B-Movie: Lust & Sound in West-Berlin

B-Movie: Lust & Sound in West-Berlin

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B-Movie - Lust Sound in West-Berlin 1979-1989 2015 576p BluRay x264 AC3 5 1-dps
കമന്ററി എഴുതിയത് ilf

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പ്രസിദ്ധീകരിച്ചത്: 2022-06-20
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ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.

Ce film relève de la fiction.

Toute ressemblance avec des personnes réelles est purement fortuite et voulue.

- Allemagne ! - Lève-toi, allez.

- Allemagne ! - Lève-toi.

Terrible.

Chers parents,

je suis bien arrivé à Berlin-Ouest.

Je suis épuisé, mais complètement euphorique.

C'est une machine à remonter le temps...

En écrivant ces lignes à mes parents en octobre 1979,

je n'imaginais pas l'emprise que cette ville allait avoir sur moi.

Je suis Mark Reeder et mon histoire avec Berlin-Ouest commence à Manchester.

Manchester était laide, pauvre, sale et désespérée.

Mais j'y ai grandi et elle m'avait façonné,

surtout en matière de musique.

L'avenir paraissait bien sombre.

Les usines fermaient une à une.

Manchester était K.-O.

Pendant la guerre, ma mère travaillait dans l'armement.

Elle montait les bombardiers qui détruisirent Berlin et l'Allemagne.

Je ne connaissais l'Allemagne que par la télé

où on la réduisait au maléfique passé nazi.

Ces images ont marqué les gens de ma génération.

On jouait avec ces images.

On portait des uniformes ou même des croix gammées.

Tout pour emmerder nos parents.

Après des années de calme plat, le punk rock nous frappa de plein fouet.

Les Buzzcocks et les Sex Pistols nous ouvrirent la voie.

La musique semblait être la seule issue de sortie.

Du coup, tout le monde en jouait, du moins parmi mes amis :

The Buzzcocks, Throbbing Gristle,

The Fall, mais aussi Ian Curtis de Joy Divison

et le présentateur Tony Wilson, créateur du label Factory Records.

Moi aussi, j'avais un groupe : The Frantic Elevators.

Notre chanteur, Mick Hucknall,

finit par avoir un peu plus de succès avec Simply Red.

Je travaillais dans l'épicentre musical de Manchester,

chez le petit disquaire de la Lever Street.

C'était un îlot de félicité.

Un lieu où les fans de musique venaient traîner

et s'imprégner des dernières nouveautés du monde entier.

On nous volait ou cassait nos casques en permanence,

alors on a bricolé des appuie-têtes avec des haut-parleurs intégrés.

Comme il y avait très souvent plus d'une personne à la fois,

ça faisait un boucan infernal.

Monte le son, j'entends rien !

C'était génial. C'était le job de mes rêves et on me payait pour.

C'était presque parfait.

Mais malheureusement, j'avais été contaminé...

j'avais attrapé la maladie des imports allemands :

les Cosmic Jokers, Neu !, la synthé de Klaus Schulze,

les pionniers de l'électro de Kraftwerk et les Tangerine Dream de Berlin.

C'était ça ma musique : des synthés sombres venus d'Allemagne.

Ça m'électrisait. Je voulais absolument aller à Berlin pour en découvrir plus.

Alors je décidai de quitter Manchester et mon petit magasin de disques.

Goodbye Manchester, Guten Tag Berlin.

PERDU ET RETROUVÉ

LUXURE ET MUSIQUE À BERLIN-OUEST 1979-1989

Il a d'abord fallu que je m'y rende ce qui en soi allait être une aventure.

Aller en Allemagne de l'Ouest était facile, mais une mer rouge me séparait de Berlin :

l'Allemagne de l'Est communiste, la RDA.

L'Est me parut gigantesque,

car le trajet monotone sur l'autoroute passa à une extrême lenteur.

Par dessus ce bruit, la radio crachait des codes incompréhensibles

probablement destinés aux espions sur le terrain.

Après des heures de bachotage abrutissant, je savais compter jusqu'à 10 en allemand.

Bon, je connaissais les nombres, mais pas dans l'ordre.

Après ce qui sembla durer une éternité, la frontière berlinoise apparût enfin.

Vous recevez Radio Berlin. Voici le journal.

Le défilé de l'armée de RDA a marqué

le début des festivités du 32e anniversaire de la RDA.

Bon sang !

Je n'avais jamais vécu de contrôles aussi stricts.

On se serait cru dans un mauvais film d'espionnage.

J'avais de la chance, le méchant douanier me laissa passer.

Puis enfin... Berlin-Ouest !

C'était encore mieux que ce que j'avais imaginé.

Je sentais la ville palpiter.

À chaque coin de rue, il se passait des trucs.

Même les Péruviens étaient différents.

Berlin se montrait sous ses meilleurs côtés.

Je ne rencontrais que des gens cool.

Souvent, on ne se comprenait pas, mais ils étaient sympas et accueillants.

- La baise, c'est fun ! - Crétin ! Va te branler !

Me filme pas, connard !

Mais d'abord, plantons le décor.

Ce film raconte l'époque des discothèques à rollers,

des poils pubiens pour les filles et des permanentes pour les garçons.

On fumait dans les bars et à la télé.

On avait tous une platine et un baladeur.

Il y avait des squats, la capuche n'était pas interdite.

Il y avait la RAF, des cabines téléphoniques bourrées,

les Polaroids, pas de lave-vaisselle,

les films en Super 8, les lois homophobes, le deutsche mark,

la RDA, le Mur

et Berlin-Ouest.

