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LES 101 DALMATIENS
Le braconnage sévit contre les animaux protégés vivant en liberté.
Jamais encore on n'avait tué un animal en captivité pour sa peau.
Des écologistes en lutte contre le trafic du gros gibier...
déclarent que le tigre blanc de Sibérie est si rare...
qu'on ne peut vendre sa fourrure à l'insu de la police.
Ce matin à l'aube, des vigiles du zoo de Londres...
découvraient la carcasse écorchée d'une tigresse sibérienne âgée de 3 ans...
Sue Ling.
Un collectionneur privé pourrait être le commanditaire du meurtre.
Quelle horreur ! Qui a fait ça ?
Si l'on s'en prend au zoo quel animal sera encore en sûreté ?
Tim Ryan vous parlait du zoo de Londres.
Mystère au zoo, les experts perplexes
Sale temps pour les animaux.
Je ne tarderai pas à faire une vente...
sinon, je mangerai bientôt tes restes.
J'exagère.
On y va ?
Pourvu que ce rendez-vous se passe bien.
Tu sais dans quel état ça me met.
Alors je parle et j'agis n'importe comment.
Et on se retrouve sur le pavé.
C'est le meilleur du créneau.
Chaque année il sélectionne le jeu qui se vend le mieux.
Alors ?
Le graphisme est bon, la mise en oeuvre amusante...
le chien bien conçu et les décors agréables.
Mais un petit employé de fourrière joufflu est le méchant.
Même les filles n'aimeront pas. Désolé, vieux.
Attends ! Si je faisais un méchant vraiment haïssable ?
La haine n'est rien sans le désir d'anéantir.
Mes hommages, madame.
Maison D'Enfer
Bureau de Miss D'Enfer, ne quittez pas.
Je vous reprends tout de suite.
Bonjour, mademoiselle.
- Anita, très chère. - Bonjour, Cruella.
Quel chien ravissant.
- Ces taches ? - Une dalmatienne.
Elle vous inspire ?
- Poils longs ou courts ? - Courts.
- Soyeux ? - Un peu raides.
- Dommage. - Soyeux quand elle était petite.
Sauvée ! Il faut que nous parlions.
Dans mon bureau. Avec le croquis.
Parlons de ces taches. J'ai fait du léopard.
- Ces taches-là sont différentes. - Chaudes.
- Câlines. Moins vulgaires - Classiques.
C'est ça. Vous aimez les taches ?
Je ne crois pas. C'est l'année des rayures.
Quel genre de flatteur êtes-vous ?
Quel genre voulez-vous que je sois ?
Frederick, je commence à voir des taches.
Combien en coûterait-il de refaire la collection ?
- Des millions. - Les avons-nous ?
Merci. Allez-vous-en. Je dois lui parler.
Alonzo ?
Avez-vous demandé à Anita si elle a soif ?
Non, merci.
Asseyez-vous.
Depuis combien de temps travaillez-vous pour moi ?
2 ans en août dernier.
Vous avez admirablement travaillé.
Nous ne nous fréquentons pas dans le monde.
Vous n'êtes guère connue malgré votre talent.
La notoriété ne compte guère pour moi.
Votre travail est frais, sans prétention, il se vend bien.
Un de ces jours mes concurrents s'en aviseront...
et chercheront à vous prendre à moi.
Je ne vous quitterais pas pour ça.
Vraiment ? Pour quoi me quitteriez-vous ?
Qui sait, si je rencontrais quelqu'un, que nous avions d'autres projets.
- Le mariage ? - Peut-être.
Le mariage nous a pris plus de femmes que la guerre, la famine et la maladie.
Vous avez du talent. Ne le gâchez pas.
Inutile de nous inquiéter. Je n'ai rien en vue.
- Dieu merci. - Je retourne travailler.
Je vous en prie.
Le croquis.
Prenez-le à Anita et donnez-le-moi ! C'est difficile ?
Allez attendre mon bon plaisir.
Les taches me vont merveilleusement bien.
J'aimerais y apporter une petite modification.
- Voile de lin ? - En fourrure, ce serait éblouissant.
Pour le Trophée Chesterton, en avril, la fourrure n'irait pas.
Mais c'est mon seul amour.
La fourrure est ma vie, ma religion. Toutes les femmes en sont là.
Donnez-le à Anita.
- C'est amusant, non ? - Quoi ?
Ce sera comme si je portais votre chien.
Pardon, je t'ai fait attendre.
Si je vendais un jeu, nous achèterions une voiture.
Ralentis !
Ralentis !
Je crois qu'il ne l'a pas fait exprès.
