ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
LIGHTHOUSE BEACH 19 JANVIER 2016
PK 36 NŒUDS
LB1 RED MIST RJ ÉQUIPAGE : LP
Sur le bateau avec 200 personnes.
Ils nous ont communiqué leur position par téléphone.
On va les chercher sur le Red Mist, notre bateau de secours.
SECOURISTE
Dès qu'on aura atteint la pointe…
Ça vient vite.
Roméo. Ici Lighthouse Molyvos.
17 JANVIER, 48 HEURES PLUS TÔT
Molyvos, ici Roméo, terminé.
Roméo, réponds sur la huit-sept.
Vérification radio, c'est bon, terminé.
Je t'entends parfaitement aussi. Merci.
Il y a un entraînement avec M. Jenkins.
Je vais d'abord faire du café pour tout le monde.
Ensuite, on attendra les bateaux.
On a eu deux jours de vents forts et pas de bateaux.
Aujourd'hui on attend, parce que la météo est parfaite.
Il y aura beaucoup de bateaux.
Nous sommes prêts à tout moment, jour et nuit.
Nous sommes arrivés dans cette baie.
Heureusement, on savait pour les écueils.
Il y a une cage de protection.
On démarre le moteur et on arrive lentement.
Si ça se déchire, il reste quelque chose.
Mais il faut rentrer.
Il ne faut pas essayer de faire plus.
Sauf si vous pouvez sauver quelqu'un.
À vous de décider.
Je m'appelle Robin Jenkins.
Je représente la United World College of the Atlantic.
Je suis arrivé un peu avant Noël avec un canot de sauvetage
conçu et fabriqué par des étudiants de l'Atlantic College.
On en a fait don aux secouristes grecs, à Lifeguard Hellas.
Ils sont responsables de la surveillance de la plage,
celle de Lighthouse Molyvos.
C'est la traversée la plus courte entre la Turquie et Lesbos.
Ils arrivent en surnombre dans des bateaux pneumatiques
qu'on leur vend ou qu'ils achètent à des contrebandiers.
Avec un petit moteur et un peu de chance, ils arrivent à traverser.
C'est un site de débarquement.
Ils viennent ici et les secouristes
peuvent les accueillir.
Les canots sont rapides, ils atteignent 25 nœuds.
On se déplace très rapidement.
Notre mission consiste à assurer l'arrivée
des bateaux qui réussissent à traverser.
Je m'appelle Nikos Mavreas.
Je viens de Kalamata.
J'étais joueur de rugby pro et je suis entraîneur personnel.
Je suis sorti du bateau quand ils sont arrivés sur les écueils.
L'essence s'est répandue parce qu'ils ont heurté un écueil.
Putain. L'odeur.
Le 28 octobre, j'ai vu aux infos
qu'un bateau avait coulé et que des gens étaient morts.
Les secouristes espagnols sur place
ont dit qu'ils avaient dû choisir ceux qui allait survivre.
Qu'ils n'étaient pas assez nombreux pour les sauver tous.
Des gens sont morts devant eux.
Ça se passe dans mon pays. Il fallait que je sois là.
C'est pour ça que je suis venu.
PORT DE MOLYVOS LESBOS
Cette petite a dix jours.
Elle est née en février.
À l'hôpital ?
Je ne sais pas. Je peux demander.
Je demande pour ses symptômes ?
Était-elle à terme ? Mais ça semble aller.
C'est bien de lui couvrir la tête.
Vous traduisez ?
C'est très bien de lui couvrir la tête.
On perd beaucoup de chaleur par la tête.
Ce qu'elle fait est très bien. Parfait.
Elle est bien au chaud.
SOIN DES RÉFUGIÉS
J'ai toujours voulu faire ça.
J'ai reçu un bon entraînement de la Navy.
J'étudie en soins médicaux d'urgence.
Si je peux faire quelque chose, aider… C'est une crise effroyable.
C'est énorme de pouvoir aider.
Je m'appelle Joshua Moroles, j'ai 22 ans.
Je suis nageur-secouriste pour la Navy américaine.
Matt Chamberlain.
Je suis nageur-secouriste pour la Navy américaine.
Nous sommes à Lesbos pour soutenir Lifeguard Hellas,
épauler le travail de sauvetage à Lighthouse Beach.
Nous sommes là pour les aider.
On se sert de ce que la Navy nous a appris,
ce à quoi on s'entraîne depuis quatre ans, pour aider les réfugiés.
Être témoin de tout ça,
ce n'est pas comme dans un article, ou ce qu'on entend,
ou quand on en parle à quelqu'un aux États-Unis.
