ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
YONKI NO KAI
et TOHO présentent
DODES'KADEN
Produit par YONKI NO KAI : Akira KUROSAWA, Keisuke KINOSHITA
Kon ICHIKAWA, Masaki KOBAYASHI
Producteurs exécutifs : Akira KUROSAWA et Yoichi MATSUE
D'après le roman de Shugoro YAMAMOTO "Quartier sans saisons"
Scénario : Akira KUROSAWA Hideo OKUNI, Shinobu HASHIMOTO
Photographie : Takao SAITO, Yasumichi FUKUZAWA
Décors : Yoshiro MURAKI, Shinobu MURAKI
Musique : Toru TAKEMITSU
Rôles principaux
Yoshitaka ZUSHI Toshiyuki TONOMURA
Kin SUGAI
Shinsuke MINAMI
Junzaburo BAN
Kiyoko TANGE Michio HINO
Keiji FURUYAMA Tappei SHIMOKAWA
Kunie TANAKA
Jitsuko YOSHIMURA Hideko OKIYAMA
Hisashi IGAWA Hiroshi AKUTAGAWA
Réalisation : Akira KUROSAWA
Je vous fatigue avec mes prières,
mais faites que ma mère retrouve sa tête.
Tu as l'air toute bizarre !
Maman, tu as des ennuis ?
Ne t'inquiète pas.
Tout va bien.
Écoutez-moi, dieu Osotsu.
Je sais que je vous casse les oreilles avec mes prières,
mais occupez-vous bien de maman.
Je vais être en retard !
La faute aux mécanos. Ils passent un temps fou à vérifier.
Bon, j'y vais.
Aujourd'hui, j'ai huit allers et retours le matin,
et huit autres l'après-midi. Je rentrerai tard.
C'est pas croyable !
Ah, ces mécanos !
Ils sont vraiment nuls.
C'est vrai qu'il est vieux, ce train.
Je ne peux pas trop les critiquer, les mécanos.
Attention au départ !
Dodes'kaden.
Hé, le zinzin du train !
Bonjour, Tamba.
Bonjour.
Ta mère prie toujours ?
Oui, matin et soir.
Ce n'est pas facile pour elle.
Sois sans crainte. Je suis là, moi.
Tu as raison.
Comment va ton train, aujourd'hui ?
Pas très bien. Mais ça le fait.
Et toi, le travail ?
Comme ton train, ça le fait.
Bon, ben…
Passe le bonjour à ta mère.
Minute !
Promets-moi de rentrer à jeun.
Si tu la bouclais, je boirais moins.
Hé, Hatsu !
C'est l'heure.
C'est toi ? J'arrive !
Écoute bien.
Si tu rentres encore bourré, je te vire.
Commence par dire bonjour à mon pote.
Qu'il arrête de te traîner au bistrot.
On y va.
Ne l'écoute pas.
Les femmes, toutes les mêmes.
Elles parlent toujours trop. Elles nous les cassent.
Au fait, un petit canon ce soir, ça te dit ?
- Travaillez bien. - Bonne journée.
M. Shima est quelqu'un de bien.
Mais ses tics et sa femme, ils sont insupportables.
Pas vrai ?
Bonjour !
Pèse-moi ça.
Le chou, ça se vend à la pièce.
Parce que ces feuilles pourries, faudrait que je les paye ?
Et ça se dit bon marché ?
Ne parle pas comme ça.
Va voir les prix sur le boulevard.
C'est plus cher qu'ici.
Parce que là-bas, c'est de meilleure qualité.
À quoi bon insister.
On m'a jamais autant emmerdé pour un chou.
Je te le donne. C'est gratuit.
Quoi ?
Je ne mendie pas.
Je suis une cliente et je paye !
Un peu de respect.
Pardon, je ne voulais pas dire ça. Passe-moi le chou.
Je vais le peser.
Arrête de les compter.
Un de plus, un de moins, qu'est-ce que ça change ?
Pour les brosses, rien.
Mais moi, je veux qu'elles aient le même nombre de crins.