Vas-y, Perdy.
Tais-toi. Va !
Va chercher.
C'est bien. Rapporte.
On recommence.
T'es qui, toi ?
Je te tiens. C'est malin, très drôle.
On a bien ri.
- Lâchez ce chien. - Ça me regarde.
- Arrêtez ou je vous frappe ! - C'est pas le jour.
Jour ou pas, je vais vous frapper.
- Faites donc. - Vous étiez prévenu.
Lâchez mon chien ou je recommence.
- Votre chien ? - Parfaitement. Lâchez-la.
Permettez.
C'est une fille.
Pardon. Je me suis trompé.
- C'est des cailloux, dans votre sac ? - Des briques.
Pour mon jardin. Quand j'en vois une, je la ramasse.
- Combien, aujourd'hui ? - Trois.
C'est ce que je pensais.
- Vous êtes mouillé. - J'ai plongé dans la mare.
- Mais l'eau est très sale. - Et elle a un goût de poisson.
Il vous manque un soulier, vous avez vu ?
Je m'en suis aperçu en courant sur le gravier.
Pardon, mais si vous êtes assez bête pour nager dans cette mare...
vous auriez pu ne pas vous en apercevoir.
Je suis tombé de vélo. J'avais mal partout sauf à la tête.
Maintenant, grâce à vous, c'est complet.
Merci pour cette agression, Mlle...
Anita. Vous, c'est Roger...
je l'ai vu sur votre chien. Sur sa plaque.
Vous n'avez pas eu trop peur ?
Ça va... nous partageons une certaine tendresse pour les dalmatiens.
Et eux partagent une certaine tendresse l'un pour l'autre.
Tu m'as attiré assez d'ennuis.
Que dirais-tu de rentrer à la maison ?
Ça ira ? Voyez le médecin.
Ça ira. Bonne chasse aux briques.
Il faut se méfier du traumatisme crânien.
Tu m'aurais fait tuer, tu sais ?
Tu perdrais ton maître pour une passade ?
Il est sympa, non ?
Les jolies filles nous rendent idiots.
On y va ?
Excusez-moi. Pardon. Merci.
Tu te trompes. Je réfléchis au chemin du retour.
Rien à voir avec Anita. Si c'est son nom, d'ailleurs.
Tout doux.
Attention !
Mon premier sauvetage. Quelle aventure !
C'était si gentil de m'embrasser.
Je ne vous ai pas embrassée. C'était du bouche à bouche.
D'ailleurs vous étiez censée ne pas bouger.
C'était difficile avec vos bras autour de mon cou.
- Pardonnez-moi. - Je vous pardonne.
Quel bon secouriste.
La situation est problématique.
Mon chien semble amoureux.
La mienne aussi.
- En quoi, problématique ? - La séparation leur brisera le coeur.
Comment vivre avec une dalmatienne au coeur brisé ?
La solitude les rend si malheureux.
- Il faut trouver une solution. - C'est vrai.
Encore du mariage ?
- Pardon ? - Encore du thé ?
Vous avez dit mariage.
- Mariage ? - Vous l'avez dit.
Vous vouliez dire thé, vous avez dit mariage.
Pardon. Vous reprendrez bien un peu...
de thé ?
Oui.
Oui ?
Oui.
Si vous le demandez.
Accepteriez-vous... ?
Puisque Roger et Anita...
ont consenti à s'unir dans le mariage...
et l'ont déclaré devant Dieu et cette assemblée...
et se sont jurés leur foi l'un à l'autre...
et l'ont confirmé en échangeant un anneau...
et en joignant les mains...
je les déclare unis par les liens du mariage...
au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
Que Dieu le Père, Dieu le Fils...
et le Saint-Esprit vous bénissent et vous gardent...
Que le Seigneur veille sur vous...
et vous accorde Sa bénédiction et Sa grâce...
afin que vous viviez ensemble ici-bas et que, dans l'autre monde...
vous ayez la vie éternelle.
Il faut d'abord que je te parle de Skinner.
Quand il était jeune un chien lui a sauté à la gorge...
pour lui arracher les cordes vocales.
Il a une affreuse cicatrice et il est muet.
Ecoute-moi attentivement.
Il y a deux choses à ne pas faire avec Skinner.
Un, ne regarde pas son horrible cicatrice.
Deux, ne lui parle pas. Pas un mot.
D'accord.
Vise un peu cette cicatrice !
Pas étonnant que tu sois muet, vieux !
Excusez-moi une minute.
Quel métier sinistre tu fais.
Ces bêtes mortes me filent la chair de poule.
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