D'accord ?
Ta voix remplit notre chambre d'excitation.
Je suis fatiguée, arrête de te poser des questions.
Nous avons pris la bonne décision, ça va marcher.
D'accord, bonne nuit.
Bonne nuit.
Pourquoi cette maison-là ?
Quoi ?
Elle est trop proche, on ne quitte pas le quartier.
On aurait dû aller plus loin.
Cette maison est plus spacieuse.
Une maison, c'est plus que ça. On aurait pu louer un garde-meuble.
En plus, il n'y a pas de court de tennis.
On ne joue pas.
On n'a pas de court. Sinon tu pourrais apprendre.
Peut-être qu'un jour on en aura un, et on apprendra.
D'accord.
Ca te va ?
- Je peux te demander autre chose ? - Quoi ?
Les déménageurs ont emballé nos affaires à notre place.
Quoi ?
On aurait dû le faire nous-mêmes. Nous sommes irresponsables.
Je n'en reviens pas.
Une minute, c'est le court de tennis et l'autre, tu t'inquiètes
parce que les déménageurs ont emballé un carton.
Des fois, j'aimerais qu'on soit plus irresponsables.
C'est-à-dire ?
Rien. Dors, tu te sentiras mieux.
Que veux-tu dire par "irresponsables".
On est trop responsables ?
Oui, parfois, on se contrôle trop.
Ah, vraiment ?
On se "contrôle" trop ?
Comment payer une maison 450 000 dollars
avec bonnes et gouvernantes sans se "contrôler" ?
- De quoi parles-tu ? - Peu importe.
Je vais dormir dans le garage.
Ne fais pas ça !
Je suis responsable, je vais surveiller la voiture.
Tu es fou !
Exact ! Je suis fou, et responsable.
C'est un cocktail explosif.
Je ne vais pas dormir au garage.
Je ne suis pas une bête.
Allez, viens te coucher.
Excuse-moi.
- Mais ne m'insulte pas. - Je t'insulte ?
Me traiter de "responsable", autant dire vieux, étriqué, guindé !
Je fais de mon mieux. Je ne sais pas faire autrement.
Et tu n'es pas "irresponsable" toi non plus, regarde ton boulot.
DRH, c'est pas loin du camp de concentration.
Embauche quelqu'un qu'ils n'aiment pas et tu es virée.
- En quoi es-tu libre ? - Tu es fâché, pardon pour ce mot.
Après demain, tout s'arrangera, j'en suis sûr. Pas toi ?
- Tu dis toujours ça. - Je sais mais,
depuis 8 ans, je ne suis qu'un employé.
Demain, je suis promu, et tout change.
J'aurais des actions dans l'agence.
Avec ça, je serai réellement responsable.
Je pourrai enfin faire l'idiot, être irresponsable,
puisque j'aurai un poste de responsable. Tu me suis ?
- Oui, je crois. - Bien.
Bonne nuit.
Linda ?
Comment ça va ?
J'en suis flatté.
Non, non !
C'est plus !
Venez voir notre nouvelle maison, on se fera un barbecue.
Pour fêter ça.
Mais bien sûr !
Des côtelettes... du poisson, comme vous voulez !
- Que fais-tu ? - Rien.
Tu peux être chez M. Taft dans 20 minutes ?
Je ne choisis pas les carreaux, c'est le plus grand jour de ma vie !
- On devait le faire ensemble ! - Impossible.
- Tu passes ton temps à la cuisine. - Mais je n'y pense jamais.
C'est ta cuisine, tu feras le bon choix.
- Tu es en colère. - Non, pas du tout.
Bonne chance. Tu vas l'avoir, ta promotion.
Réfléchis-y.
Bonne chance.
Comment ça va ?
- Bonjour, êtes-vous Bob ? - Bob ?
Désolée.
Moi, j'ai trouvé ça malpoli !
Je dois y aller. Bye.
- Bonjour ! - Comment vas-tu ?
Bien. Réunion dans 45 minutes.
Je suis très nerveux.
- Tu as bonne mine ! - Toi aussi.
Pas d'appels, je veux être tranquille.
Appelle Mercedes.
- Bonjour ! - Bonjour.
Alors ? Elle est belle ?
Quoi donc ?
La cuisine ! Comment est-elle ?
J'ai choisi des carreaux orange.
- Orange ? - Orange brûlée.
Ca doit être joli !
Peux-tu fermer la porte ?
Qu'y a-t-il ?
Je vais haïr cette maison.
Que dis-tu...
Après le départ de l'entrepreneur, je suis restée seule,
assise par terre, au milieu du salon.
J'ai déprimé. Un avant-goût des 10 prochaines années.
Je me suis mis à trembler.
Plus rien ne me plaît.
Ma vie, ma maison, rien.
- Que veux-tu dire ? - Rien ne change !
Ni moi, ni David. On avance plus.
La vie file, c'est tout !
Il croit que cette promotion va changer les choses.
Il croit ça à chaque promotion,
et rien ne change jamais.
Il y aura peut-être un changement, cette fois.
- Et sinon ? - Sinon...
Tu divorceras. Tu feras le nécessaire.
"Ici Hanz, patientez."
Je patiente depuis ce matin.
"Hanz à l'appareil."
- David Howard. - "Comment ça va ?"
Bien, écoute...
Je m'apprête à décider. Je pense que le beige
fait le meilleur intérieur.
Et avec le marron foncé,
c'est la meilleure combinaison.
Donc, redis-moi...
Le prix total, avec les taxes, l'immatriculation,
et de votre porte jusqu'à mon garage.
"Ca fera 44 420 dollars."
C'est cher, pour une voiture.
"Pas une voiture, une Mercedes."
Je sais, mais ça reste cher.
"Alors, achetez une Nova."
Et il n'y a aucun extra, n'est-ce pas ?
Pour ce prix-là, je n'ai rien à ajouter.
"Il faut juste ajouter le cuir".
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