ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
Somnambule
Au lieu de rêver, je déambule
Car je t'ai perdu
Et maintenant, que faire ?
Je n'arrive pas à croire que c’est fini entre nous
Je parle en dormant
Comme tu me manques Je parle en dormant
Alors que le souvenir de toi persiste comme une chanson
Chéri je me suis trompée
La nuit remplit ma solitude
Je vois ton visage
Tourner dans ma tête
Je sais que je te désire tellement
Je...
Allez-vous-en.
J'ai dit : "Dégagez !"
Bonjour ?
Quoi ?
Écoutez, je suis désolée.
Est-ce que je peux entrer ?
Pourquoi ?
J'ai juste... J'ai vraiment besoin qu'on me dépose.
Vous déposer ?
Qu'on m'emmène en voiture jusqu'en ville.
Merci.
Je suis désolée.
Il fait vraiment un temps de dingue dehors.
Vous savez l'heure qu'il est ?
Non.
Laissez-moi une minute.
Et fermez la porte, s'il vous plaît.
Oh, merci, mais je ne vais pas rester.
J'ai juste besoin qu'on me dépose en ville.
Vous dégoulinez sur mon sol.
Oh, désolée.
Qu'est-ce qui vous amène ici ?
Je ne sais pas. J'ai juste couru.
Je crains que vous n'ayez frappé à la mauvaise porte.
Ma voiture fait des siennes depuis quelques jours.
Est-ce qu'il y a des bus qui partent d'ici ?
Pas à deux heures du matin.
Vous avez eu une longue soirée.
Faut croire que oui.
Désolé pour tout à l'heure.
Il y a des gosses, ces putains de petits sauvages dans le parc...
qui frappent à ma porte à toute heure de la nuit.
Quand je vais enfin ouvrir, il n'y a plus personne.
Ça doit être énervant.
Ils semblent trouver cela drôle.
Je n'ai jamais vraiment compris la plaisanterie.
Vous devriez enlever votre chemise.
Je peux la mettre sur le chauffage.
Oh, non, c'est bon. Je ne compte pas rester.
Ça ne prendra qu'une minute.
En fait, si vous avez un téléphone, je peux peut-être appeler un taxi.
Ce n'est pas un problème. Passez-la moi.
Vous avez nagé.
Euh, oui.
Drôle de temps pour ça, non ?
J'étais à la plage tout à l'heure. J'ai dû m'endormir.
Je suis tout le temps au mauvais endroit au mauvais moment.
La plage ?
Vous avez couru jusqu'ici depuis la plage ?
Oui.
- Pourquoi ne pas vous asseoir un moment ? - Oh, non, vraiment...
C'est bon. Asseyez-vous.
Il faut reposer vos doigts après avoir défoncé ma porte.
Vous voulez du thé ou autre chose ?
Non, merci.
Mais je prendrais bien une cigarette, si vous en avez une.
J'ai bien peur que non.
Donc, je peux utiliser votre téléphone ?
Je dois juste appeler un taxi.
Mon hébergement n'est pas très loin d'ici.
Je me doutais que vous n'étiez pas du coin.
- Ah bon ? - Je ne vous ai jamais vue dans le parc.
Vous n'êtes clairement pas une résidente,
et vous êtes bien loin de la ville, donc j'ai supposé que vous étiez perdue.
De plus, nager à cette époque de l'année ?
Ne me dites pas qu'il y a des crocodiles.
Des crocodiles ?
Non.
Un risque d'hypothermie, peut-être.
Mais je dois admettre
que cet orage est étrange.
En général c'est pendant les mois les plus chauds.
Sûrement à cause de l'humidité.
Vous êtes assez âgée, n'est-ce pas ?
Pour boire ? Oui. Bien entendu. Merci.
J'espérais juste pouvoir passer ce coup de fil.
Oh, c'est vrai. Je suis désolé.
Pour la cabine téléphonique. Je n'ai pas de téléphone mobile.
Il y en a une devant le parc.
Je pourrai vous y accompagner quand le temps se calmera un peu.
Oh, merci, mais si vous m'expliquiez, je pourrais y aller par moi-même.
Ça fait une longue trotte, quand même.
Ils verrouillent les portails après minuit,
pour qu'aucune voiture ne puisse venir par ici la nuit.
Les phares sont pile à la bonne hauteur pour passer à travers les rideaux.
Les résidents les plus louches croyaient qu'il y avait une descente de police.
On dirait que vous avez des voisins intéressants.
Oui, on peut utiliser ce mot pour les décrire.
