ആദ്യത്തെ 199 വരികൾ.
Giuseppe !
Tu pourrais retourner là où tu es né.
Tu es seul ici.
Tes petits-enfants…
Profite de tes petits-enfants, papa.
On est reconnaissants pour ce que maman et toi avez fait pour nous.
Pas vrai ?
Mais pourquoi tu continuerais à travailler ?
- "Forno Antico", bonjour. - Un pistolet…
D'habitude, je réponds "bonjour" quand on me dit bonjour.
- Qu'est-ce qu'il fait là ? - Luigi l'a mis là.
Il l'a donné à maman pour quand elle était seule. Elle en voulait pas, mais…
Qu'est-ce qui t'a pris ?
Papa, cette ville devient dangereuse.
- Y a de sales types qui rôdent. - Reprends-le.
- Tu connais le nombre de cambriolages ? - Reprends-le.
Ici devant…
Bonne nuit, tonton.
Tu le mets là et tu t'en débarrasses.
J'ai dit non !
Ne criez pas !
Maman est là.
Le bar appartenait à maman. On le vend et on partage.
- C'est tout ce qui lui reste. - Et moi ?
Tu vois pas que j'ai des problèmes ?
Au fait, t'aurais pas…
Je te le rendrai.
Aide-moi à la boulangerie.
Quelques heures.
Alors tu vas rouvrir ?
T'aurais pu me prévenir.
Peppì, un double. Je dois conduire toute la nuit.
Peppì, on dirait que t'as aussi besoin d'un double.
Tes garçons ne t'aident pas ?
- Pourquoi tu ne l'aides pas ? - C'est bien payé.
Je mourrais de faim. Ses prix sont plus bas que ceux des clubs de bocce.
Giuseppe devrait faire un peu de ménage.
Ils n'ont pas compris que l'Italie ne pouvait pas accueillir toute l'Afrique.
Pourquoi tu les fous pas dehors ?
Ta femme les a beaucoup défendus.
Mais maintenant ? Attrape-les et renvoie-les. Hein ?
Alors c'est moi qui vais les renvoyer.
Tu te défausses, oui ou non ?
- Bar Giuseppe. - J'appelle pour le job de serveur.
Numéro cinq !
Mes références.
- Oui ? - J'ai vu l'annonce.
Bien. Venez quand vous voulez, même aujourd'hui, je vous verrai.
- Numéro six ! - Il est parti.
- Le sept est là ? - Oui.
- T'as vu comme ils sont nombreux ? - Peppì veut tous les rencontrer.
Depuis que je suis diplômé, je trouve pas de boulot. Je dépends de mes parents.
J'aime pas étudier, j'aime la moto.
Je pourrai m'en acheter une en bossant ici. On gagne combien ?
Après avoir fui, on a fait toutes sortes de boulots.
On a rejoint la sœur de mon mari ici.
Je peux appeler mon mari ?
Il est journaliste et parle votre langue.
Les militaires ont brûlé son travail.
Ils voulaient m'empêcher d'écrire la vérité. Mais j'ai continué.
Ils m'ont arrêté et torturé.
On espère que notre fuite offrira un meilleur avenir à notre fille.
Je peux l'appeler ?
Elle est orpheline. Le gouvernement a tué ses parents.
Elle est avec nous depuis qu'elle est toute petite.
- Bikira. - Bonjour.
Si vous nous prenez, on peut travailler ensemble ou à tour de rôle.
Il paraît que tu cherches de l'aide.
Papa, tu as bien regardé tes comptes ? Entre le salaire et l'aide sociale,
sans la gestion de maman, tu risques de merder.
- Je ne peux pas m'en occuper seul. - En fait…
Tu as essayé de demander à Luigi ?
Il te l'a dit ?
- Il pourrait finir par y réfléchir. - Il est passé.
Tu vois ? Il m'a dit qu'il…
Il ne s'est pas arrêté.
Il y avait quelqu'un de bien dans les gens que tu as vus ?
Il y avait du monde. Il doit bien y en avoir un qui t'a plu.
Qui ?
- Tout le monde. - Comment ?
Ils m'ont tous plu.
Comment peuvent-ils vivre sans travail ?
Pauvres gens.
Ce ne fut pas facile, mais j'ai décidé qui travaillerait au bar.
Votre proposition de travailler à tour de rôle n'est pas autorisée.
Un jus d'orange et un café, s'il vous plaît.
Je ne ferai qu'un seul contrat…
mais si vous alternez à l'occasion
ou si vous vous tenez compagnie, ça ira.
Vous pouvez choisir lequel d'entre vous conviendra le mieux.
C'est Giuseppe qui m'envoie.
