Narcos

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ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.

Je suis plutôt "chiens", mais aucun chat mérite ça.

T'as parlé de ton affectation dans l'avion ?

- Au resto ? - Bien sûr que non.

Sans indiscrétion, pas de...

rencontres ?

De rencontres ?

Je suis marié.

Évidemment.

À part ma femme, je n'ai vu que la DEA et les flics de Medellín.

Carrillo est sûr. Tu as donné tes papiers ?

Perdu ton portefeuille ?

Mon passeport...

Ce chat, vous y tenez ?

Pardon ?

T'as donné ton passeport ?

Pour faire passer Pouf.

Pouf ?

Une idée de ma femme.

Les narcos soudoient l'Immigration.

Un gringo qui débarque de Miami, c'est suspect.

Ils veulent surtout te faire peur, même si ta tête est mise à prix.

Mise à prix ?

350 000 $ pour n'importe quel agent de la DEA.

Mais tu crains rien,

grâce à Kiki.

Le "Kiki" dont parle Peña,

c'est Kiki Camarena,

un agent de la DEA qui s'en est pris au cartel de Guadalajara, au Mexique.

Ils ont capturé Kiki et lui ont écorché les jambes,

plombé chaque membre, et foré le crâne à la perceuse

jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Croyaient-ils pouvoir tuer un de nos agents

impunément ?

L'Oncle Sam ne plaisante pas. Le sang a coulé.

Il a tant coulé que tous les narcos ont capté le message :

la DEA est intouchable.

Kiki, c'est notre Jésus-Christ. Il est mort pour notre salut.

Raconte pas ça à Connie.

Promis. Mais tâche de t'en souvenir.

Pourquoi ?

Ce chat est de la DEA.

Crois-moi, justice sera faite.

LE ROBIN DES BOIS COLOMBIEN

Mon nom est partout.

Dans les journaux.

Dans les revues.

Ils parlent tous du "Robin des Bois colombien".

Pardon, Pablito. Si...

Tu vas me le payer, ma belle.

Tout ce que tu veux.

Tout ce que je veux ?

Oui, tout ce que tu veux.

Vraiment ?

Alors...

tu vas m'aider à devenir député.

D'accord, Pablo.

Promis.

Ces oligarques de merde...

passent toute leur vie

sans savoir ce que c'est que de devoir trimer pour manger.

Je suis parti de rien, Valeria,

pourtant j'ai plus de fric qu'eux.

Si tu deviens député, tu seras en pleine lumière.

"Mon argent vient des taxis", ça suffira pas aux journalistes.

Il te faut un parti qui te soutienne.

Une campagne digne de ce nom.

Je vais acheter la presse.

Pour ce qui est du parti, t'en fais pas,

je l'achète aussi.

Je vais pas être bon.

Je vais être grandiose.

Un narco pour président.

Improbable, non ? Pas en Colombie, dans les années 80.

Pour les Colombiens, Pablo n'avait rien d'un dealer.

C'était un cador.

L'incarnation du rêve colombien.

Le bienfaiteur qui achetait des maisons pour les pauvres.

Pablo était sûr que les voix s'offraient à lui.

Qu'il n'avait qu'à les cueillir.

Pour ce faire,

il demanda à Valeria Velez de le présenter à Fernando Duque.

Duque était un avocat lobbyiste représentant le parti néolibéral,

un parti se prétendant proche du peuple.

Putain, les taxis, ça rapporte !

- Comment vas-tu ? - Bien, merci.

Monsieur Duque,

ravi de vous accueillir à la Hacienda Nápoles.

Entrez donc.

Après toi, Valeria.

Asseyez-vous.

Je ne suis pas un riche. Je suis un pauvre qui a de l'argent.

C'est pour ça que je...

Je comprends les petites gens

que le parti néolibéral défend.

Le parti est prêt à vous écouter, M. Escobar.

Votre fortune en intrigue plus d'un.

J'ai besoin de garanties sur ses origines.

Valeria vous a dit combien je suis prêt à allonger ?

Je suis pas un politicien, pas un grand avocat comme vous.

Je viens de la rue.

Je vous assure que vous aurez votre pourcentage.