Déjà oublié ? On dirait. Ou alors vous avez rater les années 1980.

J'y étais, moi. Au beau milieu.

Et je m'en souviens assez bien.

Du moins, je l'espère.

Nous vivons dans un état informatique.

Berlin était encore plus ravagée que Manchester.

Certains quartiers étaient restés comme en mai 45.

L'histoire était palpable partout.

J'étais curieux de découvrir la ville, ses habitants,

et bien sûr, sa musique.

Tout était tellement différent, sans concessions.

Peu après mon arrivée, je suis allé voir l'un de mes héros,

Edgar Froese de Tangerine Dream.

Il fût un pilier pour Bowie quand il vivait à Berlin.

J'avais le trac.

Edgar n'était pas chez lui.

J'appris plus tard qu'il jouait en Angleterre. Pas de pot !

Frustré, je partis en quête

des endroits fréquentés par Bowie et Iggy.

Bowie n'avait pas exagéré.

À l'époque,

on vivait quasiment une vie de bohème...

Je crois que la plupart des gens que je connaissais étaient des artistes.

Ce genre de personnes ou d'endroits n'existaient pas ouvertement à Manchester.

Mais ces drôles d'oiseaux ne vivaient pas que la nuit.

Même en plein jour, on pouvait les entendre chanter.

Tulipes orageuses en lisière du ruisseau.

La salamandre rentre dans son trou.

Les roses brûlent dans la lumière flamboyante.

La vie s'arrête quand la furolle te pique.

Silke, que j'avais rencontrée en stop, me montra la ville en voiture...

avec son copain comme chauffeur.

Bon, je m'appelle Silke.

Je suis née à l'Est, mais je vis dans la partie ouest de la ville.

Je m'appelle Jochen.

Je suis venu à Berlin

pour échapper au service militaire

et pour voir les squats dont tout le monde parle.

Et puis...

Maintenant j'habite ici et je ne fais rien.

- On va tester cette bagnole. - C'est pas la nôtre !

J'avais du mal à suivre,

mais j'avais retenu quelques mots :

Kaputtniks

ou Radikalinski.

Berlin rendait claustrophobe, il y avait une ambiance quasi surréaliste.

C'était une ville austère et froide, où planait une atmosphère intense.

Voici la Oranienstrasse,

la rue principale du quartier de Kreuzberg.

80% de magasins turcs.

C'est le début du parcours touristique.

Les 50 centimètres au pied du Mur appartiennent l'Est.

Tout le monde fait des graffitis dessus.

Mais maintenant le gouvernement donne beaucoup d'argent

à des artistes étrangers pour le peindre.

"Détruis ce que tu ne comprends pas."

"Propriété de la classe 10B."

"Nous avons tous besoin de lumière pour vivre."

Comme pour les autres touristes, ma visite s'achevait là, au pied du Mur de Berlin.

Nous apercevons désormais le Mur de Berlin. Il se trouve juste devant nous.

Derrière le Mur, la tour de télévision, de la RDA, 4e plus haute du monde.

Après la guerre,

Berlin a été partagée entre les quatre puissances alliées.

Les Russes ont eu Berlin-Est,

tandis que Berlin-Ouest a été répartie entre

nous, les Américains et les Français.

VOUS QUITTEZ LE SECTEUR AMÉRICAIN

Le Mur traverse Berlin sur une distance de 45 km

et entoure la ville sur une longueur de 115 kilomètres.

Il mesure en moyenne 3,5 mètres de haut,

ses fondations s'enfoncent d'un mètre dans le sol.

Regarde où tu vas, abruti !

Veuillez retirer vos écouteurs pour marcher, courir ou conduire sur la base militaire.

Décret de l'armée numéro 385/55 sur la sécurité routière.

Une autre manière de l'armée d'assurer votre sécurité.

Le meilleur son de la ville : 88 FM.

En cas d'intervention des forces est-allemandes,

nous ne pouvons pas garantir pour votre sécurité.

Veuillez quitter immédiatement le territoire de RDA.

Berlin n'était pas belle,

mais terriblement sexy !

Mon guide me trouva une place dans un squat près de Nollendorfplatz.

Au lieu d'une clé normale, on me donna un passe-partout.

Le concept me plaisait bien.

Ça faisait six fois mon ancien appartement et c'était gratuit,

ce qui rentrait fort bien dans mon budget.

Les appartements berlinois étaient spartiates et quasiment jamais meublés.

Les pièces faisaient 4 mètres de haut, mais on vivait au sol.

On était mobiles, toujours prêts à repartir.

Bien sûr, cet appartement parfaitement situé et totalement gratuit

avait ses petits inconvénients.

À l'extérieur, sous nos fenêtres et dans nos cours,

l'ours de Berlin dansait.

Nous faisions la guerre aux gardiens de la paix,

mais nous allions verser des larmes.

Notre quartier était devenu la base d'entraînement des autorités.

On nous pourchassait en cars verts et nous ripostions.

Au bout d'un temps, ce jeu finit par nous lasser.

Au lieu de me décourager, cela me plongea un peu plus dans la vie nocturne.

J'étais tombé les deux pieds dedans.

C'est là que je fis la connaissance du plus allemand des Allemands :

Heino, le "vrai Heino".

On disait qu'il avait un double maléfique qui chantait de la variété allemande.

Je ne connaissais que l'original.

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