C'est différent parce que nous sommes les témoins direct
de ce que vivent ces hommes, ces femmes et ces enfants.
Ces réfugiés.
C'est un long voyage pour ces gens.
C'est une leçon d'humilité de savoir que vous n'êtes qu'un petit lien
sur une chaîne qui fait des milliers de kilomètres,
avec des milliers de gens et les ressources nécessaires…
C'est inouï ce qui a été enlevé
et qu'il faut maintenant rendre.
C'est…
C'est une crise parmi les plus graves de notre époque et il faut agir.
PHARE DE KARAKAS ZONE 5
Je m'appelle Ian Johnson.
Je viens de l'Île de Wight au Royaume-Uni.
Je suis arrivé il y a deux semaines.
Je suis médecin à la retraite.
Je viens apporter mon aide.
J'ai trouvé cet endroit, le Phare de Karakas,
sur l'île de Lesbos.
C'est un point d'arrivée très dangereux sur l'île.
Il y a de nombreux volontaires ailleurs,
mais pas tellement ici.
Vous avez compris pourquoi
en venant. L'accès est difficile.
On surveille la nuit
et on vient le jour rendre l'endroit habitable.
C'est un monument classé,
ce qui nous limite.
Mais on l'a isolé
et on peut au moins y dormir maintenant.
Voici notre suite.
À tout moment du jour ou de la nuit…
Nous sommes en général deux dans la journée
mais la nuit c'est plutôt six ou sept personnes.
Il y en a deux ou trois sur la colline.
Ils ont une caméra thermique.
En bas, les gens se retrouvent pour passer le temps.
Certains dorment dans une tente à l'extérieur.
On essaie de ranger un peu.
On recycle le matériel.
On fait des étagères en utilisant ces boîtiers.
Nous avons des centaines de boîtiers…
Regardez ce Yamabisi.
De la bonne qualité, n'est-ce pas ?
On utilise des traverses de bateau pour les étagères.
Ça, c'est le coin médecine.
C'est encombré, mais on peut remonter des gens par la falaise
et on les soigne ici.
On a des couvertures de survie et des vêtements secs.
C'était sur la terre battue avant
et on a posé des palettes
qu'on a rembourrées de gilets de sauvetage
qu'on avait découpés.
On les glissé dessous pour mieux isoler.
J'ai préparé un bon petit repas.
Je n'en aurais pas donné à mon chien mais c'était pas mal.
On a installé des petits lits, ici,
et il y a quelques couvertures.
C'est un peu le bordel, mais on range tous les jours.
L'équipe de nuit s'installe, et si un bateau arrive
tout est chamboulé.
Le lendemain, on remet tout en place.
C'est notre petit château.
Les réfugiés sont souvent attirés par la lumière.
S'ils frappent les récifs, ils sont en difficulté
parce que si les canots pneumatiques se déchirent
ils se retrouvent à l'eau.
Ils peuvent mourir à 20 mètres du but.
Il y a quatre nuits, trois bateaux sont arrivés en pleine nuit.
Le premier, c'est ce petit bateau en plastique que vous voyez en bas.
Un peu plus de quatre mètres avec un micro hors-bord
et 16 passagers.
Je dormais dans une tente un peu plus loin.
En fait, je sommeillais.
J'ai entendu le bruit du moteur.
Les gars ont des caméras thermiques,
mais ils n'avaient rien vu.
J'ai entendu le bruit du moteur,
puis il y a eu des cris.
Il y avait beaucoup de femmes et d'enfants, tous en danger.
Ils ont heurté des récifs.
Nous étions environ six
et nous avons foncé.
Nous avons ramené le bateau et fait descendre tout le monde.
Les femmes, les enfants, des enfants avec…
On a monté sur la falaise un enfant atteint de paralysie cérébrale.
Il y avait des gens de 70, 80 ans.
C'était une nuit difficile.
Ça a été un choc. Je n'avais jamais entendu des gens
hurler à mort.
C'est horrible.
On peut à tout moment du jour ou de la nuit appeler
des gens de la région qui viennent avec des pick-up.
C'est illégal. Ils risquent la prison
pour trafic d'être humain, enfin toutes ces lois idiotes…
On amène les réfugiés en haut.
Il y a un petit centre de transition à cinq kilomètres.
Une ancienne usine de fromages.
On leur offre une boisson chaude et à grignoter.
Ils attendent une demi-heure, une heure
le car du camp de MSF qui viendra les chercher.
En ce moment, on fait
un entraînement dans le canot
et c'est assez technique.
On s'exerce à manœuvrer dans un espace restreint
avec une ancre. C'est un virage arrière,
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