ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
TOUTE MA GRATITUDE VA À SHRI NITIN CHANDRAKANT DESAI
M. JOHN ROWE - M. RAY EAVES POUR LEURS IMAGES
À CEUX QUI ONT PAYÉ LEUR LAGAAN
POUR QU'UNE HISTOIRE SOIT IMMORTALISÉE EN FILM
EN SOUVENIR DE...
LA FOLIE
15 JUIN 2001
L'industrie du cinéma indienne avait des règles précises,
fondées sur les films du passé.
Pas de film d'époque.
AUTEUR - RÉALISATEUR
1893, Champaner.
Il ne fallait pas changer l'image d'un héros.
En le coiffant autrement et en l'habillant en dhoti indien.
Lance le ballon.
Il ne fallait pas faire un film dont le langage principal
aurait été un dialecte.
Pour sortir le plat du four, les pinces doivent être ébouillantées.
Ne pas faire un film sur le sport.
Surtout le cricket.
Il y avait toutes ces règles, que...
sans le vouloir, mon scénario enfreignait.
Tout cela allait contre mon scénario
à l'origine, quand j'ai rencontré des gens
pour les convaincre de mon idée.
J'étais sûrement le seul
à être persuadé que c'était un mélange intéressant.
Je suis Satya.
J'étais avocat.
Livres, mémoires et batailles juridiques.
Tel était mon monde.
J'aimais écouter des plaideurs.
On voit l'aspect sordide de la vie.
Des mariages brisés, des familles en guerre, la violence.
Ça vous rend réaliste.
Puis un jour, le rêve a fait intrusion.
Aamir m'a appelé.
Il produisait un film.
Il voulait des gens de confiance.
Ça m'intéressait ?
C'est un ami d'enfance.
Mais j'étais loin du cinéma.
De ses films ou ceux des autres.
Pourquoi travailler sur un film ?
J'étais un bon avocat.
C'était irréaliste, irresponsable, fou.
Comme tomber amoureux.
Vous devinez ce que j'ai fait.
J'ai quitté le droit pour rejoindre l'équipe de Lagaan.
Voici l'histoire de ce que j'ai vu et vécu.
L'histoire ne commence pas avec moi,
mais avec l'auteur-réalisateur, Ashutosh Gowariker.
RÉALISATEUR
Mon premier film était Pehla Nasha, un mystère.
Et mon second film était Baazi, un film d'action à suspense.
Je les avais faits en respectant les règles
d'un film prudent.
Je pensais que ces deux films seraient
des succès.
Mais à ma grande surprise, ils n'ont pas marché comme je l'espérais.
C'était ennuyeux,
car je n'étais pas en position de faire un autre film
après la débâcle des deux premiers.
J'ai compris que dès lors,
si je refaisais un film,
ce serait un film auquel je crois.
Je préférais écrire un film que j'aime
et espérer que le public l'aime aussi.
Il n'y avait pas d'autre moyen.
1893. Champaner.
Un petit village au cœur de l'Inde.
Je voulais écrire un conte de fées. Un film qui ferait rêver.
La base du gouvernement britannique juste à côté du village.
Pourquoi ne pas utiliser le cricket
comme arme de guerre,
que les fermiers mènent contre les Anglais ?
Ce serait une bataille sans sang.
Au lieu de lances et de flèches,
ce serait une batte et une balle.
Un terrain de cricket pour champ de bataille.
D'abord, j'ai entendu l'histoire...
ACTEUR - PRODUCTEUR
...et je l'ai détestée, honnêtement.
Je ne comprenais rien.
De quoi ça parlait ?
Il y a 100 ans, un match de cricket pour supprimer une taxe.
C'était une idée bizarre
et invraisemblable.
Il m'a dit de n'en parler à personne,
et de faire quelque chose de plus simple.
Il m'a écouté calmement.
Il était déçu mais...
Le fait qu'il dise "non" m'a poussé à continuer.
Je suis rentré et j'ai écrit
la version dialoguée du film.
Je l'ai écrite chez moi, je n'avais nulle part ailleurs
pour aller écrire.
J'ai donc passé beaucoup de temps
chez moi, à mon bureau.
Ce n'était pas agréable pour ma famille.
Ils se demandaient ce que je faisais.
Surtout mes enfants.
