The Tiger Brigades

The Tiger Brigades (Les Brigades du Tigre)

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ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.

En 1907, la France est frappée par une vague de crimes sanglants.

Le ministre de l'Intérieur, Georges Clémenceau, «Le Tigre»,

crée les «brigades mobiles» pour combattre ces nouveaux criminels.

1912. Toute la France les connaît sous un autre nom.

Je suis le chef inspecteur Faivre, votre supérieur.

Je suis votre père, votre mère, votre juge et, si nécessaire, votre bourreau.

Vous faites partie de la 1ère brigade mobile. C'est la chance de votre vie.

Vous êtes les hommes de la brigade, avec un seul foyer, une seule tâche et un seul objectif : la sécurité de l'État.

Nous avons le meilleur équipement et les meilleures armes. Pas mal. L'esprit,

les hommes et les officiers font partie de l'élite de la France.

Vous croyez à l'intuition et aux conseils des informateurs.

L'intuition est pour les animaux. Et les conseils pour les joueurs.

Vos armes sont la logique, l'anthropométrie, les empreintes digitales,

l'automécanique, les armes automatiques, de bonnes chaussures et, surtout...

Suivant ! - ...un code éthique parfait.

Suivant ! - Il n'y a pas d'affaires classées ici,

seulement des affaires résolues ! Les hommes de la brigade aiment le succès.

L'échec n'a pas sa place ici.

Suivant !

J'ai pitié des voyous, des souteneurs et des anarchistes

et autres déchets, car vous les traquez, les attrapez et les mettez là où ils doivent être : en prison !

Quand vous rentrez le soir, vous pouvez être fiers.

Si votre fils vous demande ce que vous avez fait,

croyez-moi, vous n'aurez pas à dire : « nettoyer la cellule ».

Pour la brigade, la République et la France !

Alors ? Comment j'étais ? Magnifique.

LES BRIGADES DU TIGRE

Dans une heure. Rue Ordener.

Deux gardes à l'avant du véhicule et un à l'intérieur.

C'est dans le coffre-fort. Un registre en cuir marqué SGED.

Où est Piotr ?

Ça ira.

Fais attention, d'accord ?

C'est mon travail.

J'aide la Russie, j'aide la France et je m'aide moi-même !

«Monsieur» a un plan de retraite ? Comment vas-tu faire ?

Tu vas devoir te débrouiller pendant que je touche 8% par an,

- de l'État. - Du patron.

C'est pour ça que tu lui lèches les bottes.

Je fais du bon travail. C'est pour ça que le directeur m'apprécie.

- Sors ! - Non !

Je veux qu'ils sachent ce qu'on a emporté.

Arrête !

Prends ce que tu veux !

LES PREMIERS BRAQUAGES MOTORISÉS

Sa ligne de cheveux ?

Bonjour. Je m'appelle Achille Bianchi.

Je suis un des nouveaux recrues.

Je fais partie de cette équipe. - Bianchi... d'où viens-tu ?

- Milan. - Ah, Espagne...

Je ne supporte pas les Italiens. - Ton bureau.

Merci.

Tu fais le ménage chez toi ? - Non...

Ici, tu le fais deux fois par semaine.

Trois téléphones. Réponds et note les messages.

Sauf si c'est pour moi bien sûr. Comment étaient ses yeux ?

Fous. D'accord, mais petits, louches ou grands ?

Je ne sais pas. Petits.

- Peut-être aussi louches. - Petits et louches.

On avance.

Je pense qu'il portait des lunettes.

Des lunettes ? Lesquelles ?

Écoute, Bianchi, tu as des doigts habiles.

On pensait que tu pourrais taper des rapports.

Comme ça tu restes informé.

Essaie de l'imaginer sans lunettes.

Commence par le mien pour t'échauffer.

Sa bouche... lèvres... moustache ? Petite ? Fine ?

Oui

- Fine ? - Oui.

Oui, c'est bien lui. Quel artiste !

- Inégalé. - Exact.

Raymond Caillemin, alias Brains.

Né à Bruxelles, recherché pour vol à main armée.

- Salut, chérie. - Comment le sais-tu ?

Tout le monde le sait. La police nous a devancés.

Brains arrêté ! Tout dans l' Excelsior !

Un complice arrêté ! Bonnot toujours en fuite !

Ça ne sert à rien sans Raymond.

On demande le code au propriétaire.

Casimir Cagne ? Tu ne peux même pas l'approcher.

Qu'est-ce que tu proposes ?

Europe contre l'expansion russe

On demande de l'aide. Jaurès ? Je ne fais pas confiance aux politiciens.

Il est journaliste et mon ami.

C'est le scandale du siècle. Nous avons besoin de la presse.

Et s'il n'arrive pas à le déchiffrer ?

- On fait parler Cagne. - Pourquoi attendre ?

Les agents se rapprochent. Je n'ai plus beaucoup de temps.

Tu devras continuer seul.

Ne dis pas ça. Tu m'entends ?

Nous serons toujours ensemble.

J'ai un tuyau sur Bonnot.

Bianchi ? - Oui ? Ça te dérange ?

Je dois aller aux toilettes. Exact.

Excusez-moi.

C'est à gauche. Ne te perds pas.

Dis-le. Un serrurier à Ivry. Il loue une chambre

Et il laisse des anarchistes y séjourner gratuitement.

