ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
Murphy, viens avec nous.
Qu'est-ce que t'as ?
Vous vous amusez bien ?
Détends-toi. Il y a du bon dans tout ça.
- En se servant de lui, on l'a tué. - On l'a pas tué.
Escobar l'a tué.
Maintenant, on va choper cette ordure.
Faut positiver.
Peña avait raison.
Tout n'était pas noir.
Un sicario arrêté après l'assassinat de Lara Bonilla
avait avoué que Pablo en était le commanditaire.
Un ministre était mort,
et tout le monde savait qui l'avait tué.
Le gouvernement colombien a enfin dû réagir.
Pablo Escobar a été inculpé du meurtre de Rodrigo Lara Bonilla.
La Colombie a signé ce que les narcos redoutaient le plus :
un traité d'extradition.
Tout Colombien écoulant de la drogue aux USA
y serait désormais jugé et incarcéré,
même s'il n'avait jamais mis les pieds chez nous.
Et ça, ça changeait tout.
Pour un narco, faire de la taule en Colombie,
c'était baiser des filles, mater des films, glander entre potes.
Quelques billets bien placés, et c'était la remise de peine.
Une putain de mascarade !
Chez nous, c'était autre chose.
T'es la 7e fortune du monde ?
Rien à foutre.
T'as quand même droit à tes 6 m², 23 h sur 24,
comme tous les autres losers. Un vrai cauchemar.
Pablo avait maintenant quelqu'un à craindre :
nous.
Pour l'extrader, il faudrait déjà l'attraper.
On va vous aider.
J'oubliais. Les supergringos sont là.
C'est jamais qu'un seul mec contre les USA.
Un seul mec avec des hélicos, des avions, des véhicules,
et des milliers d'informateurs.
Contre nos dollars, nos gars et nos armes.
À vous entendre, ce sera du gâteau.
Mais Escobar aura toujours un temps d'avance sur nous.
Aide-nous à le coffrer.
On m'a mis à l'écart. Jaramillo me déteste.
Je me charge de ça.
- L'extradition serait une victoire ? - C'en est une.
Escobar ne va pas se laisser faire.
La Colombie sera à feu et à sang.
C'est le moment ou jamais d'être solidaires.
Tu commets les erreurs, puis tu prêches la solidarité.
- Ferme-la. - Toi, ta gueule !
- Pourquoi tu le défends ? - Ta sur est rentrée grâce à lui.
Grâce à nous tous.
Pas vrai ?
Messieurs...
formons une autre organisation
contre ces extraditions injustes.
Comme disait John Lennon : "Come together, mes frères !"
Arrête avec tes conneries !
Alors, Jorge ?
Comment on va s'appeler ?
Après Mort aux Ravisseurs, voici Les Extradables.
Les narcos s'unissaient à nouveau contre un ennemi commun :
la prison américaine.
Mais c'était pas exactement "un pour tous, tous pour un".
C'était plutôt "chacun pour soi".
Gacha étant Gacha, il a décidé que pour éviter l'extradition,
il tuerait tous ceux qui tenteraient de l'arrêter.
Feu !
Il a engagé des mercenaires israéliens pour ça.
Lehder étant Lehder, il s'est défoncé sur les ondes.
C'est les gringos qui consomment la drogue.
Alors pourquoi c'est nous qui devons être extradés ?
Pas sûr que ça marche...
Surtout que tous les problèmes
viennent des gringos
impérialistes !
Ne t'arrête pas.
Les frères Ochoa ont consulté une agence de com,
qui les a arnaqués comme...
toute agence de com.
"Mieux vaut une tombe en Colombie qu'une tombe aux États-Unis."
Ça y est, Fabito, je le tiens.
Écoute ça...
"Mieux vaut une tombe en Colombie qu'une cellule aux États-Unis."
Qu'est-ce que t'en dis ?
J'adore.
C'est très bon.
Pour 50 000 $ de plus, on vous fait le logo.
Vendu.
Au fait, voilà le logo à 50 000 $.
L'extradition allait devenir l'enjeu n° 1 des présidentielles.
Les narcos ont acheté certains candidats.
Ils en ont intimidé d'autres.
Mais Luis Carlos Galán restait de marbre.
Ne pouvant ni l'acheter ni l'intimider,
Escobar prit son joli papier à lettres,
et adressa une lettre à Galán.
"Pour conclure, je vous exprime
mes vives protestations
face à l'ingérence de l'Amérique du Nord,
car j'y vois une violation flagrante de la souveraineté de notre patrie."
