ആദ്യത്തെ 170 വരികൾ.
Vicky ?
J’ai un service à te demander.
Je peux ?
Oui.
J’ai quelque chose de très important à faire.
Il faudra que je sorte le soir pendant quelque temps.
D’accord.
Ça veut dire que…
Je t’écoute, Vicky.
En mon absence, tu devras rester seule à la maison.
Je tâcherai de vite rentrer.
Fais-moi confiance.
Si ça t’embête,
je demanderai à Susan de te garder.
Qu’en dis-tu ?
Je t’attendrai.
Merci, Nonna.
Mais on mange quand même ensemble.
Marché conclu !
Moi aussi, je préfère dîner avec toi.
C’est promis.
VICTORIA OF MANY FACES
ÉPISODE 5 : UN JOUR, JE DEVRAI PAYER POUR MES ACTES
Vous savez vous occuper d’un cheval ?
Naturellement.
Laissez-le se reposer régulièrement.
J’en prendrai soin.
Rassurez-vous, je ne ferai qu’aller voir ma mère et revenir.
C’est toi, Hector ?
À qui ai-je l’honneur ?
Je m’appelle Kate.
J’ai entendu dire que tu m’aiderais, moyennant finance.
Ça dépend du job et du fric.
Mon amant est marié.
On aimerait fuir ensemble,
sauf que sa femme l’attend chaque jour à la sortie du boulot.
On veut se sauver pendant ses heures de travail.
Il n’a qu’à prétendre être malade pour partir plus tôt.
L’ennui, c’est que lui, sa femme et moi sommes employés au même endroit.
Où ça ?
Au palais.
Carrément ? Ça te coûtera un peu plus cher.
Il faudrait nous emmener hors de la capitale.
Cette somme suffira ?
Très bien. Reviens après-demain.
Je t’expliquerai le plan en détail.
Entendu.
Au fait, qui t’a parlé de moi ?
Un tout nouvel ami.
À présent, passons au plus important.
Qui es-tu, toi ?
L’homme qui a été capturé au bal est mon amant.
Pourrais-je le voir ?
– Carl ? – C’est ça !
Désolé, mais je vais devoir te fouiller.
Bien sûr, je comprends.
Maintenant, lève ta jupe.
Voilà comment on traite une femme qui rend visite
à un condamné à mort…
Hé ! Ton amoureuse est là.
Carl !
Quelle histoire atroce !
J’ai entendu dire qu’il serait bientôt exécuté.
S’il vous plaît,
pourriez-vous nous laisser seuls ?
Ce ne serait pas correct…
De toute façon, il ne peut pas sortir d’ici.
Je vous en prie, j’aimerais juste lui parler en privé !
Bon, d’accord. Vous avez une heure.
Je reviendrai te chercher.
Merci infiniment !
Qui es-tu, exactement ?
Si tu tiens à la vie, ne dis rien.
Qu’est-ce que tu fiches ?
Silence.
Parfait. J’ai mémorisé l’intervalle entre les rondes.
Ça suffit pour cette fois.
Hé !
Ce n’était qu’un test.
Tu ne pourrais pas t’échapper aujourd’hui.
Les gardes te tueraient aussitôt.
Je repasserai demain. Continue à jouer le jeu.
Merci beaucoup. Je reviendrai demain.
Me revoilà !
Je t’ai attendu, Vicky !
Merci d’avoir patienté.
Je me suis débrouillée toute seule.
Tu transpires, Vicky.
Oui, c’est parce que j’ai couru pour te rejoindre.
Je t’aurais attendue dans tous les cas, tu sais.
Tu es tellement gentille !
Et surtout, très forte.
Une pièce de théâtre ?
Exactement.
Vous allez pratiquer la langue dans la peau d’un personnage.
Vous jouerez La Princesse blanche et le lézard bleu.
Je connais !
J’ai lu cette histoire chez M. Bernard.
Vous la connaissez aussi, Clark ?
Oui. Un homme qu’un mauvais sort a changé en lézard
s’allie à une princesse afin de vaincre une sorcière.
C’est bien ça.
Pour finir, le lézard redevient humain
et épouse la princesse. C’est un conte célèbre.
Qui veut interpréter le lézard ?
– Moi. – Ce sera donc votre rôle.
Et qui veut faire la princesse ?
Hein ? Ça ne te dit rien, Nonna ?
Je veux être la sorcière. Tu seras la princesse.
La sorcière meurt à la fin, je te rappelle.
Tu ne pleureras pas ?
Mais non !
Bon, très bien. J’incarnerai la princesse, alors.
Je vous donnerai la réplique en ashburien,
et vous répondrez en randallais.
D’accord !
Ta chère et tendre est revenue te voir !
Bon, à tout à l’heure.
Merci.
Donne-moi un coup de main.
Une scie à découper dans le talon ?
Vu la fréquence des rondes et le temps de visite,
je ne scierai qu’un bout par jour.
Il y a cinq barreaux en tout.
Les couper en haut et en bas me prendra dix jours.
Comment se porte ta sœur ?
Elle reste à la maison.
Son traumatisme l’empêche de se montrer en public.
J’ai peur qu’elle ne se nourrisse pas correctement.
Dis, pourquoi tu aides un parfait inconnu ?
Ne te préoccupe pas pour ça. Je le fais pour mon propre bien.
Excusez-moi ! Bonjour !
Qu’y a-t-il ?
Si je vous paie pour votre peine,
pourrais-je vous confier le cheval et le chariot quelques jours ?
Mais pourquoi diable ?
Pour tout vous dire, mon père s’oppose au mariage de mon frère.
Celui-ci projette de partir à la capitale à pied avec sa fiancée.
Je me suis dit qu’au moins,
je devrais leur fournir un attelage pour célébrer leurs noces.
Ce n’est pas facile d’avoir un père borné.
D’accord, je veux bien m’en occuper.
Merci beaucoup !
De rien !
Qui est-ce ?
Ne fais pas de bruit. J’ai un message de ton frère.
Surtout, ne note pas ce que je t’ai dit
et n’en parle à personne.
Bien sûr.
Est-ce que ce sont Maria et les autres
qui t’ont demandé de faire ça ?
Qui ça ?
Maria, Luna et Eliza.
Elles ont toutes été victimes du marquis avant moi.
Je n’ai rien à voir avec elles.
Dis-moi plutôt, est-ce que tu te nourris bien ?
Tu as de l’argent ?
Oui.
Tiens. Ce n’est pas grand-chose, mais utilise-le pour t’acheter à manger.
Tu vas avoir besoin de forces pour surmonter ce qui t’attend.
Mange, dors et fais de l’exercice.
Compris ?
Oui.
PETITE EFFRONTÉE !
RESTEZ EN RETRAIT, PRINCESSE !
J’aurais aimé voir Nonna en princesse,
mais elle est mignonne aussi comme ça !
ARGH !
J’AI REPRIS FORME HUMAINE !
VOULEZ-VOUS M’ÉPOUSER, PRINCESSE ?
No comments yet. Be the first to leave one.