Narcos

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ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.

À l'époque où j'ai quitté Miami,

les Américains sniffaient 200 tonnes de cocaïne par an.

Pour satisfaire toutes ces narines, les narcos ont multiplié

les opérations.

- Tiens, chérie. - Merci.

C'est les Bahamas ?

C'est magnifique.

Tous ces avions,

il fallait les ravitailler entre la Colombie et Miami.

Carlos Lehder a donc acheté une île aux Bahamas

pour transborder drogue et argent.

En plus, c'était l'endroit rêvé pour faire la fête.

C'était Sodome et Gomorrhe, version moderne,

avec les trois choses que Carlos préférait :

sexe, drogue et néonazis.

On va s'envoyer en l'air !

Le problème n'était plus la demande,

mais l'offre.

On devrait survoler l'Amazonie.

Vue du ciel,

la Colombie était une forêt vierge paradisiaque.

Mais au sol, c'était différent.

Pablo et ses hommes avaient construit des labos grands comme des villes.

De la feuille à la pâte, puis à la poudre,

ils produisaient dix tonnes par semaine.

À 50 000 le kilo,

ça faisait cinq milliards de dollars par an.

Ça ne rigolait pas.

Le cousin Gustavo

a fait venir des chimistes allemands pour liquéfier la cocaïne.

Ils en ont fourré dans l'alcool, dans le café,

et, histoire de rigoler, ils en ont remis dans le Coca-Cola.

La cocaïne n'était plus un produit caché.

Il se vendra mieux que l'original.

Elle était le produit.

Pablo va devoir payer.

Ils avaient même leurs propres chiens renifleurs.

Gacha avait parié que pas même un Allemand ne duperait le sien.

Cherche !

Alors ?

Regarde-moi ça !

Ta chienne d'élite a même pas tiqué.

C'est qu'il y a pas de cocaïne.

Écoute un peu ça.

Elle est mêlée à la fibre de verre de la coque de ce bateau.

Par ici la monnaie.

Le pognon !

Tu t'es fait rouler avec ce chien.

Tiens-la une seconde.

Marquise, ma jolie...

T'es dingue, ma parole ?

Ben quoi ?

C'est ma chienne.

L'enfoiré !

C'était quoi ?

Si tu veux le savoir, va voir.

Pablo !

On a un gros problème.

Quelle brute, ce gros connard. Il a buté le chien !

Si on règle pas ce problème, on va tous se faire buter. Viens !

Tu viens ?

L'enfoiré.

Alors ?

C'est quoi, le problème ?

Ça commence à jaser. Les gens se demandent

comment deux commerçants d'Envigado ont pu gagner autant.

Gustavo, mon frère...

y a qu'à blanchir l'argent.

Arrange-toi pour qu'il paraisse propre...

et voilà.

Voilà.

C'est pas ce que faisait Al Capone ?

Al Capone ?

T'es con, Pablo. Al Capone, c'est un mauvais exemple.

- Pourquoi ? - Capone a jamais eu autant de blé.

Ça fait trop à blanchir.

Dans ce cas...

faut acheter une plus grande blanchisserie.

C'est ce qu'ils ont fait.

Pablo a eu la société de taxis la plus rentable de tous les temps.

Ses trois voitures lui rapportaient cinq millions de dollars par semaine.

Et Gacha avait la meilleure mine d'émeraude au monde.

Il faisait briller de vulgaires cailloux

que ses amis de Miami achetaient avec l'argent sale

pour les offrir aux prostituées.

Tout le monde était content.

Malgré tout,

ils ne pouvaient pas blanchir autant d'argent.

Il en arrivait toujours plus.

Tu dépenses beaucoup d'argent.

T'as des Picasso, des Dalí, des maisons de campagne,

des apparts, des bateaux, des avions, des bagnoles...

Je t'ai dit qu'il fallait pas flamber.

À ce train-là, tu finiras dans le magazine Forbes,

et on aura le fisc au cul...

C'est bon, Gustavo. C'est bon.

Que veux-tu que je te dise ?

Enterre-le.

Pardon ?

Enterre l'argent

et lâche-moi la grappe.

