Le Jour Se Lève

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Le Jour Se Leve 1939 FRENCH 2160p WEB H265-SEiGHT SDH fre
കമന്ററി എഴുതിയത് Jorgenjason
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പ്രസിദ്ധീകരിച്ചത്: 2023-04-26
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ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.

Ça t'intéresse, hein ?

Tu veux des détails ? - Tu vas la taire, ta gueule !

Coup de feu.

T'es avancé, maintenant.

Et toi ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? Quelqu'un est tombé ?

Quelqu'un est...

Quelqu'un... Quelqu'un est tombé !

Quelqu'un...

Il y a quelqu'un ?

- Qu'y a-t-il ? - Je ne sais pas.

- On a tué un aveugle. - Il s'est suicidé.

- Pauvre type. Je comprends, quand on est aveugle...

Quelqu'un est tombé.

Quelqu'un est tombé.

Pourquoi a-t-il tiré ?

- Et cet homme, le mort, qui est-ce ?

Je ne l'avais jamais vu.

Il était dans l'escalier.

Alors, on monte ?

Allons-y.

Police. Ouvrez.

Foutez-moi la paix.

- Police. Ouvrez immédiatement. Si vous n'ouvrez pas...

Non, j'ouvrirai pas. Non !

J'ai pas à vous voir.

Laissez-moi.

Je veux être tranquille. Je veux voir personne.

Je ne veux plus voir personne, jamais.

Ouvrez. Sinon...

J'ouvrirai pas. Barrez-vous !

Vous allez vous barrer ou je tire !

- Qu'est-ce qu'on fait ? - On s'en va.

- Mais qu'est-ce qu'il y a, François ?

- Quel genre d'homme est-ce, ce François ?

Un violent ? Un alcoolique ? - "Un alcoolique"?

Il y a pas meilleur que lui dans la maison.

Je dis pas ça pour vous.

- Vous pouvez le dire. C'est un bon gars.

Qui tire sur mes agents.

Oui. Allez, assez parlé.

Il n'y a qu'à monter.

Il a une sale tête, ce Gerbois.

- Ce n'est pas Gerbois. C'est celui d'à côté.

- Mais ça n'empêche pas qu'il ait une sale tête.

- Rentrez chez vous. Personne ne doit rester ici.

Où allez-vous ?

- Je ne vais pas rester dans une maison du crime.

Vous ne courez aucun danger.

On dit ça, on dit ça.

Mes petites cuillères !

Madame, ne restez pas là.

Mes petites cuillères.

Foutez-nous la paix !

Venez, madame.

- Mes petites cuillères ! - Mais oui.

- Il en faut, du monde, pour prendre un bonhomme.

- Que ferez-vous ? - Je sais pas.

C'est bien ce que je ferais.

- Vous devriez faire taire la radio. Ce serait plus convenable.

En pareilles circonstances... - "Convenable"...

Et c'est convenable, d'assassiner le monde ?

"Police, ouvrez".

"Police".

S'ils pouvaient comprendre quelque chose... Rien.

C'est comme ça, et puis c'est tout.

Tiens... Tu parles tout seul, maintenant.

Coup de feu.

- Tiens, des fleurs. Ça, c'est gentil. C'est pour ma fête ?

- Comment ? Vous vous appelez François ?

T'as trouvé ça toute seule, toi.

- C'est pas difficile. Je m'appelle Françoise, moi.

- Sans blague ! C'est notre fête. - Ben oui.

- C'est pour qui ? - Ce n'est pas pour nous.

Je venais les livrer et je me suis perdue dans l'usine.

- À qui tu dois les livrer ? - Chez une cliente, Mme Legardier.

- Je comprends que tu te sois trompée.

C'est la femme du sous-directeur.

Elle ne vient jamais ici, Mme Legardier.

Viens. Je vais te montrer où c'est.

Tu vas aller tout droit.

Tu vois le grand hangar ? - Oui.

- Tu vas tourner à gauche, derrière.

Au bout, il y a un jardin avec une belle maison. C'est là.

- Ah bon. - Voilà.

Merci.

Encore là ?

Tu vas prendre racine.

T'es mignonne avec tes fleurs, comme ça, dans le bras.

On dirait un arbre.

C'est le métier qui t'intéresse ?

Un joli travail, hein ?

Que veux-tu ? Le travail, c'est la liberté.

Et puis c'est la santé.

Sans blague, ici, c'est tout ce qu'il y a de sain.

On boit du lait toute la journée.