En te regardant, j'ai les nerfs à vif.
Tu es encore en cloque ? C'est le lardon de qui ?
Dis, mère de ma fille.
Paraît que t'as un nouveau mec.
Du coup, t'es encore plus sexy qu'avant.
Passe me voir plus souvent.
Les jeunes, c'est bien. Mais pense aussi à moi.
Sois gentille.
Viens faire un tour chez moi.
Et nos gosses, comment ils vont ?
Écoute bien, Katsuko.
Il faut se préparer au pire.
Ta tante est à l'hôpital pour une opération risquée.
Et pour longtemps, crois-moi.
Je me suis arrangé avec ta mère pour qu'elle paie les frais.
Elle prétend que c'est pour sa sœur,
mais elle veut récupérer ces frais
sur la pension qu'elle nous verse pour ton éducation.
Réfléchis bien, Katsuko.
Tu as une mère ingrate. Alors fais-le pour ta tante.
Travaille d'arrache-pied.
Ta tante s'inquiète pour toi.
Tu le sais bien.
Si tu étais plus belle
et plus expérimentée, tu pourrais gagner plus.
Mais pour toi, il n'y a que ce petit boulot.
Alors travaille pour deux !
Compris ?
Tu n'es pas anthropologique.
D'ailleurs, tu n'es même pas zoologique.
Je te classerais plutôt dans le règne végétal.
Je viens livrer votre saké !
Ton oncle boit toujours autant ?
Bien sûr, c'est un bon client.
Mais c'est un fainéant.
Il vous exploite, toi et ta tante, et lui, il ne fait que boire.
Il te fait trimer encore plus depuis qu'elle est malade.
Tu as encore maigri.
C'est pour toi.
C'est bon.
Salut !
À bientôt.
Ça gaze ?
Tu peux dire bonjour, au moins !
Vous avez vu son regard, à ce type ?
Il fout les jetons.
Un vrai zombie !
Son sang doit être froid comme la glace.
Pour construire notre maison,
choisissons une colline.
Les Japonais ont toujours bâti au pied des montagnes
ou au fond des vallées.
Ils affectionnent les endroits peu élevés.
C'est vrai, papa. Tu as raison.
C'est vrai que sur les photos, les maisons des étrangers
sont toujours en hauteur.
Par contre, celles des Japonais sont moins visibles.
À cela, il y a une raison.
Le Japon subit des séismes et des typhons.
Les maisons en bois ne résisteraient pas
aux vents et aux secousses.
Voilà pourquoi elles sont bâties dans des endroits
moins exposés à ces risques.
Mais…
ce n'est pas la seule raison.
Les Japonais, vois-tu,
préfèrent la douce clarté à la franche lumière.
Ils se lovent dans la pénombre.
Ils aiment vivre au contact de la nature.
Voilà pourquoi ils n'ont jamais pu
s'habituer aux maisons en pierre.
Je comprends.
Moi non plus, je n'aime pas les maisons en pierre.
C'est froid. Je n'aime pas.
Oui, mais il faut nuancer un peu.
Certes, la maison en bois convient aux Japonais.
Mais quand c'est tout un peuple qui l'adopte,
cela risque de nous rendre faibles et inconstants.
Le caractère et la force des étrangers
se nourrissent des pierres, du fer et du béton
dont sont faites leurs habitations.
Bien.
Pour construire notre maison,
il faut penser à l'avenir.
Cela veut dire qu'il faut penser
à tes enfants et tes petits-enfants.
Oui, je comprends.
Jeune, il devait être séduisant.
Il l'est encore.
Il paraît qu'une femme a pénétré chez lui.
Tu parles de qui ?
De moi, peut-être ?
Pourquoi ? Tu te sens visée ?
Et ça a marché ?
Tu te vantes toujours de les faire tous tomber.
Même lui, tu l'as eu ?
J'ai tout fait pour.
D'abord, aux bains publics,
avec un savon parfumé.
Je me suis faite toute propre.
Je sentais bon.
Tu nous fais saliver.
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