ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
En tant que commandant en chef, j'ai décidé, dans l'intérêt national,
d'envoyer 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan.
Cette guerre, qui dure depuis huit ans,
a coûté d'innombrables vies et ressources.
Cette décision exige encore plus de vous,
les militaires et vos familles,
qui avez déjà payé le prix fort.
Allez, Joey !
Il est plein.
Voici les photos de mon père en Afghanistan.
Ça, c'est la première base où il était.
Je crois qu'il était dans cette tente.
Là, il salue un de ses officiers de haut rang.
Voici son véhicule.
Là, c'est mon père avec Joey et moi.
Je sais, mais ça n'arrête pas de bouger.
Je n'arrive pas à écrire.
Je m'appelle Joey,
et j'ai sept ans et demi.
Mon frère a douze ans et demi, je crois.
- Je peux étudier les guépards. - C'est bien.
C'est un animal.
Mon père est en Afghanistan, pour faire de ce pays ce qu'il est.
Tonton Shawn, je n'en mangerai pas.
Il a dit que s'il ne le faisait pas,
on nous tirerait dessus pendant la nuit.
BON RETOUR À LA MAISON, BRIAN
On va rester chez mon oncle pendant 14 mois.
Déménager a été dur : j'ai dû me faire de nouveaux amis.
Ils vont venir avec nous. On se retrouve à l'aéroport.
Ensuite...
Isaac est là, il travaille.
Isaac, c'est ton père.
Il est à Atlanta.
Salut, papa.
Bien.
Oui.
Mon père vient passer deux semaines de vacances avec nous.
Dès que je le verrai, je courrai jusqu'à lui.
Joey, voici l'avion de papa. Tu le vois ?
Oui !
BON RETOUR À LA MAISON !
Je vais essayer de le voir par la fenêtre. Je sais.
Essaie de le voir par la fenêtre.
Je vais lui faire coucou au cas où il me verrait.
- Papa va descendre en premier. - Allez !
Remonte-la ! Et souris.
MON PAPA EST EN AFGHANISTAN
Allez, M. le soldat.
- C'est lui ? - Non, il n'est pas aussi musclé.
Mon père est moins musclé que ça.
- Le voilà. - Tu peux le tenir ?
Oui, vas-y.
Je vous aime.
Calme-toi.
Allez.
Je vous aime.
Contents de me voir ?
- Hein ? - Oui.
C'est quoi ?
C'est joli.
Tu n'as pas changé.
J'espère bien.
- Papa ? - Je ne suis parti que six mois.
Je sens tes abdos.
Je fais de la muscu !
- Je sens tes abdos. - Moi aussi.
Moi aussi.
Je t'aime.
- Je t'aime, papa. - Tu m'as manqué.
À moi aussi.
Je suis content d'être rentré. Désolé si je pue.
Ça va. Tu sens le militaire.
Comme on m'avait dit. Comme j'aime.
- J'aime bien. - "Le militaire" ?
Salut, vous.
- Ça va, les garçons ? - Oui. C'est ma chanson préférée.
Joe Joe !
Joey !
Oui ?
Isaac, ton appareil te va bien.
De quoi ?
- Tu es beau avec ton appareil. - Merci.
J'ai des dents de boucher !
Tu n'as pas intérêt à le casser.
T'inquiète.
Quand mon père était en Afghanistan,
j'avais l'impression d'avoir dix kilos sur les épaules.
Mais dès qu'il est rentré,
ça s'est envolé.
Vous avez mis du spray ?
C'est moins dur d'être sergent de peloton que d'élever deux fils seul.
Quand j'ai divorcé, leur mère a choisi une autre voie
et n'a pas obtenu la garde des enfants.
Donc je les élève tout seul.
Elle ne les a pas vus depuis plus de deux ans.
Ça a mordu. Il en a mangé la moitié.
- De quoi ? - Là. Tu vois ?
Regarde un peu.
Il n'est pas gros.
Je me demande si je fais ce qu'il faut pour mes enfants.
J'essaie de faire mon devoir envers mon pays
en suivant les ordres de l'Oncle Sam,
mais pour mes fils, ça veut dire quoi ?
L'armée, c'est génial et je suis content qu'il en fasse partie,
mais c'est difficile de penser sans arrêt :
"Pourvu qu'il revienne sain et sauf."