Paranoïaques.
Comme moi, je suppose.
Comme tous ceux qui sont assez vieux pour avoir fait des choses
dans leur vie qui peuvent rendent paranoïaques.
Eh bien...
Merci beaucoup pour la serviette et la monnaie.
Mais je devrais sûrement vous laisser tranquille.
Je ne pense pas que ça soit possible.
C'est ce que je vous disais tout à l'heure. Le portail est fermé.
J'ai une clé, mais je vais devoir vous accompagner.
- Je suis sûr que ça va bientôt se calmer. - Je ne veux vraiment pas vous accaparer.
Je suis sûre que je trouverai un moyen de sortir.
Je suis désolé. Bien entendu.
Je pense que je devrais attendre que ma chemise soit sèche.
Vous habitez ici depuis longtemps ?
Dans le parc ?
Depuis longtemps.
J'ai grandi sur la côte, j'ai quitté la ville vers 20 ans.
Quand j'ai perdu mon emploi, j'ai décidé de partir à nouveau,
pour trouver un endroit calme... et bon marché.
Alors on a quelque chose en commun.
Qu'est-ce que c'est ?
Le chômage.
C'est quelque chose de chronique chez moi.
J'étais électricien.
J'étais très bon dans ce domaine.
Jusqu'à ce que je coince un tournevis dans une prise de courant.
Et ils vous ont renvoyé pour ça ?
Non. Non, j'ai démissionné.
Après quelque chose comme ça,
mettre des tournevis là où il fallait vraiment me semblait...
peu inspirant.
Personne ne vous dit jamais
que la peur et l'excitation sont des émotions identiques.
C'est pour ça que les gens mettent des fourchettes dans les grille-pains.
C'est pour ça qu'ils sautent d'un avion,
qu'ils sniffent de la cocaïne... braquent des banques.
Ils se convainquent qu'ils sont sur le point de mourir
juste pour se sentir éveillés.
Qu'est-ce que cela dit des humains, à votre avis ?
Comment nos cerveaux interprètent
la joie et le danger comme une seule et même chose...
Comme des putains de papillons de nuit.
Où séjournez-vous ?
Ma maison. Elle n'est pas loin d'ici.
Votre maison ?
Mon hôtel.
Tout est un peu loin d'ici.
Vous n'êtes jamais venue ici auparavant ?
Votre visage m'est familier.
Vous êtes en train de devenir bleue.
Vous ne voulez pas prendre une douche, vous réchauffer ?
Oh, non, vraiment. Ça va.
Votre chemise sera sèche quand vous aurez terminé.
J'espérais vraiment pouvoir appeler ce taxi.
Je vous emmènerai
une fois l'orage passé.
Vous tremblez.
Prenez une douche.
Le téléphone n'ira nulle part.
Première porte à gauche.
Quoi ?
Il y a un pull sec sur le banc pour vous.
Votre chemise n'est pas encore tout à fait sèche.
Vous ne cuisinez pas pour moi, n'est-ce pas ?
Je ne dirais pas que réchauffer une soupe en conserve soit cuisiner.
Juste de quoi vous réchauffer en attendant que votre chemise sèche,
ou s'enflamme, connaissant ce radiateur.
Vous êtes marié ?
Non.
Il appartenait à une ancienne petite amie.
Vous pouvez le garder si vous le souhaitez.
Et vous ?
Mariée ? Fiancée ?
Non, certainement pas.
J'ai déjà du mal à m'occuper de moi-même,
je vais pas en plus m'inquiéter pour quelqu'un d'autre.
Alors vous êtes un esprit libre ?
Esprit libre... J'aime bien ça.
Ça donne un air poétique à tous les ratés de ma vie.
C'est ça qui vous a amené par ici ?
Par ici ?
Je veux dire, en général. Voyager seul semble...
Stupide ?
J'allais dire "solitaire".
Non, c'est stupide. C'est ce qu'on fait toutes.
- Qui ? - Les femmes comme moi.
On se met dans des situations stupides
et on fait semblant d'être choquées quand ça tourne mal.
Parfois, on dirait qu'on est attirées par des fins malheureuses, vous savez ?
Comme des putains de papillons de nuit.
Vous vous sentez seul, caché ici ?
Caché ?
Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Les gens déménagent et disent que c'est pour un quartier tranquille
ou des logements moins chers.
Mais en réalité, ils cherchent toujours à fuir quelque chose.
Comme si on pouvait se débarrasser de ses erreurs dans des boîtes à dons,
No comments yet. Be the first to leave one.