ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
Une co-production TOHO / KUROSAWA Productions
BARBEROUSSE
Producteurs : TANAKA Tomoyuki / KIKUSHIMA Ryuzo
Oeuvre originale : YAMAMOTO Shugoro
Scénario : lDE Masato et OGUNI Hideo
Avec KIKUSHIMA Ryuzo et KUROSAWA Akira
Caméra : NAKAl Asakazu et SAITO Takao
Lumière : MORI Hiromitsu Décors : MURAKl Yoshiro
Son : WATARAI Shin Musique : SATO Masaru
Assistant-réaIisateur : MORlTANl Shiro
Avec
Barberousse, le ''patron'', chirurgien : MlFUNE Toshiro
L'interne, Yasumoto : KAYAMA Yuzo
Sahachi, le charpentier : YAMAZAKl Tsutomu
Osugi : DAN Reiko
Onaka : KUWANO Miyuki
La folle : KAGAWA Kyoko
Otoyo : NlKl Terumi
Le père de Yasumoto : RYU Chishu
La mère de Yasumoto : TANAKA Kinuyo
Le riche Tokubei : SHlMURA Takashi
Rokusuke, le vieux : FUJlWARA Kamatari
Le petit voleur : ZUSHl Yoshitaka
Mise en scène : KUROSAWA Akira
Hospice de Koishikawa
Je m'appelle Yasumoto...
Te voilà donc ?
Laissez-moi faire. Je m'en charge.
Moi, c'est Tsugawa.
Je t'attendais.
En effet, ton arrivée conditionne mon départ.
C'est-à-dire que tu me remplaces.
Mais on m'a juste dit de venir voir...
Nagasaki, c'était comment ? Combien d'années y as-tu étudié ?
Un peu plus de trois ans.
lci, c'est épouvantable.
ll faut vraiment le voir pour le croire.
C'est simple... nos patients sont des gueux...
couverts de puces et de poux, puant la pauvreté comme des bêtes.
On a un salaire de misère.
Pour corser le tout, on a Barberousse sur le dos nuit et jour.
Barberousse ?
Le patron.
ll a du poil au menton, vaguement roussâtre.
En tout cas, c'est abominable.
Ce lieu est abominable.
Quand on est ici,
on se déteste d'avoir voulu devenir médecin.
C'est quoi... cette odeur de fruit pourri ?
L'odeur de la misère. Leur odeur !
Ce sont les patients externes.
Chaque après-midi, il y a consultation gratuite.
Quand on voit ça...
on se demande si ce ne serait pas mieux pour eux d'être morts...
Viens par là.
Le laboratoire de pharmacie.
La salle de consultation.
Le pavillon des hommes.
Par là, celui des femmes.
Pas de tatami ?
Nulle part... nous, les internes, n'en avons pas non plus.
lci, c'est le bagne.
C'est bien vrai, docteur ! Regardez nos tenues !
Pour nous, les hommes, passe encore !
Mais une femme, même pauvre, ça reste une femme.
C'est une faute de ne pas leur permettre d'être à leur avantage.
Moi, ça me ferait mal de crever dans une tenue pareille !
Ces tenues sont très bien...
la moindre tache est visible...
elles se lavent facilement...
on peut rester propres tout le temps.
Toi, quand tu es arrivé ici, tu puais comme un tas d'ordures.
Maintenant, tu pues moins.
Tout ça, grâce à ce kimono.
Regarde-moi ça !
Tu sais bien que tu ne dois pas parler !
Le Docteur Barberousse te l'a bien dit !
Si tu ne l'écoutes pas,
tu vas encore cracher du sang.
On n'est que des gêneurs même pas capables de mourir...
même pas capables de payer nos médicaments.
Mais quand même, on aimerait bien pouvoir crever sur une natte de paille.
Même les pauvres ont des tatami.
Les tatami, ce n'est pas bon.
Tu sais bien... les tatami...
ce sont des nids à poussière et humidité.
C'est pour ça...
Sahachi...
si tu continues de parler,
tu vas vraiment être au bout du rouleau.
Kimono et planchers de bois, ça existe depuis toujours ?
C'est la Réforme du Sieur Barberousse.
ll se comporte en dictateur ici.
Comme médecin, il est dévoué et c'est un bon praticien.
