ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
AU CUR DE LA NUIT
M. Craig ?
Bonjour. Eliot Foley ?
Oui. Ravi de vous voir. Nous rangerons votre voiture.
Je suis gêné de déranger
un architecte occupé comme vous un week-end.
Il nous faudrait deux chambres de plus.
Un seul salon ?
Oui. Mais nous en parlerons demain.
- Vous connaissez le pays ? - Non, je ne suis jamais venu...
- Pas vraiment. - Débarrassez-vous.
Vous l'avez remarqué ! Le métier, je suppose.
Vous logerez dans la grange. N'ayez crainte...
- Elle a tout le confort moderne. - Exactement.
- Venez, on nous attend pour le thé. - Oui... je sais.
Mère, voici M. Craig.
Merci d'être venu.
Suivez-moi.
Je vous présente...
Mme Courland...
- Le Dr Van Straaten... - Enchanté.
M. Grainger...
Et voici Sally O'Hara.
Vous devez être las. Installez-vous près du feu.
Je suis enchantée que vous ayez pu venir.
Nous admirons tant votre travail.
Je vous sers du thé ?
Lait ? Sucre ?
Lait ? Sucre ?
Vous êtes réelle. Je ne rêve pas.
Pardon ?
Je dois devenir fou.
Bien sûr ! Dr Van Straaten...
Vous êtes le psychiatre qui me traite.
Vous m'aiderez ?
Je ne saisis pas la plaisanterie.
Ce n'en est pas une. Je vous ai vu en rêve.
Comme dans les chansons d'amour.
Je ne cesse de rêver de vous.
Les rêves répétitifs sont très courants.
Comment ai-je pu rêver de vous sans vous connaître ?
Vous aurez vu ma photo dans le journal.
Je ne le crois pas. Et même, pourquoi rêver de vous ?
Après tout, vous n'êtes rien pour moi.
Vous m'associez peut-être à une chose très importante pour vous.
Telle que ?
Il faudrait une analyse pour le savoir.
Ce n'est pas tout. Vous faites tous partie de mon rêve !
C'est vrai ?
Vous plaisantez !
Nous tous ?
Quand je suis entré ici, je vous ai tous reconnus.
Il nous aurait tous vus dans le journal, Dr ?
Moi, dans la rubrique sportive ? Je suis pilote de course.
Ma photo est parue, une fois. Pour le mariage de ma sur.
Mais je doute que vous l'ayez vue.
- On ne m'a jamais pris. - Si, une fois. Tu avais 6 mois.
Je ne crois pas être reconnaissable.
Vous avez pu nous rencontrer n'importe où.
Oui, mais pourquoi dans mon rêve étiez-vous tous
dans cette pièce, où je ne suis jamais venu ?
Pouvez-vous nous raconter ce rêve ?
Pas en détails, mais il débute toujours de la même façon.
Au tournant d'un chemin, cette maison m'apparaît.
Je la reconnais.
Je m'approche, et Foley m'accueille.
Je le reconnais aussi.
Puis, en ôtant mon manteau, j'ai un pressentiment.
J'ai envie de m'enfuir, car je sais que vous êtes là tous les six.
Jusqu'à présent, nous ne sommes que cinq, en plus d'Eliot.
C'est exact.
- La 6e personne vient après. - Pouvez-vous la décrire ?
- Il s'agit d'une jolie brune. - C'est un peu court !
Sa visite est impromptue. Elle n'a pas d'argent.
Brune, sans argent...
Vous tombez fou amoureux d'elle ?
Avez-vous déjà raconté ce rêve ?
Je ne crois pas. Même pas à ma femme.
En y repensant, dès que je me réveille, j'oublie tout...
jusqu'à la nuit suivante.
Rien ne prouve que vous ayez fait ce rêve.
Rien. Je n'ai aucune preuve.
Je n'en ai pas besoin. Je vous crois.
- Vous nous avez vus en rêve. - Moi aussi.
Je ne doute pas que vous fassiez un rêve
ressemblant à cette situation.
Cela suffit à créer cette impression de déjà vu.
C'est courant.
- Rien de plus ? - Rien de plus !
C'est très décevant de ne pas être dans une histoire surnaturelle !
Peut-être est-ce comme dans le roman de L. Caroll.
Nous n'existons pas, si ce n'est dans le rêve de M. Craig.
Lorsqu'il s'éveillera, nous disparaîtrons.
Quelle pensée morbide !