Je m'inquiète pour lui.
Je ne suis pas sûr de vouloir suivre ses traces une fois adulte.
UN DOCUMENTAIRE ORIGINAL NETFLIX
FORT COMME UN SOLDAT
Six mois, d'accord ?
D'accord.
À mon retour,
on fera plein de trucs sympa.
- C'est d'accord ? - Oui.
Plus vite je partirai, plus vite tu t'arrêteras de pleurer.
- C'est vrai ? - Allez.
Sois courageux.
Tu sais pourquoi papa fait ça.
- J'y vais. Vous allez me manquer. - Je t'aime, papa.
Allez avec papy et mamie.
Sois prudent.
Je vous aime.
Courage !
Je t'aime, papa.
KONDOZ, AFGHANISTAN - NEUF ANS APRÈS LE DÉBUT DE LA GUERRE D'AFGHANISTAN
Mon père voulait qu'un de ses enfants soit soldat.
Étant le petit dernier, je n'ai pas vraiment eu le choix.
Je suis content de m'être engagé : l'armée, c'est plus important que moi.
Ce que je crains le plus ?
Le père d'un des copains d'école d'Isaac est allé en Irak et ça l'a changé.
J'ai peur que ça m'arrive.
Je veux être le même papa cool à qui on ne rend pas sa caution
car on a tiré des billes d'airsoft dans la maison
en faisant des batailles d'airsoft
ou des batailles d'eau et que ça a saccagé les murs.
Je veux être ce père-là. Je veux rentrer
et m'amuser avec les enfants au lieu de leur crier dessus. Voilà.
J'en ai vu un voler derrière l'arbre.
Parfois, j'essaie de penser à autre chose.
Car si je pense à mon père,
j'ai du mal à…
Désolé.
J'ai du mal
à garder le moral.
Je crois que je l'ai eu.
Remets le cran de sûreté.
Ouais !
Il l'a eu, je crois. Cool.
Mon père, c'est la personne
que j'aime le plus au monde.
Il a dit qu'il irait bien, qu'on ne doit pas s'inquiéter pour lui.
"Soucie-toi de toi."
Je m'inquiète pour lui la nuit.
Comme il fait sombre, ils peuvent entrer en douce
et faire…
Les garçons me manquent. Je sais qu'ils pensent à moi.
Isaac me le dit au téléphone.
"Papa, j'ai vu la lune que tu as vue neuf heures avant moi,"
ce genre de truc sentimental.
Mais oui, ils me manquent.
Je me rappelle un bruit sec, une brûlure, la tronçonneuse.
CENTRE MÉDICAL MILITAIRE WALTER REED WASHINGTON
- Comme ça ? - Oui.
PROJET "GUERRIER BLESSÉ"
Ça va faire un peu mal.
BLESSURES AUX JAMBES GARROT X2 AU-DESSUS DES GENOUX
En faisant un raid dans un village aux mains des talibans,
un policier afghan a été blessé par une grenade.
Il était mourant.
Qu'il soit l'un des nôtres ou pas,
il était dans notre camp.
Je suis allé le chercher.
Je ne voulais pas me faire tirer dessus, mais le sortir de là.
Ça a mal tourné.
L'infirmier nous a sauvé la vie à tous les deux.
En vous levant…
Ça bouge, d'où le fourmillement.
Oui. Vous avez la tête qui tourne
car les vaisseaux qui normalisent la pression artérielle
et permettent une bonne circulation du sang ne fonctionnent pas.
En gros, ils m'ont dit qu'à long terme,
si je n'arrive plus à courir avec ma jambe,
on risque de m'amputer.
Et puis quoi aussi !
C'est ma jambe. Je la garde.
Dans l'autre sens ?
Vous pouvez venir me pousser ? Je n'y arrive pas.
C'est bizarre. Je n'ai pas même pleuré.
Comme si c'était irréel.
J'ai eu du mal à réaliser
qu'une personne lui avait tiré dessus avec une vraie arme.
Du coup,
ça m'a un peu perturbé.
Allez, papa. On y va.
C'est un soulagement qu'il soit rentré,
mais il va sûrement boiter toute sa vie.
En le voyant boiter, ça va me faire mal au cœur.
MON HÉROS DE PÈRE
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