ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
Tu dégages, d'accord ?
Vas-y, Luther !
Ouais, Luther. Doucement, maintenant.
BIG MARY'S POISSON - GRILLADES - ALCOOL
C'est ce que j'essayais de te dire. Sergent ?
Il est bourré.
Il est soûl.
Qu'est-ce qu'il fout ? Quel poivrot !
TYNIN, LOUISIANE - 1944
Ils te détestent
quand même.
Ils te détestent
quand même.
Vous pourrez baisser les bras quand la fouille sera terminée.
Que personne de la caserne n'aille provoquer les péquenots de Tynin.
- Je peux parler, sergent ? - Cobb ?
Le Colonel Nivens sait que c'est pas un Noir qui l'a tué.
C'est une mesure de précaution, Cobb.
L'armée ne peut être impliquée dans des représailles contre des civils.
- Y a-t-il des suspects, sergent ? - Aucun.
Enfin, tout le monde sait que c'est le Ku Klux Klan !
Êtes-vous un témoin oculaire, soldat ?
Ils ont lynché Jefferson la semaine de mon arrivée. Deux semaines plus tard...
Si vous n'avez rien vu, gardez vos commentaires pour vous.
Bien, sergent.
- Et cela vaut pour tout le monde. - Bien, sergent.
Tynin est interdite à tous les hommes du rang.
Oh non, Capitaine !
Tout soldat surpris en ville sera déféré devant la Cour martiale.
Le remplaçant du sergent sera nommé dans deux semaines.
D'ici là, Cobb,
vous êtes le sous-officier de cette baraque. Des questions ?
Reprenez vos activités.
Qu'est-ce que t'en penses ?
Taylor et cet enfoiré de colonel savent qui a tué Waters.
Quelqu'un veut jouer aux cartes ?
Je croyais que tu jouais que les lèche-cul.
Ouais, à qui tu vas lécher le cul,
maintenant que ton cul d'élection est mort ?
Tu sais ce que tu peux faire pour moi. Toi aussi, Peterson.
- Du calme. - Écoute, c'est moi qui ai perdu 3 barrettes.
Je suis le seul à être père. Alors je faisais ce qu'il me disait de faire.
Allons, ne place pas ta famille entre toi et le cul de Water.
Je ne lèche le cul de personne, je voulais récupérer mes barrettes.
T'es jamais allé nulle part. T'as jamais rien eu.
Tu ne peux pas me comprendre, j'ai été sergent de cette section.
Maintenant, tu n'es plus rien. Que dalle, Wilkie.
LIGNES INTER-ÉTATS DU SUD
Les recrues, par ici ! Faites voir vos laissez-passer. En avant !
Réveille-toi, mon gars !
T'as dit que t'allais à Tynin, non ?
Oui.
Grouille-toi.
En avant !
Capitaine Davenport ?
Caporal-chef Ellis, à vos ordres. Je vous conduis chez le Colonel Nivens.
- Alors, en avant, soldat. - Bien, mon capitaine.
RÉSERVÉ AUX BLANCS
Bien, capitaine Davenport.
C'est parti.
C'est ici qu'ils ont tué le sergent Waters le mois dernier.
Pourquoi dites-vous "ils" ?
Qui sont "ils" ?
Le Klan, mon capitaine. Ils n'aiment pas les Yankees bronzés, ici.
Je suppose que la personne qui vous a conduit ici
vous a montré le lieu du crime.
Il a dû vous dire que j'avais fait rechercher les armes dans tout le régiment.
Il vous l'a dit ?
Voulez-vous dire quelque chose, mon colonel ?
En effet.
Cette affaire a pris une proportion démesurée.
C'est l'affaire de l'armée.
Pas des ligues antiracistes.
Ni de la presse noire.
Ni des gratte-papier de Washington.
J'ai grandi dans le Sud, Davenport.
Le comté de Threadgill, en Alabama, vous connaissez ?
Non, mon colonel.
Peu importe.
J'ai commandé des troupes noires toute ma vie.
Le pire qu'on puisse faire dans cette partie du pays,
est de porter trop d'attention à la mort mystérieuse d'un Noir.
Surtout d'un soldat.
Ça les irrite, ils deviennent nerveux.
Les Blancs, en ville, et les Noirs, à la caserne,
continuent de ressasser cette histoire.
Tôt ou tard, tout ça va exploser, c'est forcé.
J'habite à Hunter Parish depuis trois ans.
J'adore cet endroit et j'aime mon poste.
Vous comprenez ?
Que voulez-vous, mon colonel ?
Je veux que vous régliez cette affaire en trois jours.
Je demande la permission d'en référer à Washington.
- Refusée. - Je suis sous les ordres directs...
Roosevelt en personne peut vous avoir envoyé !
J'essaie d'empêcher mes soldats noirs d'aller régler leurs comptes en ville.