Soyons clairs, vous écartez le don de double vue ?
Absolument.
J'ai plutôt l'air terre à terre, non ?
Peut-être, pourquoi ?
Il m'est arrivé quelque chose qui renverse vos théories.
Ce jour inoubliable a failli être mon dernier...
Ça ne passe pas !
Ça ne passe pas !
Si, ça passe ! Voyons...
Ça y est !
Six jours, depuis l'accident ?
Sept.
- Le cerveau n'a rien. - Ce matin, il était conscient.
Il s'est informé de l'autre conducteur et il s'est rendormi.
Sa fièvre m'inquiète.
Avertissez-moi si elle monte encore.
Peggy ! Tu es venue d'Écosse ?
Oui, d'Écosse.
Vous n'êtes pas Peggy.
Désolée. Vous m'appelez ainsi depuis des jours.
- Je m'appelle Joyce. - Vous avez quelque chose d'apaisant.
- Ne partez pas. - Non.
- Promis ? - Oui, si vous promettez de dormir.
À vos ordres.
À partir de ce moment, ma fièvre tomba.
Et cela, grâce aux soins de Joyce.
Suis-je sorti d'affaire ?
Eh bien, tu ne délires plus. Mais tu dis tant de bêtises...
- J'ai des cauchemars. - Tu ne rêves pas de moi ?
Si, je rêve que tu épouses le Dr Albury.
Il est marié et a 3 enfants.
Tant mieux !
Il fait doux !
9 h 45, l'heure de dormir.
Le seul moyen de me guérir, c'est de m'épouser. C'est ton devoir !
Espère toujours !
Il n'y a qu'une place.
Ce n'était pas un rêve.
- L'infirmière venait de partir. - Depuis moins de 5mn.
- Deviendrais-je fou ? - Non, bien sûr !
Juste avant l'impact, vous étiez sûr de mourir.
- Oui, c'est exact. - La peur est restée.
Dans mon subconscient ?
Le stress physique est passé.
Votre vision est due aux suites psychologiques.
Mais si cela continuait ?
Aucune chance. Vous serez sorti dans une semaine.
Je prends le pari !
J'ai perdu... Mais c'était à qui perd gagne.
Il avait raison. Je quittai l'hôpital la même semaine.
Vous avez l'heure ?
Il est 4 h 15.
Il n'y a qu'une place.
Si je n'avais pas vu cet homme, je ne serais pas ici.
Dommage pour les autres passagers !
Il aurait pu les prévenir !
C'était peut-être tous des sceptiques, comme notre docteur.
La voilà, votre preuve !
M. Grainger avait vu cet homme avant de prendre le bus.
Cela ne prouve pas que c'était le même homme,
ou que le contrôleur ait dit la phrase !
Pourtant, c'est vrai.
Il m'a été envoyé comme un avertissement.
Sans cela, il serait monté.
Il n'était pas remis.
Votre accident vous hantait. Peu importe le véhicule.
Je ne marche pas.
Vous persistez à croire
que vous avez un ange gardien ?
C'est inutile. Nous ne le convaincrons pas.
Le Dr veut une preuve tangible, inattaquable.
Nous ne l'avons pas.
Encore.
D'où sors-tu ?
Brenda a changé d'avis.
Règle le taxi, je n'ai plus un sou.
Bonjour, Joyce.
Votre brune désargentée !
J'ai pris le train de 3 h 15.
Quelle surprise !
Pas pour M. Craig.
Je vous présente Mme Grainger, votre rêve devenu réalité.
Oui, c'est la sixième.
Est-ce un jeu ?
Pas exactement. Il rêve de toi depuis des années.
Et de nous tous !
Tout cela est très simple, c'est comme le corbillard de votre mari.
Celui qu'il a vu à l'hôpital.
Ou qu'il n'a pas vu.
Je vais vous expliquer...
M. Craig fait des cauchemars.
La brune désargentée est là.
Qu'en dites-vous ?
Pure coïncidence ?
- C'est impossible. - Les chances sont minces.
Je suis un peu indigné.
Je me trouve devant un plan soigneusement préparé.
Un plan monté pour rire à mes dépens.
Vous le pensez sérieusement ?
Mon explication vaut bien celle de M. Craig.
Je serais visée aussi. J'ignorais tout.
La plaisanterie ne serait pas drôle.
Quel motif aurions-nous eu ?
Me voir ébranlé dans mes convictions.
Nous serions très forts !
Quelle autre surprise cachons-nous ?
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