ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
À qui veut bien écouter mon histoire, mon nom est Jack Potter.
Je suis détective privé, enquêteur, fin limier.
Où parfois, il est difficile de distinguer la vérité...
du mensonge.
Ce que je vais vous raconter est la plus stricte vérité.
C'est exactement ce qui m'est arrivé.
Ça va aller. Tu vas t'en tirer.
Ryan... Dieu merci !
Flanagan a fait une erreur.
Il a oublié que le cachet de la poste sur la lettre qu'il t'a fait envoyer me mènerait jusque-là.
Et me voilà !
J'ai bien cru que j'allais y passer pour de bon !
Je suis désolée, Ryan.
Ce qui me surprend, c'est que tu puisses être aussi intelligent que stupide !
Alors c'était toi ?
Oui, et tu seras le seul à le savoir.
Tu sais, il y a trois règles d'or chez les privés :
Ne jamais croire les dames, enregistrer toutes les conversations,
et surtout... assurer ses arrières.
Elle est à vous, les gars.
Embarquez-moi cette garce !
Trop blonde pour être honnête, hein Ryan ?
Dommage, vous alliez bien ensemble.
Ouais, dommage.
Comment a-t-elle pu me doubler ?
Enfin terminé ! C'est nul... Mon Dieu...
Merci ! Je vous tenais à vous remercier d'être venu à l'avant-première de "Un tir dans la nuit".
Mes débuts en tant qu'écrivain, producteur, metteur en scène et star.
- Merci ! - On s'arrache !
Hollywood, La Mecque des illusions,
et pour la plupart des clowns qui s'y produisent, la capitale des désillusions.
Alors, quoi de neuf ?
C'est pas vrai ! Johnny ! Je te croyais mort ! Je vous retrouve plus tard, les gars. D'accord ?
Salut, salut...
Oh chéri ! Tu as été vraiment bon.
Je vous remercie d'être venu, mes amis.
Eh bien Ernie ? J'espère que cette fois tu as apprécié mon boulot,
parce que je crois que c'est la meilleure chose que j'ai pu faire depuis bien longtemps.
Je sais que tu as donné le meilleur de toi-même. J'ai tenu à venir jusqu'ici pour te le dire en personne.
Ça craint grave ! C'est une vraie daube.
Désolé, mais tu n'y peux rien.
Comment peux-tu dire une chose pareille ?
Ernie, sois sérieux, j'ai mis tout ce qu'il me restait dans cette aventure !
J'ai même dû vendre ma caisse pour pouvoir jouer.
Oui, je sais mais je dois y aller.
Non, attends. Ernie, quoi ?
Je vais continuer ma route et toi tu vas chercher un nouvel agent pour te représenter. OK !
Une seconde... Tu déconnes ?
- Ernie, regarde-moi... - Tu commences par retirer tes mains.
- J'ai le profil, non ? - Je ne le répèterai pas, retire tes pattes !
- Tu n'as pas le droit de me faire ça ! - Vraiment ?
Ça suffit pour aujourd'hui, d'accord ? Ou je prends cette queue de billard et je vous fais panpan cucul !
Oh... pas de problème, j'allais me barrer.
Oublie mon numéro !
Oh ton nez ! Mon pauvre chéri !
Assieds-toi là.
Laissez-moi jeter un coup d'oeil sur ce nez.
Évidemment c'est pas bon pour ta plastique.
C'est bien ça ! Je peux tenter de redresser le septum pour que tu gardes ta belle gueule.
Sa vie et sa carrière en dépendent.
- T'es proxénète ? - Non, je suis comédien.
Vous êtes dingue ?
On ne t'a jamais dit qu'il fallait souffrir pour être belle ?
Heureux de t'avoir connu !
Fais voir...
- C'est qui ce type ? - Jack Potter.
Il fréquente l'établissement depuis vingt ans. C'est un détective privé.
Vous êtes sérieux ? Vous voulez dire un vrai détective ?
Un vrai de vrai...
Mon boulot, c'est de traquer la vérité.
Parfois elle peut blesser, un peu comme quand on se lève la nuit pour aller se soulager au petit coin
Et qu'on se cogne le petit orteil contre le pied du lit. Bigre ! Qu'est-ce que ça fait mal.
J'ai mon bureau à l'angle d'Hollywood et VINE, le quartier louche de la ville.
Vous l'auriez connu il y a dix ou vingt ans, il était déjà aussi miteux.