Je me fiche de ce que vous pensez.
Vous pouvez aussi rentrer à Washington.
Non, on m'a chargé de cette affaire et j'entends faire mon rapport.
Voici vos instructions et nos rapports.
Le capitaine Taylor était le supérieur de Water, il vous aidera à vous installer.
Ce sera tout, Davenport.
Et,
capitaine,
rappelez-vous que vous êtes le premier officier noir qu'ils voient.
L'armée attend de vous que vous montriez l'exemple aux soldats de couleur
et donniez une bonne image de votre race.
Est-ce clair, capitaine ?
Oui, mon colonel.
Mon capitaine,
ça va ?
- Je vous conduis à vos quartiers ? - Je veux voir le capitaine Taylor.
Vous ne voulez pas vous installer ? Ça ne s'est pas bien passé...
Vous êtes sourd ?
Non, j'ai de grandes oreilles, je suis né avec.
C'est héréditaire. Ma grand-mère, déjà...
J'ai été conducteur chez les pompiers.
Ensuite, l'armée m'a laissé conduire une ambulance.
Je conduis cette jeep depuis six mois. Je ne me suis renversé que deux fois.
- Deux fois ? - Oui, mon capitaine.
Bien.
POLICE MILITAIRE - NOIRS
Bonjour, capitaine.
Sergent Washington, mon capitaine.
Que puis-je pour vous ?
Je viens voir le capitaine Taylor.
Un instant.
Oui ?
Le capitaine Davenport, mon capitaine.
Faites entrer.
Bien.
Tous les soldats de la caserne vous soutiennent.
- Asseyez-vous. - Merci.
Jolies fleurs, capitaine.
D'où vient-il ?
De Washington. Il est en mission spéciale.
De Washington ?
Oui.
Tu te fous de ma gueule.
Ils ont donc affecté un juriste à la police militaire ?
De quelle université êtes-vous diplômé ?
De l'université d'Howard.
Vos parents étaient riches, ou quoi ?
Non, mon père était facteur.
Je suis diplômé de West Point. Il n'y avait pas de Noirs, là-bas.
En fait, je n'avais pas vu de Noir avant d'avoir
douze ou treize ans, je crois.
Avez-vous vu mon ordre de mission ?
Oui, dès que le Colonel Nivens l'a reçu.
Je pense qu'il serait plus honnête de vous dire
que si j'avais su que vous étiez Noir,
j'aurais demandé la suspension immédiate de l'enquête.
- Puis-je parler librement ? - C'est déjà fait, non ?
Les gens du coin ne vont pas accuser un Blanc d'ici
seulement sur vos dires.
Nivens le sait très bien.
Il se fout de ce meurtre. Votre présence le prouve.
Ils se fichent de vous.
Vous ne voyez pas ? Vous allez enlever ces lunettes ?
Je les adore, ce sont les mêmes que celles de MacArthur.
Bien, écoutez. Je vais vous expliquer quelque chose.
Approchez Tynin en uniforme en parlant comme un Blanc et en accusant les gens,
et on vous retrouvera mort, comme Waters.
Vous n'êtes pas à Washington.
Je sais où je suis.
Savez-vous combien de fois j'ai demandé à Nivens d'enquêter là-dessus ?
Tous les jours depuis le crime.
- Vous avez des suspects ? - Ne jouez pas au juriste avec moi !
On n'ira nulle part, avec vous sur cette affaire !
Que ça vous plaise ou non, vous n'avez que moi.
Vos ordres sont de coopérer.
Bien,
autre chose ?
- Ellis ! - Oui, mon capitaine ?
Le capitaine Davenport aura besoin d'aide.
- Excusez-moi, je vous prie. - Ravi de vous avoir connu.
Capitaine.
J'espère que nous irons bientôt nous battre.
Bientôt, ils vont nous faire récolter le coton.
Ne vous en faites pas, ils ne cultivent pas de coton en Allemagne.
Oui, mon capitaine.
Combien de temps a duré l'enquête du capitaine Taylor ?
Deux jours.
Deux jours ? Qui a-t-il interrogé ?
Essentiellement ceux qui ont vu le sergent ce jour-là, des gars de sa section.
Et tous ceux qui l'ont croisé sur la route. Une petite poignée.
- L'avez-vous vu, ce jour-là ? - Non.
Non, mon capitaine.
Le sergent buvait-il beaucoup ?
Je ne le connaissais pas assez bien pour le dire.
Bien, reprenez l'exercice, soldats.
Vous n'avez jamais vu d'officier noir ?
Non, et vous, sergent ?
Garde-à-vous !
Voilà, mon capitaine.
Le capitaine a ordonné à tous les hommes du sergent d'être ici.
Repos.
La chambre du sergent se trouve ici.
Capitaine,
je pense que je dois vous le dire :
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