Ils comparaient ça
aux parents des autres enfants,
qui vont au bureau.
Pourquoi notre père reste à la maison ?
À écrire quelque chose.
Puis, il est arrivé un jour et a dit :
"Salut, je travaille sur un scénario depuis un moment,
et il faut que tu m'écoutes."
Il est devenu méfiant. Il m'a demandé si c'était
le même, avec le cricket et les Anglais. J'ai dit oui.
Il a refusé que je lui en parle.
"Tu as perdu quatre mois,
mais moi, je ne perdrai pas mon temps."
Je l'ai supplié de m'écouter.
Il pourrait dire non seulement après.
1893.
Champaner.
Un petit village au cœur de l'Inde.
J'ai été emballé.
Dès qu'il a commencé...
j'ai été captivé.
Et soudain, ce pari
qui m'avait semblé irréaliste au niveau du concept
devenait tout à fait évident.
Je lui ai dit : "Ash, ce scénario est génial.
Mais..."
Il a dit : "Mais, quoi ?" J'ai dit : "Mais...
c'est un film qui fait peur."
Pour le cinéma indien, c'est un film très inhabituel.
Ash avait écrit un magnifique scénario,
mais pour être honnête, je n'étais pas assez courageux pour jouer dedans.
Aamir n'avait pas le cran.
Il n'était pas le seul.
Pendant un an, Ashutosh va lire son scénario
à des producteurs et des stars.
Le scénario plaît beaucoup,
mais personne n'est prêt à le financer.
Pendant ce temps-là, Aamir vit avec le scénario dans la tête
et a de plus en plus envie de faire le film.
Jhamu Sughand me demandait de produire un film
qu'il voulait financer.
Je ne voulais pas me lancer en production.
J'étais vraiment sûr de ça.
Mon père était producteur, et j'avais vu ce qu'il avait enduré.
Ça ne m'attirait pas.
Je viens d'une famille du cinéma. Mon père est producteur.
Mon oncle est un grand réalisateur.
Depuis tout petit, j'ai vécu dans cette ambiance de cinéma.
Je devais avoir environ 15 ans
quand j'ai décidé que je voulais être dans le cinéma.
Alors, j'ai travaillé comme assistant réalisateur
avec mon oncle, pendant quatre ans.
Ensuite, j'ai eu un premier rôle dans un film
appelé Qayamat Se Qayamat Tak. Il est sorti en 1988.
Il a très bien marché.
J'étais acteur depuis 10 ans quand Ashu est venu me voir.
Personne ne sait où je vais
Aamir !
- Reculez. - Aamir !
Lagaan était un film inhabituel.
Un film très cher.
Très difficile et très exigeant.
Il fallait un producteur qui croyait au scénario
et faisait confiance au réalisateur.
Et qui soutiendrait l'équipe créative.
Une idée a commencé à germer.
Je devais produire ce film et jouer dedans.
Ash me l'a relu.
Pour la troisième fois.
1893.
Champaner.
Et cette fois, je voulais que ma femme l'entende aussi,
ainsi qu'un ami, Jhamu Sughand, qui finance des films...
et aussi, mes parents.
Oui, Ramsingh me l'a appris. Qui est-ce ?
J'ai observé Jhamu, mes parents et Reena lors du récit,
et j'ai vu qu'ils étaient captivés.
Ils m'ont dit : "Vas-y, fonce."
Et...
j'ai dit : "D'accord."
Puis j'ai dit à Ash
que j'étais d'accord pour jouer dans le film.
Et pour le produire aussi.
Et ça a été un des moments
les plus heureux de ma vie.
AVRIL 1998
Et l'aventure de la transposition de mon scénario à l'écran a commencé.
La seule recommandation que j'ai faite à Ashutosh
était de refuser les compromis.
Pour ne pas me dire plus tard qu'il aurait préféré le faire autrement,
ou qu'il aurait rêvé d'autre chose. Il aurait ce qu'il voulait.
Le premier à rejoindre l'équipe créative a été Nitin Desai.
CHEF DÉCORATEUR
Mon chef décorateur.
FORT DE MEHRANGARH
Nitin et moi avons parcouru le pays pour trouver le bon endroit.
Je me suis dit que pour produire ce film,
il me fallait une équipe
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