ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
Vos papiers.
Tu vois bien que c'est du foin.
Bon, ça va.
C'est que des fagots qu'on ramène à Paris.
Je regarde, tu permets ?
Arrêtez de fouiller !
Y a quoi, là-dedans ?
Déchargez ces livres. Ne laissez rien au hasard !
N'ayez pas de pitié. Allez !
Ne t'énerve pas, citoyen. Laisse-moi.
Laisse-moi !
Suis-le !
Tu dois t'endurcir pour devenir un bon révolutionnaire.
Article 1er ? "Les hommes naissent libres et égaux
"en droit. Les distinctions sociales...
"Ne peuvent être fondées..."
que sur l'utilité commune.
"Le principe..." Le but.
"Le but d'une association politique réside dans la Nation."
"La liberté..."
consiste à faire faire
"tout ce qui ne nuit pas..." "...à autrui."
"Ainsi, la…"
"la, le…"
Maxime ?
Qu'est-ce qui se passe, encore, avec le pain ?
Il paraît que c'est la guerre.
La guerre explique pas tout. Le manque de pain, c'est provoqué.
Par qui ?
Par ceux qui veulent discréditer le gouvernement.
Ils nous affament pour qu'on se révolte.
C'est le gouvernement. Pourquoi ?
Donnez le pouvoir à quelqu'un et ça le pourrit.
Fais attention.
Tu parles aussi pour Robespierre ?
Ils commencent de bonne heure, ce matin.
- Qui c'est, celui-là ? Un émigrant, pris à Vincennes.
Mon Dieu ! Qu'il est beau !
Pourquoi à pied ? C'est la nouvelle mode ?
Pour revenir, ce sera plus difficile.
Mets ta tête sous le bras, ça ira mieux.
Donne ta carte. Moi ?
Oui, toi. Pourquoi ?
Tu me donnes ta carte. Ta carte !
J'ai rien fait de mai.
Vous voulez me couper la tête ?
- Regardez ! Regardez ! C'est lui !
Regardez, c'est Danton !
- Vive Danton ! - Vive la République !
"Selon le despotisme,
"mieux vaut la mort d'innocents que la liberté d'un seul coupable.
"Le Comité de salut public a cru rétablir la République
"en utilisant la jurisprudence des despotes.
"Il a pensé avec Machiavel que le plus grand bien
"effaçait le mal le plus petit.
"Ceux-là pensent que la liberté a besoin de crises pour mûrir.
"Au contraire, désirer la liberté, c'est en jouir.
"Le peuple rentre dans la plénitude de ses droits dès le 14 juillet."
"La défense contre le despotisme, c'est la liberté de la presse.
"Avec la liberté de la presse, Moscou sera une république."
Vas-tu te taire ?
Ça a été distribué en ville ? Non.
Le tirage est encore à l'imprimerie.
Qu'est-ce que tu attends ?
Citoyens coiffeurs, vous pouvez entrer.
Salut et fraternité. - Salut, fraternité.
Quelle belle journée. Le printemps est enfin arrivé.
Mais vous n'avez pas très bonne mine.
Il est vrai que votre maladie a duré cinq semaines.
Nous allons arranger ça. Le peigne.
Les épingles.
Merci.
Demain, je les couperai.
Laissez-moi m'habiller.
Vous êtes fous ! Que faites-vous ?
Héron ? Tu n'as pas le droit !
Que se passe-t-il ?
Que font-ils ?
Arrêtez-le, c'est Camille Desmoulins !
Arrêtez-moi, il est innocent. C'est l'imprimeur.
Désolé, nous n'avons pas ordre de vous arrêter.
Je préfère ne pas regarder.
Revenez demain, à l'heure habituelle.
Tu t'es levé !
Tu vas mieux.
Quelle chance.
Danton est revenu de la campagne. Il médite un coup.
Tu as lu?
Pas encore.
Desmoulins appelle à la lutte contre les comités.
Paris ne parle plus que de coup d’État et de dictature.
De qui parle-t-on ?
On n'a toujours pas prononcé son nom, mais je crois...
Danton ?
Est-ce qu'il aurait perdu la tête ?
Maxime...
Nous épargnerons beaucoup
à la République en l'envoyant à la guillotine,
et tout de suite.