Roule, ma poule.

Et c'est ce qu'ils ont fait. Ils en ont enterré dans les champs.

Ils en ont planqué dans les murs,

dans les plafonds.

Et même un million de dollars dans le sofa de la mère de Pablo.

Viens voir, maman.

Laisse-moi prier.

Juste une seconde.

Essaie-le.

C'est pas très confortable.

Je t'en rachèterai un.

Tu devrais mettre tout cet argent à la banque.

Allons, maman...

Les banquiers, c'est tous des voleurs.

Tu crois, mon chéri ?

Pablo appelait son comptable Barbe Noire,

pas pour son allure de pirate,

mais parce qu'il dessinait la carte au trésor.

Mais avoir un pirate n'a pas suffi. Le problème, c'était la Colombie.

Le pays était trop petit pour un tel magot.

C'était inévitable :

quelqu'un, quelque part, essaierait de piquer le trésor des narcos.

Selon le magazine Forbes,

les narcos ont plus de pognon

que le plus gros porc de nos capitalistes.

Montre.

Si on leur enlève un proche, ils vont faire quoi ?

Appeler la police ?

Commandant,

ils classent Gacha, Le Mexicain,

au 9e rang des personnes les plus riches.

Kidnappons son fils.

C'est un psychopathe, camarade.

En plus, il a acheté la moitié de l'armée.

Les frères Ochoa sont au 14e rang de la liste.

Leur sœur Martha va à l'université. Pourquoi pas elle ?

Je préférerais. D'autant qu'ils sont plus faibles.

Attendez un peu.

Pourquoi pas Pablo Escobar ?

Je sais ce que vous pensez.

"Nul n'est assez fou pour kidnapper un narco."

C'est que vous ne connaissez pas le M-19.

M-19 était un groupe de guérilleros

constitué d'étudiants et d'intellos gavés d'idéologie marxiste.

Leur leader, c'était Ivan "Le Terrible" Torres,

un prof d'histoire nul en guérilla, mais expert en symbolique.

Il s'est introduit dans le musée Bolívar

avec un pote, Alejandro, et sa petite amie Elisa.

Ils ont volé un trésor national : l'épée de Simón Bolívar,

l'illustre général qui a délivré la Colombie du joug espagnol.

Ces clowns ont même laissé un mot :

"Bolívar, ton épée retourne au combat."

C'était un coup de génie.

Un coup de pub en avance sur son temps.

Ça les a rendus célèbres du jour au lendemain.

Et ça leur est monté à la tête.

Pourquoi pas Pablo Escobar ?

C'est le plus riche.

Il donne de l'argent aux pauvres.

Elle a raison.

Escobar est un homme du peuple. Il me plaît bien.

Très bien.

Va pour les frères Ochoa.

Monte !

Le 13 mars 1981,

ils enlèvent Martha Ochoa

et les narcos font leur 100e voyage à Miami.

Bonjour.

M. et Mme Murphy ?

C'est ça.

Les papiers du chat ?

S'il vous plaît.

Merci.

Une minute, je vous prie.

Monsieur, ils n'ont ni le formulaire sanitaire B-47

ni les papiers d'identité...

Je crois qu'il parle de Pouf.

Oui, monsieur, ils ont un chat américain.

Oui, mais sans le I-435,

je ne peux pas certifier que c'est un chat.

Sans le I-43, je ne peux pas non plus certifier qu'il est américain.

Chef, je n'essaie pas de vous compliquer la vie.

Je vous les envoie.

Mon chef n'est pas dans son assiette. Je crois que sa femme l'a quitté.

Ce qui fait qu'il est de mauvaise humeur.

Ce chat, vous y tenez ?

Pardon ?

Suivez-moi.

Attendez ici, s'il vous plaît.

Mon chef viendra tout à l'heure vous redemander ce papier.

Ce sera long ?

Je ne sais pas.

Moi, j'essayais d'entrer à Bogotá.

Pablo essayait d'entrer en politique.

Ses ambitions présidentielles étaient bien réelles.

Bonjour, Pablo.

Bonjour, Valeria.

Voici mon épouse, Tata.

Bonjour.

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