Il est gonflé.
Escobar est sans vergogne.
Les États-Unis
vous soutiennent, M. Galán,
mais même si nous inculpons ces narcos,
nous ne pourrons les extrader sans l'accord de la Colombie.
Quelle est votre position là-dessus ?
Mon directeur de campagne, le Dr Gaviria,
ne veut pas que je m'avance sur ce point.
L'Amérique veut Escobar pour prouver qu'elle gagne une bataille,
mais en fait, elle perd la guerre. Je veillerai à l'intérêt de mon pays.
Si tu soutiens l'extradition, ils vont te manipuler.
Autant signer ton arrêt de mort.
Je me fiche des Américains,
mais je vais soutenir l'extradition.
S'ils veulent toutes les ordures de ce pays, qu'ils se servent !
Ne pouvant atteindre Galán,
Pablo s'en est pris aux juges du pays.
Il se disait qu'une loi serait inoffensive
si aucun juge ne voulait l'appliquer.
"En sanctionnant l'un de nos fils,
en l'envoyant subir son triste sort aux États-Unis,
sachez que nous, les Extradables, vous jugerons,
et votre sanction sera bien plus lourde."
Les juges avaient si peur
que des mesures ont dû être prises dans les tribunaux.
Pour la première fois, c'étaient les honnêtes gens
qui cachaient leur visage.
Accusés, levez-vous.
La cour vous a reconnus coupables de trafic de cocaïne.
Vous serez immédiatement remis à la DEA
pour être extradés aux États-Unis.
Beaucoup de juges courageux ont défié ces menaces.
En toute logique, quand le stylo avait échoué,
l'épée de Pablo n'était pas loin.
Après de tels agissements,
vous pensez que la capture d'Escobar
était devenue une priorité en Colombie ?
Détrompez-vous.
Le communisme,
c'est ça, la véritable menace.
La cocaïne a tué plus d'Américains que les Soviétiques.
On a les FARC,
le M-19, l'EPL, l'ELN, tous soutenus par les Soviétiques et les Cubains.
Nos moyens doivent servir à régler les problèmes de l'Amérique,
et ce n'est pas à vous de les identifier.
Les communistes ! Vous vous rappelez ?
Avec Reagan au pouvoir, difficile de les oublier.
Écoutez ça.
Ils sont le foyer du Mal dans le monde moderne.
L'Empire du Mal soviétique avait toujours été son truc.
À Hollywood, il avait dénoncé des acteurs communistes.
À Washington, il a créé la doctrine Reagan
pour contrer l'influence globale de l'Union soviétique.
LA MAISON-BLANCHE
Les narcos ne pesaient pas lourd.
Pour faire raquer le pays le plus riche du monde,
fallait traquer des rouges.
Madame l'ambassadeur,
avec l'aide de la CIA et du Pôle Armée,
les Colombiens arrêteront Escobar.
Ça anéantirait le trafic de cocaïne et sauverait des milliers...
Madame l'ambassadeur, la CIA rejoint l'avis du Pôle Armée.
Pablo Escobar n'est plus un élu.
C'est un simple trafiquant colombien.
Il ne menace plus nos intérêts stratégiques
en Amérique du Sud.
La CIA préférerait rester à l'écart
des affaires locales de la police.
Que les Colombiens l'arrêtent.
Noonan croit qu'une aide de 100 000 $ suffira aux Colombiens.
C'est n'importe quoi.
C'est son budget escarpins.
Ils choperont jamais Escobar avec si peu.
On fait quoi ?
On va faire avec ce qu'on a.
C'est vrai. 100 000, c'était ric-rac.
Mais bien placés, ils pouvaient changer la donne.
Beaucoup de flics en Colombie étaient honorables.
Mais le chef de la brigade des Stups,
le général Jaramillo, ne l'était pas.
Mais justement, ça nous arrangeait.
Merci de me recevoir, général.
De rien.
J'ai confié au général Gómez l'opération contre Pablo.
Sans vouloir vous commander, général Jaramillo,
je propose Horacio Carrillo.
Mais Carrillo ne voudra suivre aucune instruction.
Je ne veux pas qu'il suive.
Je veux qu'il dirige.
Ouvrez.
Oui, mon général.
Comme vous voudrez.
Entendu.
Un problème, chéri ?
C'est rien, c'est le travail.
Horacio mange avec nous ?
Je prépare le poulet comme il l'aime, mais il est sorti avec sa copine.
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