ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
L'An où naquit le Christ
la Judée, depuis un siècle, subissait le joug de Rome.
L'Empereur venait d'ordonner le recensement des Juifs.
Chacun d'eux venait se faire inscrire
en son lieu de naissance.
Nombreux furent ceux dont la route
passait par Jérusalem.
La ville était dominée par la forteresse romaine, l'Antonia.
Et par le Grand Temple
symbole éclatant d'une foi profonde et impérissable.
Tout en se soumettant à Auguste,
les Hébreux gardaient l'espoir.
Ils croyaient en la promesse de leurs prophètes :
un jour naîtrait parmi eux un rédempteur
qui leur apporterait le salut et la délivrance.
Fais-toi inscrire à Hébron.
- Ton nom ? - Samuel.
- Ville ? - Joppa.
- Famille ? - Michael.
Avance.
- Ton nom ? - Joseph.
- Ville ? - Nazareth.
- Famille ? - De Bethléem.
- Et la femme ? - C'est mon épouse.
Fais-toi inscrire à Bethléem.
Allez.
Quel est ce village ?
Nazareth.
Nous serons à Jérusalem demain soir.
Tu ne regardes pas les soldats, Joseph ?
On en a déjà vu, des Romains.
Oui.
Et on en verra encore.
Ma table n'est pas finie.
Où est ton fils ?
Dans les collines.
Il néglige son travail.
Non.
Je le lui ai déjà reproché. Il m'a répondu :
"Je dois m'occuper des affaires de mon Père."
Pourquoi n'est-il pas au travail avec toi ?
Il travaille.
Trompettes de la Légion !
Salut, Messala.
Je te passe le commandement.
Merci.
Merci d'être venu me relever.
Drusus…
Petit garçon, je rêvais de commander cette garnison.
La roue du destin a tourné. Aujourd'hui, je la commande.
Garde à vous !
J'avais oublié la chaleur.
S'il n'y avait que la chaleur.
J'ai vécu ici jusqu'à 14 ans. Jérusalem est un peu mon pays.
- Mon père était procureur. - Oui, je sais.
Ton père a laissé le souvenir d'un grand procureur.
Autant qu'on peut l'être dans ce pays abandonné.
Qui cherche la gloire doit la payer son prix, Sextus.
Je suis ici à ma demande.
Les gens d'ici ont bien changé depuis ton enfance.
Comment ça ?
Ils refusent de payer l'impôt et ils nous haïssent.
Ce n'est pas nouveau.
En plus, il y a leur religion. Ils sont ivres de religion.
Ils brisent les statues de nos dieux
même celles de l'Empereur.
Punis-les.
Nous le faisons.
Quand nous pouvons les prendre.
Arrête les meneurs.
Nous n'avons jamais de preuves contre eux.
Ce pays est travaillé par des forces obscures.
D'abord, il y a cette histoire de Messie.
On en parlait déjà de mon temps.
Un roi des Juifs qui leur promet un paradis sans Romains !
On croit rêver.
Il y a un illuminé nommé Jean
qui plonge les gens dans l'eau.
Et ce fils de charpentier et ses tours de magie des miracles.
Il y a toujours un fauteur de troubles.
Non, cet homme est différent.
Il enseigne que leur Dieu est présent en chacun de nous.
Ce qu'il dit ne manque pas de sens.
Je vois qu'il est grand temps
que tu rentres à Rome, Sextus.
Va à Capri, repose-toi au bord de la mer.
Oublie ce soi-disant Dieu présent en chacun de nous.
- Seul César est divin. - Je sais bien.
L'Empereur est mécontent.
Il veut mater la Judée.
Il compte sur le nouveau procureur et sur moi pour ça.
Comment ? Un homme, on peut le fouetter et le jeter au cachot.
Mais qu'est-ce qu'on peut faire contre une idée ?
Surtout une idée novatrice.
Un Juif dehors demande le tribun Messala.
Il a bien un nom.
Il dit être le prince Juda Ben-Hur.
