The Four Horsemen of the Apocalypse

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The Four Horsemen Of The Apocalypse 1962 720p WEBRip x264 AAC-[YTS MX] (Z2)
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ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.

LES QUATRE CAVALIERS DE L'APOCALYPSE

En 1938, le spectre de la guerre planait à nouveau sur le monde.

Mais, en Argentine, certaines familles vivaient encore en paix.

Telle était la famille de Madariaga, l'Ancien.

Fais très, très attention à ce fusil.

Chargez tout dans l'avion, nous partons demain matin.

Il va tomber !

Pas pendant une danse !

Voilà l'avenir !

Dans le sang de mon petit-fils, hein ?

Et c'est très bien comme ça.

Je crois que tu as des entretiens privés avec Lui.

"Donnez-moi des petits-fils pour que je me survive".

Heinrich rentre quand ?

Il est arrivé ce matin.

Je le savais !

J'avais deviné à ton attitude, ce soir.

Mais pourquoi n'as-tu pas été le voir, aujourd'hui ?

Ah, mais tu avais envie de danser ce soir !

Tu as le temps de voir Heinrich...

Il va rester ici...

loin de cette nouvelle Allemagne et de tout ce qui s'y passe.

Il étudiait la médecine.

Pour étudier la médecine, ça va, mais vivre là-bas...

Il étudiait !

Je sais bien. C'était sûrement un bon étudiant.

Comme Julio avant lui.

Julio est devenu ingénieur et peintre... Regarde-le !

On ne peut rien contre l'influence du sang argentin.

Ils tiennent de leur grand-père.

Miguel, tu parles trop.

Et je suis venu pour danser. Allons, viens !

Encore ? Mais à notre âge...

Oublie ces bêtises.

Si on meurt, ce sera en dansant !

- Bonne partie de chasse ? - Excellente et fructueuse.

Pourquoi n'êtes-vous pas rentrés de chez Miguel hier soir ?

Nous vous attendions.

Je ne pouvais en prendre la responsabilité, Père.

Le temps était affreux !

Seul, je l'aurais volontiers risqué.

Mais je devais penser à l'Ancien.

Je suis un sentimental. Tes scrupules me touchent.

Merci d'être si compréhensif.

Mais ton oncle Karl, lui,

est d'une nature méthodique.

Il a consulté la météo.

Parfaite, lui a-t-on assuré.

Non ?

Si.

- Julio, tu me l'as apportée ? - Quoi ?

Tu ne l'as pas !

Une minute !

Tiens.

- Je l'ai extraite moi-même. - Tu es un amour !

Tu as besoin d'un bain.

- Papa, regarde ! - Qu'est-ce que c'est ?

Une défense de sanglier. On les dit magiques !

Il en faudra plus pour maintenir la paix au dîner de ce soir.

Le dîner en l'honneur d'Heinrich...

qui était prévu hier.

Pourquoi tant d'histoires ? Qu'Heinrich soit pompeux, s'il veut.

Qu'il chante la gloire de son "Deutschland".

Je me lèverai majestueusement et entonnerai la Marseillaise .

C'est justement ce que tu ne feras pas.

Bonjour, Mère.

Tu n'as pas vu les souffrances de cette maison en 1914-18.

Ton père et moi, si.

Rien ne doit diviser la famille.

- Nous devons songer à ton grand-père. - Alors...

Alors, on ne provoque pas et on ne se laisse pas provoquer.

Nous nous comporterons en membres de la race "inférieure" française.

Tu es peut-être français, Père, mais je suis né ici même.

Je suis un Argentin qui, ma sœur l'a dit, a besoin d'un bain.

Souviens-t'en ce soir.

Et modère ton grand-père. Toi seul as de l'influence sur lui.

Tu le modéreras, Julio ? C'est très important.

Chacun de vous ne parlera que si on lui adresse la parole.

Pas de controverse à table !

Aucune controverse, c'est bien compris ?

Gustav ?

Franz ?

Qu'est-ce qui peut bien les retarder, Karl ?

N'est-ce pas assez qu'ils aient humilié Heinrich, hier ?

Nous devions l'oublier, Mère. Je l'ai oublié.

Tu as un cœur généreux, Heinrich. C'est bien.

Mais ça ne change rien.

Où est-il donc ?

Où est mon petit-fils Heinrich ?

Tu nous es revenu !

Tu es revenu aux pampas, à la terre riche et noire de l'Argentine !

Tu peux prendre l'Europe... et la flanquer dans le passé.