Nombreux sont les seigneurs et les riches qui lui font toute confiance...
mais il est entêté,
tyrannique, excessif...
et maintenant imbu de lui-même.
Nos chambres sont dans ce bâtiment-là.
Le côté ensoleillé...
le côté sud est pour les patients.
Nous devons nous contenter du côté nord humide et froid.
lci, c'est la cambuse des patients.
lci, la cuisine.
C'est là où nous prenons nos repas...
notre réfectoire.
ll nous est interdit de boire ou manger dans nos chambres.
Toujours la Réforme de Sieur Barberousse.
Pas de chauffage, non plus, bien sûr !
Sauf chez les patients.
D'après Barberousse, ici à Edo, le froid est bon pour la santé.
De plus, le budget ne permettrait pas de chauffer nos chambres.
Le bureau de Barberousse.
Je vous amène Yasumoto.
Entrez !
Yasumoto Noboru, enchanté.
Barberousse.
Mon nom est trop dur à prononcer...
Niide Kyojo.
Tu commences ton internat ici dès aujourd'hui.
Mais je n'ai pas... attendez...
mon père m'a seulement dit de venir voir...
Tu commences aujourd'hui.
Et je veux aussi voir toutes les notes de cours que tu as prises à Nagasaki.
Apporte-les-moi sans tarder.
Toutes mes notes sont restées chez moi.
Je vais donc aller les chercher...
Pas question.
Tes bagages vont arriver.
C'est tout. Montre-lui sa chambre.
Mori. Enchanté.
C'est dur de tenir le coup, ici.
Mais si on joue le jeu, on a beaucoup à apprendre.
Des choses utiles pour l'avenir.
On n'a qu'à s'entraider !
Je n'ai nullement l'intention de me laisser piéger ici !
J'ai étudié à Nagasaki pour devenir médecin du Shogunat.
A mon retour à Edo, on devait me donner un poste important.
Et puis... écoutez-moi bien...
mon père n'est qu'un médecin de quartier,
mais il connaît le Dr Amano Genpaku.
Le médecin personnel du Shogun ?
Effectivement.
C'est grâce à lui que j'ai pu aller étudier à Nagasaki.
Et il avait promis de me recommander.
Dans ce cas... que fais-tu ici ?
Je n'en sais rien. Je n'y comprends rien.
ll doit y avoir une raison.
En tout cas...
avec Amano Genpaku comme garant, ce n'est pas le hasard...
il vaut mieux se résigner.
Nous t'avons attendu depuis deux semaines.
Barberousse a l'air de t'avoir à la bonne.
Quand il aime quelqu'un, il est particulièrement désagréable avec lui.
Moi, il ne m'adresse pas le moindre petit mot.
ll m'ignore complètement.
Je ne lui obéirai jamais !
C'est un complot contre moi.
Quoiqu'il puisse en dire, moi, je m'en vais.
Ecoute, Yasumoto...
on dépend ici de la municipalité.
Tu as été nommé officiellement.
Tu ne peux ni te cacher ni t'enfuir.
Grâce à toi, je vais sortir d'ici.
Je t'emmène à ta chambre.
En fait, on va la partager jusqu'à mon départ.
Salut !
C'est certainement un homme exceptionnel,
mais je ne m'entends pas avec lui.
Voici notre chambre.
Tiens, tes bagages sont déjà là !
Où vas-tu ?
Fuir n'apporterait que des tracas.
Yasumoto !
Elle a encore une crise
et je n'ai plus de médicaments...
Demande au Dr Barberousse.
C'est sa patiente à lui.
Yasumoto !
Personne n'a le droit de venir ici.
Sauf Barberousse.
Osugi, c'est différent.
C'est la garde-malade.
Ca fait partie de l'hôpital ?
Ce sont les parents de l'internée qui ont fait construire cette extension.
Cette fille est une malade spéciale.
Le bâtiment est comme une prison.
Osugi en a la clé et ne laisse entrer personne.
Elle ne laisse jamais la fille sortir seule.
Car c'est une mante religieuse.
Une mante religieuse ?
Ce surnom lui va bien.
Après l'accouplement, la mante femelle dévore le mâle.
Cette fille fait à peu près pareil.
Son identité est tenue secrète
mais elle serait la fille d'un très riche négociant...
et aurait tué trois commis de son père.
ll paraît qu'usant de son charme,
elle commence par séduire.
Quand l'homme perd la tête
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