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ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.

LE ROYAUME D'OKIRIKE, ÉTAT DE RIVERS, NIGÉRIA

Ma !

Ma !

Bonjour, ma princesse.

C'est quoi, ce bruit ?

C'est un prince du Nord. Il est venu demander votre main.

Qu'est-ce que tu dis ?

Il est 8 h du matin.

Va leur dire d'arrêter ce boucan.

Allez !

Dehors !

Oui, ma princesse.

Je suis le prince Sani Abdoulaye,

je viens, comme la courtoisie l'exige,

demander la main de votre fille, la princesse Boma.

Vous êtes le bienvenu.

Le roi vous transmet ses salutations.

Merci...

Pardon.

Votre Altesse…

Elle... La....

- Tu sais qu'on a des invités ? - Oui, ma reine.

Mais la princesse leur demande d'arrêter de jouer.

Elle essaie de dormir.

Comment oses-tu perturber mon sommeil !

- Hein ? - Tu as perdu la raison ?

Ferme ta sale bouche !

Ma princesse…

vous ai-je offensée ?

Tu m'as offensée à tous les égards !

Comment as-tu pu amener ces insignifiants, ces imbéciles bon à rien

perturber ce palais ?

Désolé.

Comment oses-tu ?

Boma, arrête !

Je…

Où est-elle ?

Sors ta sale personne de ma chambre.

Dehors !

Dis-moi, Boma...

Qu'est-ce qu'on a mal fait avec toi ?

Mère.

S'il te plaît.

La matinée est éprouvante.

Pour nous tous.

Tu as humilié le prince du Nord.

Pourquoi ?

J'ai seulement demandé à ce clown d'arrêter le bruit.

- Ça n'avait rien d'humiliant. - Tu l'as giflé, Boma.

J'étais en colère.

Quand n'es-tu jamais en colère ?

Écoute, tu ne peux pas continuer comme ça.

Tu ne peux pas continuer

si tu veux être femme et mère un jour.

Tu dois changer d'attitude.

Vive la princesse du monde.

Et elle a recommencé.

Ne commence pas.

Je ne suis pas le prince du Nord.

Arrête d'être sarcastique, parle à ta sœur.

Écoute, à ce rythme,

tout le monde va la craindre.

Je sais.

Mère !

Quoi de mieux que d'être craint ?

Être respecté ?

Et être aimé ?

Tu l'as entendu, sœur,

respect et amour.

Ferme-la.

C'est quoi, cette tenue ?

- Surtout un jour pareil. - J'ai du swag.

Vous êtes pareils. J'en ai marre de vous.

Respect et amour, ma sœur.

Tu vas me raconter ta version ?

Je ne suis pas le prince du Nord. Pourquoi tu me traites ainsi ?

Donne-moi ta version de l'histoire.

Je vais te gifler.

C'est la fête des claques ?

Raconte-moi ta version des faits.

Vraiment ?

- Tobi. - Maman.

Comment tu es entrée ?

- J'ai tes clés, bien sûr. - C'est vrai.

Je vais au marché.

Ta maison est très jolie.

Tes nouveaux meubles sont plutôt bien.

Merci.

Sauf...

qu'il faudrait une touche féminine.

Maman,

je me marierai quand Dieu me montrera ma femme.

Et quand ce sera ?

Tu dois montrer à Dieu que tu es prêt à te marier

avant qu'il ne t'aide.

- Je lui dirai quand je serai prêt. - Quoi ?

C'est ce que je répète toujours.

Quoi donc ?

Tu n'es même pas prêt, Tobi.

Ton petit frère est un homme marié.

Et tu parles encore de choses qui...

D'accord.

J'ai une urgence à l'hôpital. À plus tard. Je t'aime.

- C'est ce que tu dis toujours. - Je sais !

Je t'aime aussi.

Maman, il paraît

que les chefs viennent voir la famille demain.

Je peux…

Je dois être présent ?

Tu veux refaire le coup de la disparition ?

Tu fais partie de la famille ?

J'ai des choses à faire.

