ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
Le jour de ma naissance.
C'est moi, comble de la vanité.
Maman et moi.
Anselmo.
Anselmo.
Qu'est-ce que tu as ?
Anselmo.
Anselmo.
Anselmo.
Anselmo !
Mon Dieu !
Mon Dieu !
Papa ?
Papa ?
- Qu'est-ce que tu fais là ? - Je n'ai pas sommeil.
Tu n'as pas sommeil.
Tu as vu l'heure ?
Il est très tard.
Allez, au lit.
Bonne nuit.
Regarde, Roni, c'est pour toi.
Tu ne penses qu'à manger.
Rosa, quand vais-je faire ma première communion ?
Tu es petite, il te manque encore deux ans.
À toi, Ana.
Allons.
Laisse, Rosa.
Que feras-tu si je te mords le cou,
comme ça ?
Que feras-tu si
je t'embrasse le cou, comme ça ?
Que feras-tu si je te mords
encore ici ?
Que feras-tu si je t'embrasse l'oreille,
comme ça ?
Dis-le moi.
Ana…
Ana…
Ana ?
Voyons, à quoi penses-tu ?
Rosa,
maman portait toujours cette croix ?
Oui, bien sûr, c'est un cadeau de ta grand-mère.
Elle protège contre les démons.
Et les vampires.
Bon, ça y est.
Elles sont prêtes, mademoiselle.
Voyons.
Elles sont à peu près présentables. Merci, Rosa.
Soyez sages.
Irene, viens ici.
En entrant, vous irez embrasser votre père.
Ensuite, vous direz une prière pour son âme.
Tu as compris ?
Tu as compris, Ana ?
Bon, allons-y.
Maite.
Je veux faire ma première communion.
Tais-toi, Maite.
J'ai entendu quelqu'un parler avec papa.
Je suis entrée dans la chambre et papa était mort.
Alors maman est venue.
Maman est morte, Ana.
Tu es l'aînée, va devant.
C'est ton tour, Ana.
Va, Ana.
Allez.
Ana.
Je ne veux pas.
On en reparlera plus tard.
À toi, Maite.
Va avec elle.
C'est trop haut.
Un jour, maman faisait un grand nettoyage,
elle a pris une boîte dans l'armoire.
Elle me l'a donnée et m'a dit :
"Ana,
"jette ça à la poubelle.
"Ça ne doit pas être ici.
"Et puis, ça ne sert plus à rien."
Très intriguée,
je lui ai demandé :
"Qu'est-ce que c'est ?"
"Ça n'a pas d'importance."
Je lui ai demandé : "C'est du poison ?"
Ma mère, souriante,
m'a dit :
"Oui,
"c'est un poison terrible.
"Il suffit d'une cuillerée pour tuer un éléphant."
Et elle a ajouté : "Ana, jette ça à la poubelle."
Ça m'a beaucoup impressionnée.
Je ne sais pas pourquoi,
j'ai gardé la boîte de poison sans écouter maman.
Pourquoi voulais-je tuer mon père ?
Je me suis posée la question des centaines de fois.
Les réponses qui me viennent en tête,
aujourd'hui,
avec le recul des 20 ans qui ont passé depuis…
sont trop faciles.
Elles ne me suffisent pas.
Je me souviens parfaitement
que je croyais que mon père était coupable
de la tristesse qui avait envahi ma mère
pendant les dernières années de sa vie.
J'étais convaincue que lui, et lui seul,
avait provoqué sa maladie et sa mort.
Ma mère,
selon ce que ses amis m'ont raconté,
aurait pu être une bonne pianiste.
Dès son enfance,
elle avait été très douée pour la musique.
Tout le monde lui augurait un brillant avenir.
Pendant plusieurs années,
elle s'est dédiée intensément
et presque exclusivement au piano.
Elle a même donné quelques concerts.
C'est à l'un d'eux qu'elle a connu mon père.
Ils sont tombés amoureux et se sont mariés tout de suite.
Maman a abandonné le piano définitivement
pour se dévouer corps et âme à ses filles.
À nous.
Je crois que cette époque lui a toujours manqué.
Elle regrettait d'avoir laissé une profession
qui aurait pu la libérer.
Mais maintenant,
je crois aussi que, dans le fond,
maman a eu peur de ne pas être la merveilleuse pianiste
qu'attendaient ses amis.
Elle a préféré la commodité
d'une vie organisée, sans complications,
à une responsabilité qu'elle ne pouvait pas partager.
Irene,
on ne t'a pas appris à manger ?
Tiens ta fourchette comme ça, tu vois ?
C'est ça, tu vois, c'est plus facile.
Ana, voyons, ton couteau !
Vous ne savez pas vous tenir à table ?
Maite. On mâche la bouche fermée.
Personne ne m'a appris.
Ne dis pas de sottises.
Tes parents ne t'ont pas appris à te tenir à table ?
Personne ne m'a appris, je mange comme ça.
Comment ?
Rien.
Tu parles clairement ou tu te tais.
Je n'aime pas les messes basses.
Irene, ta fourchette.
Papa ne nous disait rien.
Et votre mère ?
Ma sœur ne vous apprenait pas à manger comme il faut ?
Quand maman est morte, je n'étais pas encore née.
Qui t'a dit cette sottise ?
Écoutez bien ce que je vais vous dire.
J'ai pris en charge votre éducation
suivant la dernière volonté de votre père.
Donc,
vous êtes sous ma tutelle et ma protection.
Votre grand-mère et moi vivrons ici.
Nous ferons en sorte que vous ne manquiez de rien.
Au début, il se peut…
Ce sera un peu difficile.
Mais si nous faisons un effort,
nous finirons par nous entendre. Hein, Maite ?
Bon,
il ne me reste qu'une chose à vous dire.
La maison est dans un état lamentable.
Dès aujourd'hui, plus de désordre.
Pour que tout fonctionne bien, il faudra faire un effort.
On rangera la maison pendant les vacances.
Je peux compter sur vous ?
Je peux me lever ?
Oui.
Je peux me lever ?
Mais bien sûr.
Nous allons nous entendre.
Les hommes sont tous les mêmes.
Tous.
Tu t'en rendras compte plus tard.
Ils ne veulent qu'une chose.
Il vaut mieux ne pas te laisser prendre.
Il n'y a qu'à voir ton père. Quel coureur !
Il aimait les jupons.
J'ai dû me sauver plus d'une fois.
Tu penses, il avait les mains baladeuses.
Si tu savais, ton père…
Dans le quartier de Santa Cruz
Tu es un œillet rouge
Tu es toute ma vie
Et le jour où je te l'ai juré
Tu m'as donné un baiser qui me brûle encore, Maricruz
Aïe, Maricruz
Maricruz
Aïe, Maricruz, Maricruz
Femme merveilleuse
Dans le quartier de Santa Cruz
Tu es un œillet rouge
Tu es toute ma vie
Et le jour où je te l'ai juré
Tu m'as donné un baiser
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