ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
CE FILM EST BASÉ SUR UNE HISTOIRE VRAIE.
Attends-moi.
Franklin Delano Roosevelt va s'adresser à la nation.
Depuis le salon de réception des diplomates
de la Maison Blanche, il s'adonnera à une autre causerie au coin du feu.
Il doit parler au peuple américain
de la guerre commencée il y a un an par l'attaque
des Japonais sur Hawaï, le 7 décembre dernier.
Mesdames et messieurs, le président des États-Unis.
Mes chers concitoyens, cette guerre est d'un nouveau genre.
Elle est différente des guerres précédentes,
non seulement par ses méthodes et ses armes,
mais aussi par sa géographie.
Cette guerre implique chaque continent, chaque île,
chaque mer, chaque couloir aérien de ce monde.
Hannibal, les voisins t'attendent pour te dire au revoir.
Le président des États-Unis, Franklin Delano Roosevelt.
Le président, assis dans son rocking-chair préféré,
devant un bon feu, en cette fraîche journée...
Merci, papa.
Bonjour. Merci d'être venu.
- Bonjour, ça va ? - Bonjour.
Bonjour. Je t'ai apporté des cookies.
- Au revoir. - Merci d'être là.
- Allez, tu vas rater ton train. - D'accord.
- Dieu te bénisse. - Merci. Vous allez me manquer.
- Promets de revenir. - C'est promis.
Dieu te bénisse.
- Au revoir. - Écris-nous.
Au revoir.
Chicago.
Prochain arrêt, Chicago.
Gardez vos billets pour la correspondance.
Prochain arrêt, Chicago.
Gardez vos billets pour la correspondance.
J'ai des traces de rouge à lèvres ?
De rouge à lèvres ? Non.
Non ? Frances en a vu, pourtant.
Cette fille détecte la moindre trace de rouge à lèvres.
Si je n'ai rien, c'est qu'elle l'a enlevé à coups de claques.
- Cette place est prise ? - Assieds-toi donc.
Vos billets, je vous prie.
Manche et palonnier ? Tu es pilote ?
- Préparez vos billets. - Moi non plus.
Je le serai dès que l'Oncle Sam m'aura botté les fesses
- et épinglé des ailes. - Vous allez à Tuskegee ?
- Oui. Toi aussi ? - Enfin.
Oui. Je le suis.
Pardon ?
Pilote.
Bon sang.
Je parie qu'il n'a même pas dû passer l'examen.
Billy Roberts. Dans le quartier, on m'appelle Train.
Rapport au "Train A", qui t'amène direct à Harlem.
- Quartier ? - Croisement de Lenox et de la 125e.
- Et toi ? - Je viens d'une petite ville de l'Iowa.
- Ottumwa. - De l'Iowa ?
J'ignorais qu'il y avait des Noirs, là-bas.
Mais j'en ai la preuve vivante en face de moi.
Quel score tu as obtenu à l'examen ?
- 98. - En voiture !
98. C'est très bien.
Alors tu l'as passé, finalement ?
C'est très bien. Mais ça ne vaut pas mon score,
qui est de 100.
Mais félicitations, tu es le deuxième meilleur.
C'est parti.
PASSAGE À NIVEAU
Debout. Allez, levez-vous.
- Qu'y a-t-il ? - Dégagez. Voilà ce qu'il y a.
- Hé. - Emmenez vos affaires à l'avant.
Immédiatement. Allez.
- On se dépêche. - Bon, ça va.
- Je ne vais pas vous le redemander. - Toutes mes excuses.
- Où est-ce qu'on est ? - Je ne sais pas.
Pourquoi on descend du train ?
Vous avez vu ?
Votre wagon est désormais réservé aux Blancs.
RÉSERVÉ AUX BLANCS
Voilà pourquoi on vous a virés.
Restez bien en ligne.
L'un derrière l'autre.
Bien serrés.
Des prisonniers allemands.
- Laissez passer. - Incroyable.
Les prisonniers allemands voyagent à l'avant.
Merde.
On doit céder nos places à des Allemands ?
Le train va partir.
Sois tu montes, sois tu recules.
En voiture !
Stop.
Où allez-vous ?
C'est tout moi. Comme un corbeau.
Allez, descendez. Vite.
Vite. Vite. On y va.
Sergents instructeurs, je veux deux rangées de six.
Alignez-vous. Alignez-vous. Il va falloir te bouger un peu, soldat.