Comme quoi ?

Des trucs personnels.

Les affaires. Maman, je dirige une entreprise.

Boma est toujours là pour représenter.

Je préfère qu'elle reste là où elle est et qu'elle continue à dépenser l'argent.

Comme d'habitude.

Boma est quelqu'un de bien, tu ne la comprends pas.

J'ai donné naissance à ta sœur et toi.

Tu crois que je ne veux pas la comprendre ?

Eh bien...

Enfin,

quelque chose pour te faire sourire.

Laisse-moi deviner, un autre prétendant pour Boma.

Comment le sais-tu ?

C'est la seule chose qui te fait sourire de nos jours.

Ferme-la.

Ma princesse, je ne m'attendais pas à vous voir.

Fais comme si tu ne m'avais pas vue parce que je m'en vais.

J'ai amené ma famille pour rencontrer la vôtre.

On en a parlé.

C'est quoi, ton problème ? Qu'est-ce qui tourne pas rond chez vous ?

Tu me prends pour qui ?

Une marchandise ?

Qu'est-ce qui te fait croire que tu es digne de moi, princesse Boma ?

Princesse, pourquoi vous parlez ainsi ?

On est allés à Paris ensemble, on s'est amusés,

on a passé du bon temps, pourquoi vous parlez comme ça ?

Pourquoi ?

On s'est bien amusés,

et c'est tout !

Qu'est-ce que c'est ?

Une sorte de carnaval ?

J'ai mieux à faire.

Moi, princesse Boma…

J'ai mieux à faire. Pardon.

Et, par pitié,

prends ces clowns,

et sortez de ce palais.

N'informe pas mon père,

je lui ai dit que je ne suis pas prête pour ces bêtises.

Excusez-moi.

Mon prince !

Mon prince !

Venez à l'intérieur pour manger une soupe locale.

Sors !

Espèce d'idiot ! Qu'est-ce qui ne va pas ? Tu ne m'as pas entendue klaxonner ?

Si.

Pourquoi ça a pris du temps ?

Qu'est-ce que je t'ai fait ? Sincèrement ?

Tu ne m'as pas entendue ? Si tu recommences...

Ubong, comment ça va ?

Tu paies mon salaire ?

Tu paies mon salaire ? Pourquoi tu me cries dessus ?

C'est quoi, ton problème ? Que se passe-t-il ?

- Tu m'insultes. - L'idiot.

Tu n'es qu'un simple amie de la princesse

et tu harcèles tout le monde.

Tu es toujours fière.

Que se passerait-il si tu étais la princesse ?

- Pardon, madame Matilda. - Ubong, ça va ?

Je vais bien, Dieu te bénira.

Dieu te récompensera avec un meilleur mari.

Tu épouseras le président. Et...

Dieu ne te donnera rien ! Tais-toi ! Si tu recommences...

- Tu épouseras un flic du SARS. - Dieu ne te bénira pas.

- Ne recommence pas ! - Laisse-le.

Tu épouseras le président. Tu épouseras la police.

Je devrais le laisser le battre, ce vieil homme.

C'est un homme ?

Tu l'as traité d'homme.

- Je ne suis pas un homme ? - Allons-y.

C'est bon.

Enferme-moi dans une pièce avec toi, tu verras.

- Merci beaucoup. - Si tu recommences...

- Tu m'accuses. - Si tu recommences…

Tu me pointes du doigt. Où as-tu acheté ce doigt en caoutchouc ?

Un doigt accusateur avec des ongles en caoutchouc

qui ne sont pas à toi, qui ont été achetés en supermarché.

Frappe !

Frappe. Plus fort, allez !

C'est mal, tu ne me dis pas ce genre de choses.

Pourquoi tu me dis ça ?

Ne traite pas les gens comme ça.

- Salut, les filles. - Arrête ces bêtises.

Qui est mort et a fait de toi ma mère ?

Laisse-moi comprendre ce que tu racontes.

- Tu devrais arrêter. - Qui est mort et a fait de toi ma mère ?

Que se passe-t-il ?

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