Alors, traite-le comme tel !
Dis-lui que je vais le voir.
Oui, tribun.
Centurion !
La Judée a été à lui avant d'être à nous.
Ne l'oublie pas.
Oui, tribun.
C'est très sage.
Ce Ben-Hur est l'homme le plus riche de Jérusalem.
Et le chef de la plus grande famille de Judée.
Nous avons grandi ensemble.
Nous étions comme des frères.
Sextus…
Tu veux savoir ce qu'on peut faire contre une idée ?
Je vais te l'apprendre.
En lui opposant une autre idée.
J'avais dit que je reviendrais.
Je ne l'avais pas cru.
Je suis si heureux.
- Quelle allure ! - Et toi !
Et te voici tribun.
Quand je l'ai su, j'ai bu à ta gloire.
Buvons ensemble cette fois.
- Ta mère et ta sœur vont bien ? - Bien. Elles ne parlent que de toi.
Tirzah est mariée ?
Beaucoup de soupirants, mais elle rêve.
A cinq ans, elle était déjà amoureuse de toi.
J'ai hâte de les voir.
Chasses-tu encore le chacal et le lion ?
Ou est-ce devenu indigne de toi ?
Eros est mort, vive Mars !
A la croisée des poutres ?
Bien.
Après tant d'années !
Toujours près l'un de l'autre.
En toute chose.
Je l'espère.
Je sais.
Tu es romain, je suis juif.
Un jour, tu m'as sauvé la vie.
La meilleure chose que j'aie faite.
Juda…
la Judée est une province difficile.
J'aurai besoin d'aide.
De ton aide, de tes conseils.
- Tu veux un conseil ? - Oui.
Retire tes légions.
Rends-nous notre liberté.
César est très attaché à son empire.
Il aime particulièrement la Judée.
Mais la Judée n'aime pas César.
Aimer sans être aimé. C'est triste.
Mes quartiers.
- Un peu triste. - Pas du tout.
C'est austère.
Vertueux.
Romain.
Je vais être le bras droit du nouveau procureur.
C'est Valerius Gratus.
Il arrive avec des légions de renfort.
C'est donc vrai.
César se méfie de tes compatriotes.
La révolution couve, il faut l'écraser dans l'œuf.
Mais toi et les tiens ne risquez rien.
Je suis puissant et tu es mon ami.
Je suis un Juif.
Tu es plus près des Romains que de la racaille de Judée.
Cette racaille, c'est mon peuple.
Sois raisonnable.
Dans un monde romain, qui veut survivre doit devenir romain.
Tu as changé.
J'ai mûri.
J'ai voyagé, depuis Jérusalem.
J'ai vu Rome.
Crois-tu que c'est le hasard qui a fait Rome maîtresse du monde ?
Non, tes légions.
Ce n'est pas seulement notre armée.
D'autres pays ont de bonnes armées. Je les ai combattues.
Non.
C'est le destin qui a choisi Rome pour civiliser le monde.
Nos routes et nos vaisseaux sillonnent la planète !
Nos arts et nos lois sont l'honneur du monde !
Je crois en l'avenir de mon peuple.
Bien sûr. Alors, aide-le.
Comment ?
Tu es de noble famille,
ton nom est respecté. Tu es un prince.
Tu es riche, puissant, ta réputation est sans tache.
Détourne ton peuple de la rébellion.
Dis-leur qu'il est absurde de résister à Rome.
Pire que cela, c'est vain !
Cela ne peut mener qu'à l'anéantissement de ta race !
Je suis contre la violence. Tout le monde le sait.
Je serai toujours contre elle.
Nous sommes donc d'accord !
Quand puis-je rendre visite aux tiens ?
- Nous t'espérions dès demain. - Bien.
Et maintenant, buvons.
Ce vin est infect.
Nous le réservons aux légions romaines.
Vous êtes durs avec vos vainqueurs.
Ce monde est fou.
Heureusement, une chose a un sens…
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