Non.
Danton est une idole.
Et il n'est pas vraiment dangereux.
Mais enfin !
Si ce n'est pas lui, c'est Desmoulins.
Tu m'apportes du vrai pain ?
Oui... mais on n'a pas de sucre.
Ça ne fait rien.
Il n'y a pas de sucre. Merci.
Je n'ai pas dormi. Je suis très fatigué.
Danton pousse Desmoulins à nous attaquer.
Camille est complètement sous sa domination.
Que voulons-nous, Antoine ? Le triomphe de la Révolution.
Exact.
Mais pas à n'importe quel prix.
A quoi bon ce carnage ? Il y a plus simple.
Quoi ?
Desmoulins et Danton seront décapités sans ta permission.
Il fait vraiment si froid ?
Passe-moi mon manteau, s'il te plaît.
Tu as de nouveau de la fièvre ?
Ça passera.
Ne le regarde pas comme ça.
Citoyens, quittez la salle.
Mais enfin, camarades... - Ça suffit !
Citoyens !
Les attaques contre le gouvernement augmentent.
Le Vieux Cordelier appelle aux armes contre les comités.
J'accuse Danton et ses amis... Excusez mon retard.
Ça me rappelle l'école.
Je les accuse d'activités contre-révolutionnaires.
Quoi ?
Tu veux priver la Révolution de ceux qui l'ont servie ?
Billaud, ce n'est pas sérieux !
Bon, vas-y. Tu me surprends, Robespierre.
Danton au service de la Révolution ? Tu délires !
Non, Billaud, mais je me souviens. Toi, tu as oublié.
Tu as oublié ce qu'a fait Danton
que vous tenez tant à abattre.
Citoyens,
il a instauré les foyers révolutionnaires
du Club des cordeliers, en 1790
et 1791, rappelez-vous.
Et le massacre du Champ de Mars ?
Danton a traité le peuple comme du bétail.
Et après, il a filé.
Laissez-moi terminer.
Et la lettre dans laquelle Mirabeau dénonce ce que lui coûtent
les provocations de Danton !
C'est le témoignage d'un traître.
Parade d'avocat !
Vous ne pouvez fonder une accusation aussi grave
sur la foi de simples rumeurs.
Je demande qu'on appelle le citoyen Amar.
Amar du Comité de sûreté.
Écoutez,
je ne peux permettre que l'on accuse Danton.
Robespierre, tu as peur.
Il est plus facile de l'exécuter, mais sa bonne foi...
ne fait aucun doute.
Éliminer cet homme sans armes serait barbare.
- Sans armes ! Sans armes.
Il ne pouvait frapper que par le Vieux Cordelier.
"Il ne pouvait" ?
Le journal a été saisi à ma demande.
Vous verrez, Camille le remplacera par le jeune Jacobin.
- Alors, il suffira... D'éliminer Camille.
Non. De le faire basculer dans notre camp !
Camille est le meilleur propagateur.
Le citoyen Amar.
Salut, Amar.
Tu as des preuves contre Danton ?
Vas-y.
Vas-y, lis !
Quoi ?
Tu pries ?
Ce que je vais dire, maintenant,
je demande qu'on ne l'ébruite pas.
Citoyens, je doute comme vous de l'honnêteté de Danton.
Enfin!
Et pourtant…
Pourtant, je m'oppose catégoriquement
à son exécution.
La justice est une vertu divine, donc inaccessible.
Le Tribunal révolutionnaire...
ne peut pas être la justice.
Il est une arme pour châtier tous les ennemis de la patrie
et non pas pour sévir contre les criminels.
Fabre, Danton et leurs amis ont commis de nombreux crimes,
le couperet tombera sur Fabre, qui sape la révolution.
Danton, qui a été le plus coupable, nous ne le toucherons pas.
Exécuter Danton précipitera la bourgeoisie
dans la contre-révolution.
Exécuter Danton, c'est voir la Convention
se dresser contre nous.
Nous allons finir par ébranler la foi du peuple dans la Révolution.
Et par là même,
nous serons obligés de gouverner par la terreur.
Et vous savez ce que c'est.
La terreur n'est pas autre chose que le désespoir.
Oui, j'ai peur.
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