Tu n'es pas faite pour ça.
Nicola, le fils de Giuseppe.
Bikira. Tu me fais un café ?
- Je ne savais pas que… - Oui, papa ne parle pas beaucoup.
Tu te plais ici ?
Je n'avais jamais travaillé dans un bar.
Mais ça me plaît.
Il fait toujours des prix bas ?
C'est pas trop tôt. Tu te la coules douce le matin, maintenant.
Je suis allé voir maman.
Tu prends un petit-déjeuner ?
Non. Je vais ouvrir la boulangerie.
Tu en veux ?
Tu en veux ?
- C'est quoi ? - De l'alloco.
- C'est-à-dire ? - De la banane plantain.
Découpée. Frite dans l'huile.
Tu aimes bien ?
Tu en veux ?
- C'est quoi ? - Des gnocchis.
- C'est-à-dire ? - De la farine avec des pommes de terre.
Comme des pâtes.
Bouge pas ou je t'ouvre le cœur. Où est l'argent ?
Viens ici ou je t'éclate la tronche, salope !
Où est le fric, salope ?
Tu le planques où ?
Où est le fric ? Où est-il ?
Salon !
La clé ! Où elle est ?
Je ne l'ai pas.
L'homme tenait un pistolet semi-automatique,
modèle 92, calibre 8, sans permis de port d'arme.
Dis-lui que c'était le mien.
Si tu veux.
Vous allez me dire où vous avez eu cette arme ?
Si vous collaborez, si vous nous dites qui vous l'a donné,
vous pourrez obtenir une réduction de peine.
Vous me le dites, oui ou non ?
Je l'ai achetée.
À qui ?
Vu que l'homme n'a pas voulu révéler sa provenance,
selon les termes de la loi, nous sommes tenus de l'arrêter
et de le présenter au tribunal pour comparution immédiate,
en vertu des articles 7 et 9 de la loi 895 de 1967.
L'arme susmentionnée a été confisquée.
Le tribunal confirme l'arrestation et vu l'absence de casier,
il applique une mesure d'assignation à résidence
pour au moins trois mois.
Tu l'auras voulu.
Aujourd'hui, tourte aux légumes,
pain de viande…
et gâteau aux fruits.
Je n'en avais jamais fait. Je ne sais pas ce que ça donnera.
Si tu n'aimes pas, tu peux faire tes gnocchis en caoutchouc.
- C'est bon ? - Non.
- Et le bar ? - Tout va bien.
Papa et maman m'aident.
Comment tu fais pour manger, les autres jours ?
Tu veux que je vienne plus de jours
pour t'apporter des plats chauds, et pas juste le dimanche ?
Ça me ferait plaisir.
- Je peux t'aider ? - Merci. Ça ira.
Allez. C'est lourd, toutes ces bouteilles.
Je vais marcher.
J'aime l'odeur du bois.
Qu'est-ce que tu as dit ?
Que tu es un homme juste.
Qui c'est, elle ?
Qu'est-ce qu'elle fout là ?
- Bonjour. Vous buvez quelque chose ? - Une autre bière.
D'accord.
- Pour l'essence, c'est fermé. - Je te dépose ?
Tu dois être fatiguée.
Je vais pas te manger.
Le petit-déjeuner aussi ?
Merci.
- Excuse-moi. Je ne t'attendais pas. - Pas de problème.
Voilà.
Ça sort tout chaud du four.
Tu n'es pas venue hier.
J'ai cru que ton fils était là, je ne voulais pas déranger.
Il est là ?
J'ai fait du café. Tu en veux ?
Tu es sortie plus tôt que d'habitude ce matin.
- J'étais chez Giuseppe. - Déjà ?
Bikira !
- Tout va bien ? - Oui. Très bien.
Désolée de vous déranger.
Je vous en prie.
Asseyez-vous.
- Je vous offre quelque chose ? - Merci. On était à votre bar.
Vous devez vous demander ce qu'on fait là.
Ce n'est pas bien.
C'est notre culture.
Une jeune fille comme Bikira
passe beaucoup de temps seule à la maison avec un homme.
M. Giuseppe, nous savons
que vous avez besoin de quelqu'un pour vous aider, mais franchement…
Je vais me débrouiller.
Je m'excuse de ne pas m'en être aperçu.
Ne vous excusez pas.
Au contraire, pardonnez-nous, mais mettez-vous à notre place.
Comprenez-nous.
Merci.
Bikira, excuse-moi…
C'est vrai que ton nom veut dire "vierge" en swahili ?
- Comment tu le sais ? - J'ai regardé sur Internet.
Je peux aussi trouver des choses si je veux.
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