ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
Qu'est-ce que vous faites?
Le lit est trop grand pour la pièce...
Je ne sais pas comment t'appeler...
Je n'ai pas de nom.
Tu veux savoir le mien?
Je ne veux pas savoir ton nom!
Tu n'as pas de nom, je n'ai pas de nom! Pas de nom!
Vous êtes cinglé!
Peut-être, mais je ne veux rien savoir de toi!
Ni où tu vis, ni d'où tu viens!
Je ne veux rien savoir! Tu as compris?
Tu me fais peur...
On se verra ici...
sans s'occuper de ce qui arrive au-dehors!
Mais pourquoi?
Parce que...
on n'a pas besoin de noms ici.
Tu entends?
On va oublier...
Tout oublier...
Les gens, les choses, les lieux...
On va tout oublier!
Mais je ne peux pas...
Tu peux, toi?
Je ne sais pas...
Tu as peur?
Personne ne croit en votre foutu Dieu ici!
Le curé ne veut pas des suicidés.
L'église ne veut pas des suicidés, n'est-ce pas?
Si on se regardait seulement?
C'est beau sans rien savoir l'un de l'autre!
On pourrait peut-être jouir sans se toucher...
Jouir sans se toucher?
Tu te concentres?
Tu as joui?
- C'est difficile... - Moi non plus...
Tu ne te concentres pas assez.
Il faut que je t'invente un nom...
Un nom? Pitié, Seigneur!
J'ai déjà eu des milliers de noms!
Je ne veux pas de nom! Je préfère un cri ou un grognement!
Tu veux savoir mon nom?
Ce que c'est masculin!
Ecoute le mien...
Ca, c'est le nom de famille!
Tout ça, c'est de la merde!
Les uniformes...
et tout ce qu'il y a en dehors d'ici, c'est de la merde!
D'ailleurs je ne veux rien savoir de toi!
Ou en 1968 ou en 1928 ou en 1998!
Arrête de parler de ça, on s'en fout!
Quelle importance?
Alors je dois parler de quoi? Je dois faire quoi?
Viens sur notre radeau...
Pourquoi tu ne rentres pas aux USA?
Je ne sais pas...
Mauvais souvenirs...
De quoi?
Mon père était...
un bagarreur... un pilier de bar. Il s'envoyait des putes...
Un type gonflé.
Ma mère, elle, était...
très poétique.
Ivrogne, elle aussi.
Et je me souviens, une fois, j'étais petit,
on l'a arrêtée, toute nue.
On habitait un patelin,
une communauté rurale, on vivait dans une ferme.
Je suis rentré de l'école...
on l'avait envoyée
Je devais traire une vache
matin et soir, et ça me plaisait, mais...
une fois, je m'étais habillé
et j'avais invité une fille à un match de basket.
J'allais m'en aller quand mon père m'a dit:
"Faut d'abord traire la vache!"
J'ai dit: "Peux-tu le faire pour moi?"
Et lui: "Non! Vas-y et grouille-toi!"
Alors je me suis pressé,
mais je n'ai pas eu le temps de me changer.
Mes godasses étaient pleines de bouse
et, durant le trajet, la voiture empestait!
Je ne sais pas...
Je n'ai pas de bons souvenirs...
Pas un seul?
C'était un fermier, un très chic type,
vieux et si pauvre qu'il se tuait à travailler.
Moi, je faisais des tranchées pour drainer l'eau.
Il portait une salopette et fumait une pipe en terre.
Le plus souvent, il y mettait pas de tabac.
Je détestais ce boulot.
C'était sale, il faisait chaud...
J'étais crevé.
Je regardais sa salive dégouliner le long du tuyau de sa pipe
et pendre par-dessous le foyer,
et en moi-même je faisais des paris sur quand elle allait tomber...
et je perdais toujours.
Je ne l'ai jamais vue tomber.
Le temps de lever le nez, une autre goutte était déjà en place!
On avait une magnifique...
Ma mère m'a appris à aimer la nature.
C'est tout ce qu'elle a pu faire.
Devant chez nous, il y avait cet immense champ, cette prairie...