Disons 10 %. Ça donnerait quoi ?

300 000 $, rien que pour vous.

Cette garantie suffira au ministre de la Justice ?

Tout à fait.

Très bien. Allons voir les hippos.

Venez.

Blackie.

Pablo...

Et moi ?

Toi, quoi ?

Mon pourcentage ?

Non, ma reine. Toi...

tu fais ça par amour, non ?

Écoutez, M. le ministre.

Escobar a fondé des écoles, des cliniques...

créé une foule d'emplois à Medellín.

Les gens l'adorent, et il adore les gens.

Juridiquement, son argent est propre.

Mais selon le magazine Forbes, c'est un narcotrafiquant.

Vous croyez à cette propagande impérialiste américaine ?

Regardez.

J'ai ici

ses titres de propriété foncière.

Regardez.

Il a des centaines de propriétés en Colombie, ainsi qu'aux États-Unis.

Si cet homme avait des antécédents criminels,

nous aurions des preuves.

Combien vous paie-t-il ?

Je pense au parti, M. le ministre.

La contribution d'Escobar se comptera en millions de dollars.

Nous soutenons déjà la candidature de Jairo Ortega en Antioquia.

Soutenons Escobar comme suppléant.

Que préférez-vous ? Céder à la rumeur

ou avoir plus de députés à la Chambre ?

Et voilà !

Un homme intègre a vacillé.

Plus de dispensaire !

Tu veux me cloîtrer ici pendant deux ans ?

C'est pas vrai...

- Ton chat a servi d'avertissement. - Notre chat !

OK. Notre chat.

Si tu rentrais à Miami le temps qu'ils se calment ?

C'est toi qui vas les calmer ?

J'accepte de rentrer si tu es prêt à rentrer aussi.

Tu n'iras pas au dispensaire.

Bon. Je vais t'attendre ici.

J'attire assez l'attention comme ça.

Et puis j'ai mes gorilles.

Fais-moi plaisir.

Je peux pas bosser si je m'inquiète pour toi.

Garez-vous un peu plus bas.

Je crierai au secours.

Bonjour, Padre. Surpris de me voir ?

Les bénévoles américains, ça va, ça vient.

Et ça revient.

Surpris de revoir Elisa,

une communiste du M-19 dans un dispensaire ?

C'est que vous connaissez mal la théologie de la libération.

Le prêtre ? Pas coco quand même ?

Erreur. Encore plus qu'elle.

Qui est cette gringa ?

Une enfant de Dieu, comme toi.

Vous êtes là pour un chat ?

Pas n'importe quel chat. Un chat de la DEA.

Vous parlez de quoi ?

Du chat.

Je dois rechercher un assassin de chats ?

Les narcos ont fait le coup, Suárez. C'est sérieux.

Il est dingo, ton pote.

Je comprends pas ce que tu dis.

Moi non plus.

Je compte sur toi.

Je vais pas coller mes gars aux écoutes

pour un putain de chat.

Pour un narco, mes gars seraient motivés.

Mais pas pour un chat.

- Il dit quoi ? - Que ce pays aime pas les chats.

Tu m'étonnes !

Si vous voulez qu'on recherche le type

qui a tué votre putain de matou,

il y aura un supplément.

Ils sont entrés chez lui pour tuer le chat.

Ils ont dû le ficher dès son arrivée à Bogotá.

Enquête là-dessus.

- C'est un reçu ? - Ouais.

Tu paies ce flic pour qu'il enquête.

- Pourquoi un reçu ? - Pour me faire rembourser.

Ce monsieur travaille à l'ambassade américaine.

Il vous accuse d'avoir communiqué ses coordonnées à des malfrats.

C'est faux.

Ces types ont tué son chat.

Sachez que la maltraitance animale est un crime.

Ça t'amuse ?

S'il porte plainte contre vous, vous risquez votre place.

T'as pas besoin de ton boulot, Santiago ?

Bien sûr que si.

M. Murphy, reconnaissez-vous ces hommes ?

Oui. Vous m'avez retenu à l'aéroport

le temps de faxer une copie de mon passeport, pas vrai ?

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