- Mettez vos sacs derrière vous. - Derrière vous.
Demi-tour, droite.
Ta droite militaire.
Ramassez votre sac de la main droite.
Suivez-moi. Gauche. Gauche.
Gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite, gauche.
Élèves officiers, marche !
Gauche, gauche, gauche.
Halte. Demi-tour, gauche.
Poussez votre voisin de gauche vers la gauche.
Continuez à pousser, allez. On se décale, on se décale.
Posez votre sac à votre droite.
À nos postes.
Messieurs, bienvenue sur la base aérienne de Tuskegee.
Je suis le colonel Noel Rogers, commandant de la base.
Voici le commandant Sherman Joy, chef de la formation,
et le lieutenant Glenn, officier de liaison.
Notre tâche, à moi, au commandant Joy, au lieutenant Glenn
et à d'autres personnes de la base,
est de vous former et vous évaluer en tant que pilotes de chasse potentiels.
Le chemin parcouru jusqu'ici était semé d'embûches.
Maintenant que vous êtes là,
le seul obstacle que vous rencontrerez sera votre vitesse d'apprentissage,
votre capacité à obéir aux ordres et votre habileté à voler.
Si je suis le premier à vous dire
que vous êtes ici à titre d'expérience,
prenez le temps de comprendre ce que ça implique.
Des gens très haut placés se demandent si ça va marcher.
Si ça ne tient qu'à moi et mon équipe, ça marchera.
Cependant,
on ne vous laissera rien passer.
On ne vous fera pas de cadeau.
Notre but est d'abattre l'ennemi en vol,
aussi efficacement et rapidement qu'on sait le faire.
Si vous tenez jusqu'au bout, vous aurez l'honneur de le faire.
Lieutenant. Commandant.
Pourquoi êtes-vous entrés dans l'armée de l'air ?
Élève officier ?
Commandant.
Je n'aime pas me répéter, élève officier.
Pour servir mon pays, commandant.
Ton pays ?
Tu ne serais pas un peu idiot ?
Non, commandant.
Ah, je vous jure.
Vous ne voyez pas qu'on vous traite mal ?
Servir votre pays.
Ce n'est pas votre pays.
Votre pays est plein de singes et de gorilles,
de paludisme,
- de missionnaires. - Pas de gorille à Harlem.
Pourquoi es-tu entré dans l'armée de l'air ?
Ce pays a des ennemis.
Il faut protéger les gens de ces ennemis.
Quels gens, négro ?
Tous les gens, commandant.
À ma connaissance, les Allemands n'épargnent pas les Noirs.
Les Noirs ne peuvent se mesurer aux Allemands.
Et encore moins les battre.
Allez le dire à Max Schmeling, commandant.
Tu sais quoi ?
Je dois déterminer si les Joe Louis que vous êtes sont capables de voler.
Au cas où le colonel vous aurait induits en erreur, mettons les choses au clair.
Vous n'êtes rien...
... d'exceptionnel.
Vous venez d'entendre deux discours très différents,
de la part de deux officiers très différents.
J'espère que vous y avez été attentifs.
En tant que liaison, je dois faciliter votre adaptation à la vie militaire.
Réveil à 0600.
Éducation physique à 0630.
Et petit-déjeuner à 0730.
Au sommet du commandement de l'armée
se situe le président Roosevelt, notre commandant en chef.
Au plus bas, c'est vous,
les élèves officiers.
Tout ce dont vous avez besoin peut se trouver sur cette base.
Tout ce que vous devez savoir porte les mots
"armée de l'air des États-Unis".
Si ce n'est pas le cas,
vous n'en avez pas besoin.
On se coltine les week-ends.
- Ça ne m'étonne pas trop. - Ah bon ?
MANCHE ET PALONNIER
Iowa.
Oui ?
Tu es fin prêt ?
Après tout... Nous être dans l'armée, maintenant.
C'est différent d'Ottumwa,
mais je suis prêt depuis un bout de temps.
Et toi, Walter ?
Le Manche ?
Le Manche était prêt dès la naissance.
Il est sûrement sorti de sa mère chargé de bombes.
Lors de la remise des diplômes,
aucun de vos noms ne sera devant le mien.
Tu crois ça ?
Je te le garantis.
Quel est ce nom, vénérable rat de bibliothèque ?
Manche ou Palonnier ?
Peoples.
Walter Derrick, 3e du nom.
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