La seule chose que je n'ai pas encore découverte, c'est pourquoi toutes les dames sur le trottoir ont un zizi.
"Potter, Morris et Mann"
Mais le gamin lui, a découvert où je me terrais.
Son nom... Marty Mackenzie.
Encore un de ces acteurs au portefeuille extra-plat mais avec la tête pleine de rêves de célébrité.
Il a écrit une pièce, une histoire de détective privé, sans savoir ce que c'est.
Voilà sans doute pourquoi il a frappé à ma porte.
Entrez !
Bonjour Potter. Vous vous souvenez de moi ? Vous m'avez remis le nez en place hier soir.
Tu m'appelles monsieur Potter ou alors Jack parce que "Potter"
c'est réservé pour mes vieux copains et à ceux qui m'ont botté le train.
Alors, qu'est-ce que je peux pour toi ?
Hum... me donner un petit coup de main.
Ça tombe bien, c'est mon boulot d'aider mon prochain, bien sûr contre rémunération.
Quel est le problème ? Ta bourgeoise se tape le facteur ?
Non. Je suis en train de faire des recherches pour ma nouvelle pièce policière.
Enseignez-moi les ficelles de votre métier, Monsieur Potter.
S'il vous plaît... j'aimerai jouer un grand détective.
Vous savez pourquoi ? Parce que je tiens ce rôle dans la super pièce que j'ai écrite et... j'assure grave !
J'ai autre chose à faire, mon garçon, tu perds ton temps.
Quoi ? Vous pourriez au moins en parler à vos associés avant de refuser...
Je travaille tout seul.
Vous... vous allez quand même me donner une fiche à remplir ?
Euh oui, bien sûr. Tiens, remplis cette fiche et...
n'oublie pas d'écrire ton nom et ton numéro de téléphone. Si j'ai besoin de toi, je t'appelle.
Réfléchissez... vous ne le regretterez pas si vous m'acceptez comme stagiaire !
Tenez, voici mon numéro de portable et mon adresse perso à Hollywood.
Je vous en prie, si vous avez la moindre surcharge de travail, contactez-moi.
Compte sur moi.
OK. J'oubliais, votre crayon !
Marty ne connaissait rien du métier de privé.
Les critiques l'avaient descendu en flèche... avec son agent, il s'était mis les doigts dans le nez,
et sa moitié l'avait jeté pour le faire cocu avec une copine.
Le pauvre gars était sur une pente...
Viré ?
Plus que savonneuse.
Autre chose, mon pote ?
Non, je vous remercie.
Ah, tiens, le voilà ! Salut Jack.
Nick.
Monsieur Potter ?
Monsieur Potter !
Monsieur Potter, je... je n'ai plus personne...
plus d'argent, plus de voiture, plus d'endroit où aller. Je suis à la rue.
Je ferai tout ce que vous voulez.
Je rangerai votre bureau, je repeindrai le plafond, je récurerai vos toilettes...
Je pourrais même cirer vos godasses.
Je veux juste que vous me laissiez dormir sur votre canapé bouffé aux mites et... je travaillerai pour rien.
Je sais ce qu'il te faut. Faut que tu boives.
- Mais c'est... du Pepsi ! - Oui, c'est du Pepsi.
J'ai un ulcère.
Alors j'ai craqué. J'ai donné sa chance au gamin.
Deux semaines à l'essai pour voir s'il tiendrait le coup.
N'allez pas croire que je deviens mou... Je prends ce qu'il faut pour y remédier !
Oh merde ! C'est quoi ce truc ?
Votre stylo a bien failli me couper le doigt.
Il m'a été offert par un ponte de la mafia.
C'est assez pratique quand un assassin veut ton autographe.
En attendant, j'aimerais que tu arrêtes... de t'amuser... avec mon matériel !
Désolé, je voulais juste vous écrire un mot avant de sortir m'acheter un burger.
- Je vous en ramène un ? - Non. Je dois me rendre dans un asile de "Pasadena",
pour assigner en justice un torturé de la cervelle. J'en ai pour une bonne heure.
Euh... Dites Jack...
- En quel honneur ? - Je ne fais jamais le vrai boulot de détective.
Normal, tu n'es pas un vrai détective.
Soyez sympa, Potter, laissez-moi y aller, je vous jure que je me ferai tout petit.
- C'est Monsieur Potter. Ou alors Jack. - Oui, mille excuses. Je peux y aller ?