Non que tu aies mal fait d'étudier en Allemagne, mais...

C'est du passé, maintenant.

Il fait froid ici.

Où sont donc tes médailles ?

J'ai craint d'y faire une tache de potage.

Ils ne t'ont pas changé. Même ces fous, en Allemagne !

La guerre... toujours la guerre !

Hein, Marcelo ?

La guerre...

Rien n'a changé, là-bas...

depuis que saint Jean l'écrivit dans l'Évangile.

Regardez-les danser, ce soir !

Comme dans l'Apocalypse !

La Conquête...

La Guerre...

La Pestilence...

La Mort...

"Et le pouvoir leur fut donné de faire périr par les armes...

et par la famine...

et par les bêtes sauvages

de la Terre."

Il n'y a pas de vin dans cette maison ?

La famille veut boire à la joie du retour !

À Heinrich...

qui nous est revenu.

À mon Julio...

qu'il ne parte jamais.

À Chi Chi...

qui s'arrondit tous les jours, aux bons endroits.

À Gustav et Franz.

À mes filles bien-aimées,

Luisa

et Elena.

Et aux plus fidèles... j'en suis sûr... des maris...

Karl et Marcelo.

À la famille !

Servez l'invité d'honneur !

Où Heinrich exercera-t-il la médecine ? À Buenos-Aires ?

Nous... nous n'en avons pas encore parlé.

Comment ça ?

Laisse Heinrich s'expliquer.

Je n'exercerai peut-être pas tout de suite.

Tu as quelque chose de plus important à faire ?

Grand-père, doit-il te répondre ? Il a étudié six longues années.

Faut-il qu'il se jette dans le travail ?

Qu'as-tu de plus important à faire ?

C'est un être humain.

Il lui faut des distractions, de la musique, et...

eh bien, d'autres distractions !

C'est étrange, chacun parle pour Heinrich,

sauf Heinrich lui-même !

Julio a toujours été plus éloquent que moi.

Bien. Je suis content.

J'avais stupidement craint que tu n'aies juré fidélité

à cet imbécile, en Europe.

Ce peintre en bâtiment à la moustache...

Il y a beaucoup de peintres en Europe, Grand-père...

et des milliers d'imbéciles.

C'est juste.

Et combien je suis soulagé que tu n'en sois pas un !

À moi, il ne m'a jamais rien dit d'aussi gentil.

Voyons, comment s'appelle ce détraqué ?

Personne ne peut parler de la sorte devant un bon Allemand !

Père, je vous en prie.

Un Allemand ?

Un bon... Allemand ?

Où cela ? Je ne vois pas d'Allemands à cette table.

Mes filles sont argentines.

Mes gendres sont originaires de France et d'Allemagne.

Ils sont venus ici très jeunes. Ce sont maintenant des Argentins.

Mes petits-enfants ?

À cette table, il n'y a que des Argentins.

Dites-moi qui, à cette table, est un bon Allemand ?

Dites !

Je suis un bon Allemand.

Et parce que je suis un bon Allemand,

j'ai abandonné la médecine et je travaille pour le parti nazi.

Je suis fier de dire que j'ai une situation assez importante.

Dis "Heil Hitler"... dis-le, sous ce toit !

Être un bon Allemand, Grand-père,

ne consiste pas à être né dans un lieu déterminé.

C'est appartenir à une race promise à un destin exceptionnel.

Adolf Hitler est plus conscient que quiconque de ce destin.

Dieu tout-puissant ! Sauveur de la paix !

Avant, c'était le Kaiser. Maintenant...

On recommence tout ?

La Conquête ! La Guerre ! La Pestilence ! La Mort !

Semence de ma semence !

J'ai engendré des assassins !

- On ne me traite pas d'assassin ! - Arrête.

Laissez-moi mourir ! J'ai vécu trop longtemps !

J'ai vécu et travaillé...

Ici, en Argentine, j'ai bâti une demeure de paix...

De paix, de joie...

et d'amour.

C'est ce que je transmets aux enfants de mes enfants.

En Argentine, j'avais bâti un jardin.

Mais où est le jardin

inaccessible au serpent,

impénétrable pour la Bête ?

Vieillard stupide !

Croyais-tu ne jamais revoir la Bête ?

Maudite soit ma semence !

La Bête est en moi-même !

Dans mon ventre, dans mes reins !

Maudit soit Madariaga !

Ai-je tant vécu pour revoir la Bête ?

La Bête de l'Apocalypse...

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