En veux-tu un coup ? - Non, merci.

J'aime pas beaucoup le lait.

- Moi non plus, mais j'en bois. Il faut.

Moi aussi, j'en bois, du lait.

- Il boit du lait quand les vaches ont mangé du raisin.

À la nôtre.

- Tu travailles par ici ? - Oui.

- Où ça ? - Chez les Briquet.

"Les Briquet"?

Oui. Les horticulteurs.

Ah.

C'est tes parents ?

- Non. Je n'ai pas de parents.

Je suis de l'Assistance.

Non !

Ça, c'est drôle. Moi aussi, je suis de l'Assistance.

C'est marrant, hein ? On s'appelle pareil

et on est de la même famille, car on n'en a pas.

Justement, aujourd'hui, c'est notre fête à tous les deux.

Oh !

- Je te l'avais dit, c'est tout ce qu'il y a de sain, ici.

Il siffle.

Bonsoir.

Bonsoir.

Tu as la bouche fraîche.

Tu viens faire un petit tour ? - Pas ce soir.

Entrez. Mais sans bruit, tout le monde dort.

- Tu me laisses entrer ? - Oui.

- Tu t'apprivoises ? - Je ne suis pas sauvage.

À quoi vous pensez quand vous m'embrassez ?

- Comment, à quoi je pense ? Tu le sais. Pourquoi tu demandes ?

- Il n'y a pas assez longtemps qu'on se connaît.

"Pas assez longtemps"?

Ça fait 3 semaines. Ça fait 21 jours.

21 jours, ça fait presque 1 mois.

Un mois, c'est long.

Surtout que tu me plais bien.

Il faudrait qu'on se marie ?

Qu'on loue un autocar et qu'on invite les copains ?

Se marier ?

Ce que vous pouvez être bête.

Se marier.

- On aurait des gosses. On aurait des flopées de gosses.

Puis on les mettrait à l'Assistance. - Oh !

- Mais non. Je disais ça pour rigoler.

Sans blague, tu me plais bien.

Je me marierais bien avec toi.

Oh, mes fers !

Au fond, c'est drôle d'être ici, tous les deux.

Les autres dorment.

Oui.

On dirait que tout le monde est mort.

Dis donc,

ce serait bien, si tout le monde était mort, partout,

et qu'il y ait que nous de vivants.

- Oui, ce serait bien. - Hein ?

Peut-être.

On dit que ceux qui s'aiment sont plus vivants que les autres.

Vous croyez que c'est vrai ?

J'en sais rien.

- Vous ne devriez pas fumer. Ça vous fait tousser.

- C'est pas le tabac. C'est le sable.

C'est fini.

Il est joli, mon petit col. Je vais le mettre sur ma robe.

Attendez-moi deux minutes. Je vous appellerai.

- Hé ! Tu aurais dû me prévenir. J'aurais mis ma tenue de soirée.

Tu sais, t'as pas beaucoup de savoir-vivre.

On laisse pas les invités dans la cuisine.

Moi, j'aime pas rester tout seul.

Si tu me dis pas d'entrer, j'entre quand même.

- Vous pouvez venir. J'ai pas été longue.

Tu t'es fait belle pour moi ?

C'est gentil, chez toi.

C'est pas très grand. C'est tout petit.

Le paddock...

Il est étroit.

- Non. Il y a assez de place pour moi.

Pour toi, oui.

C'est moi, ça.

En plusieurs exemplaires, encore.

C'est gentil de m'avoir accroché là.

Ça fait plaisir de voir quelqu'un qu'on connaît.

On se sent moins seul.

Et lui, qui c'est ?

- Ça, c'est Bolop. Mon ours, quand j'étais petite.

Je l'ai toujours gardé.

- Il a une bonne tête. - Oui.

Il vous ressemble.

C'est vrai qu'il me ressemble.

- Vous voyez ? Il est comme vous.

Il a un œil gai et l'autre qui est un peu triste.

C'est vrai. Tu as raison.

J'ai un œil gai et un autre triste.

Comment tu as vu ça ?

Je vous ai regardé.

C'est marrant.

Tu collectionnes les cartes postales ?

"Monte-Carlo".

"Villefranche-sur-Mer".

"Nice".

"Nice. La promenade des Anglais".

C'est tout ce qu'il y a de chouette, la promenade des Anglais.

On paie 10 ronds, on s'assoit et on regarde passer les Anglais.

- Pourquoi vous riez ? C'est beau, la Riviera.

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