Marty, je vais devoir être franc avec toi... Ça ne marchera pas. Il faut que tu partes.
Partir ? Mais voyons, Jack, j'ai trimé dur, j'ai même passé la serpillière. Vous n'allez...
Tu as fait ton boulot, en effet. Ça n'a rien à voir avec toi.
Tu saisis, dans cette ville, tu ne seras... Tu n'seras pas le seul à avoir été viré, plaqué et au bout du rouleau.
Je n'ai pas une seule affaire depuis des mois.
J'ai peur qu'il soit grand temps pour moi...
de m'acheter mon petit magasin de pêche en Floride...
Et de prendre ma retraite.
Quoi ? Vous n'avez aucune affaire, c'est sérieux ?
Écoute, j'ai bien un dossier. La femme d'un type qui s'envoie en l'air avec un cul-terreux.
Ça se trouve à mille bornes d'ici, au fin fond de "l'Oregon" un patelin nommé Beaver Ridge.
Il veut que je lui dégote des preuves irréfutables pour qu'il divorce. Je ne veux plus de ce genre de plan.
J'en ai ras le bol de m'occuper de ces histoires d'adultères à la noix !
Jack... Laissez-moi y aller.
Oh oui, oui, c'est ça !
Vous n'aurez qu'à rester au bureau, aller jouer au billard, faire ce que vous voulez.
- Tu ne sais même pas par où commencer. - Alors enseignez-moi, j'apprends vite.
Je vais te présenter mon sous-marin, c'était du haut de gamme en soixante-dix.
Je l'ai baptisé "voyage en eau trouble".
Un bon détective doit avoir de bons outils et la gueule de l'emploi, mon garçon !
Et la gueule de l'emploi, alors tu me vires vite fait ces trucs de gonzesses !
- Je vais le faire. - Je ne veux plus jamais voir ça.
Et si tu as d'autres piercings ailleurs t'as intérêt à les retirer aussi.
Sympa comme garçonnière !
Touche pas au matos !
Tu n'as besoin que de trois trucs : un appareil photo, un magnétophone et un micro-canon.
- Vous n'oubliez pas le flingue, Jack ? - Non.
- Pour me défendre ? - Non.
- Eh, c'est quoi ce truc ? - Laisse le matos tranquille. Repose ça à sa place.
Tu auras besoin d'autre chose. Lacrymo, tu connais ?
Au cas où tu serais amené à croiser un de ces castors géants qui déambulent à "Beaver Ridge".
En arrivant, va te présenter chez les flics du coin pour qu'ils ne te prennent pour un de ces...
vendeurs de dope débarqués de la ville, tu risquerais de passer un mauvais quart d'heure.
Bien ! Nous allons sortir du sous-marin et on va démarrer la pratique.
J'ai emmené Marty sur une planque un hôtel borgne de la vallée...
le genre de bouge avec des draps en téflon où deux capotes valent mieux qu'une.
La première chose que tu vas essayer, c'est prendre une photo des deux tourtereaux sur la mezzanine.
Vas-y, prends une photo pour t'entraîner. Grouille-toi avant qu'ils entrent.
Une, ça suffit.
Maintenant, le magnéto enregistre.
Peut-être que tu auras la chance de pouvoir entendre leur nom.
Tiens, tu entends ?
Tu pourrais m'attendre, mon choux, ne te gêne surtout pas, commence sans moi !
Oh, oui.
J'adore, ma puce, quand tu me parles comme ça. Tu me rends dingue !
À tous les coups, c'est le mari... Quelqu'un a violé la règle numéro un :
ne jamais révéler à son client où tu planques pour filer sa femme.
Laissez-moi passer ! Reviens à la maison, j'ai acheté des trucs pour qu'on s'envoie en l'air !
Ça se passe comme ça assez souvent.
Quel cirque !
Ma femme est dans cet hôtel pourri avec un mec ! Dégage de là !
Ils sont à moi ces nibards, c'est moi qui ait payé l'opération...
- Tu as toujours envie de devenir privé ? - Oh oui, plutôt deux fois qu'une.
Très bien.
Tiens... les clefs de ma voiture prends-en soin comme à la prunelle de tes yeux.
Attends une petite minute.
Le lendemain matin, j'ai expédié mon poulain vers le nord en croisant les doigts.
Son entraînement n'avait duré qu'une petite journée et je m'inquiétais.
J'y tiens à ma voiture.
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