Pas grand-chose à exploiter.

Attends. Il a expulsé ses locataires pour un seul type.

Abandonné par une De Dion-Bouton.

N'en ont-ils pas utilisé un lors du braquage de la rue Ordener ? Donc...

Quand m'embauches-tu ? Ce serait sympa. On verra.

Remplis un formulaire et laisse une moustache.

Bon, ça suffit. Au travail. Dehors.

Tu y vas, hein ?

- Comment s'appelle-t-il ? - Gauzy.

Son repaire est la Volkshal. Tu passes plus tard ?

Peut-être, peut-être pas. Vas-y.

- On y va ? - Non. Ramène la dame chez elle.

Alors va réconforter l'homme qui a été blessé par balle.

- Je vais avec le débutant. - Le dago ? Je viens de Milan.

Super. Prends ton arme. Où allons-nous ?

Mal entendu ?

Un tuyau ? C’est Bonnot ?

Certainement. Allez.

Cette jeune dame... C’est une amie à toi ? Léa ?

Elle est une connaissance de Pujol.

Ils sont fiancés ? Oui.

Il doit être détruit.

Je ne pense pas.

Pourquoi tu ne me dis pas ce qui se passe ?

Léa avait un tuyau sur Bonnot.

Probablement rien de valable, mais on ne sait jamais. Laissez la police parisienne s’en occuper.

Il y a d’autres affaires.

Non, j’ai des questions auxquelles la préfecture ne répond pas.

Quelles questions ?

Quatre individus attaquent une camionnette comme des professionnels, mais laissent l’argent.

Il n’y a rien de volé, mais il y a une énorme récompense.

Et le préfet envoie 8 000 hommes pour nous devancer.

Cela ne te semble pas un peu excessif ?

Prenez la sortie arrière !

Police de Paris ! Une chambre ?

Je n’ai pas de chambres. Vous êtes mal informé.

Et à l’étage ? À l’étage ?

Là-haut seulement le grenier.

Il y a quelqu’un là-haut.

Ce doivent être des rats.

Lâchez-moi !

Les anarchistes ne sont pas des voleurs. Ils sont calmes, posés,

- ils ne frappent pas les femmes. - Tu ne guillotinerais pas Bonnot ?

Je ne suis pas un grand fan de la guillotine.

Des hommes pires que lui ont été décapités.

As-tu vu son dossier ? Un ancien ouvrier,

un mécanicien, un tireur d’élite, un chauffeur...

Deux ans dans l’armée, une médaille de bravoure...

Il a du cran...

Bonnot.

Couchez-vous !

Va voir Gauzy ! Je m’en occupe !

Pardonne-moi.

Dehors !

Dehors !

Putain !

Je n’ai rien pu faire, c’est allé trop vite.

On les sortira. Non, c’est toi qui sors.

La zone est bouclée, monsieur. Dois-je organiser une fouille ?

Non, laisse tomber. Ils n’ont pas besoin de nous. Récupère le matériel.

Nous commençons par prendre les empreintes.

Regarde, Marcel, une photo de monsieur Casimir Cagne. Photogénique.

On peut le dire.

Une tasse de chicorée, messieurs ?

- Pas pour moi. - J’en veux bien une.

J’adore la chicorée.

Tu as eu de la chance.

- Tu es en forme. - Écoute, Ernest,

Je ne comprends pas. Pourquoi toi et pourquoi ce jour-là ?

Pourquoi ta camionnette est-elle si spéciale ?

Aucune idée. Ce sont des anarchistes, contre la société, a dit monsieur Cagne...

Ernest, calme-toi. Détends-toi. C’est off the record.

On parle juste et on boit de la chicorée. Ça rend ça un peu plus vivant.

- Tiens. - Merci. C’est arrivé

un jeudi matin, n’est-ce pas ? La tournée du jeudi est spéciale ?

Non. Ce matin-là je suis parti du siège.

Monsieur Cagne me fait parfois faire des courses.

Quels types de missions ?

Il a un coffre au bureau de la rue Ordener.

Il m’y fait apporter des documents. Quels documents ?

Un grand livre, relié en cuir et complet.

Merci.

Je ne sais pas ce qu’il contient.

Ce n’est pas important. Reposez-vous bien.

- Bravo. - C’est tout ?

- Tu étais parfait. - Vraiment parfait.

Attends, il y a encore quelque chose.

Ça peut sembler idiot, mais ce type, ce salaud qui m’a tiré dessus, a dit quelque chose...

Bistro ! Bistro ?

Peut-être qu’il avait soif.

Ça doit être ça. Donc tu as laissé Bonnot s’échapper ?

Tu vas devoir travailler encore plus dur pour te rattraper.

- Petite bagarre ? - Tu ne devrais pas être aussi insolent.

Peut-être que ta Léa a parlé à quelqu’un d’autre.

La police parisienne était déjà là.

Quelque chose à dire ? Oui, la police parisienne était là.

- C’est tout ce que tu as à dire ? - Oui. Alors dis-le.

- La police parisienne était là. - C’est tout ?

C’est tout ce que tu as à dire ?

- Je te demandais si c’était tout. - Oui. Alors dis-le.

Continue. Je t’ai dit de le dire. Dis-le encore, ai-je dit !

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