L'été, on y cultivait de la moutarde.
On avait une chienne noire, "Dutchy".
Elle chassait les lapins
mais ne les voyait pas.
Alors, elle faisait des bonds dans les plans de moutarde,
regardait vite autour d'elle
où étaient les lapins.
C'était magnifique...
Elle n'a jamais pris de lapin!
Je t'ai bien eu!
"Je ne veux rien savoir de ton passé!"
Tu crois que je t'ai dit la vérité?
Peut-être...
Je suis le Petit Chaperon Rouge et lui le Loup!
Que vous avez de grands bras!
C'est pour mieux te faire péter, mon enfant!
Quels ongles longs vous avez!
C'est pour mieux griffer ton cul, mon enfant!
Quelle épaisse fourrure vous avez!
C'est pour mieux héberger tes morpions, mon enfant!
Quelle longue langue vous avez!
C'est pour mieux...
te la fourrer dedans, mon enfant!
Et ça, c'est pour quoi?
C'est ton "anti-peine"...
c'est ma "pinamoi".
Pina toi?
Bite, queue!
C'est marrant...
comme jouer aux adultes quand on est petit...
Ici je me sens redevenir enfant...
Tu t'amusais quand tu étais petite?
C'est ce qu'il y a de plus beau!
Ce qu'il y a de plus beau, de cafarder...
de devoir admirer l'autorité,
de se vendre pour un sucre d'orge?
J'étais pas comme ça!
J'écrivais des poèmes...
Je dessinais des châteaux, avec des tours...
plein de tours!
- Tu ne pensais pas au sexe? - Non, pas de sexe.
Des tours!
Tu étais amoureuse de ton prof?
- C'était une femme... - Alors elle était lesbienne!
- Comment le sais-tu? - C'est classique!
Mon premier amour, mon cousin Paul...
Tu vas me faire pousser des hémorroïdes!
Pas de noms! Ca m'est égal que tu dises la vérité, mais pas de noms!
Raconte et dis la vérité...
Quoi d'autre?
J'avais 13 ans... Il était brun, très mince...
Un grand nez... un grand amour...
J'étais tombée amoureuse en l'entendantjouer du piano!
Quand il a mis la main dans ta culotte, oui!
C'était un enfant prodige, il jouait des deux mains!
Ca, je te crois!
Il prenait son pied!
On crevait de chaleur!
Belle excuse! Ensuite?
L'après-midi... les grands se reposaient...
- Tu lui as attrapé la queue! - Tu es dingue!
- Alors, il t'a touchée! - Je l'ai jamais laissé faire!
Petite menteuse... ton nez va s'allonger!
Ne me dis pas... qu'il ne t'a jamais touchée! Regarde-moi et dis-le!
Il m'a touchée, mais d'une manière...
"D'une manière!" De quelle manière?
Derrière la maison, il y avait deux arbres...
un platane et un châtaignier...
Je m'asseyais sous le platane, lui sous le châtaignier...
et à un, deux, trois, on se masturbait!
Le premier à jouir...
avait gagné!
La première fois, tu avais quel âge?
Moi aussi, je peux me suffire.
Allons maman, ne vous mettez pas dans cet état!
Il n'y a pas lieu. Il en faut peu pour leur faire peur!
Vous savez de quoi ils ont peur?
Ils ont peur du noir!
Venez que je vous présente mes amis,
que je vous présente quelques clients...
Venez saluer maman, les gars!
"Mister Super Camé"...
"Mister Saxo", notre fournisseur...
Il nous refile une sacrée dose de temps en temps, et...
"Miss Pompier de Service" 1933!
Elle fait encore du fric quand elle retire son dentier!
Vous ne voulez pas dire bonsoir à maman?
Vous avez peur du noir? La pauvre, elle a peur!
Ne t'en fais pas, mon cur, je vais allumer!
Surtout ne t'en fais pas!
Qu'est-ce que je fais là avec toi?
L'amour?
Disons simplement...
qu'on s'envoie en l'air!
Tu me prends pour une grue?
Je te prends pour quoi? Une gure? Une guerre?
- Une grue! - Tu veux dire une putain!
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