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calorifix Twilight Samurai (v.01)
Hiroyuki SANADA
Rie MIYAZAWA
Réalisé par Yoji YAMADA
Vous pouvez partir.
Après une longue maladie, notre mère est morte.
J'avais alors cinq ans.
Elle était atteinte de tuberculose.
Alors, de son vivant, il ne m'était pas permis de l'approcher.
J'ai donc très peu de souvenirs de ma mère.
Ito... Ito...
Pauvre petite chérie...
Je suis d'Unasaka,
dans le nord-est de ce qui est maintenant la préfecture de Yamagata.
Avant 1868, c'était la ville au pied du château du clan Unasaka.
Un petit fief de 70 000 koku de riz par an.
Nous avons bien travaillé.
Ce sera tout pour aujourd'hui.
Sakaguchi...
J'ai entendu parler d'un nouvel endroit à Hakkenmachi.
Tu parles de Hisago ?
Tu as envie de boire un verre ?
Bonne idée.
Kawanami, tu viens ?
Certainement.
Iguchi ?
Cela te distraira.
Sans moi.
Ça ne ferait pas de mal.
Veuillez m'excuser.
M. Crépuscule est toujours aussi amusant.
Avec une femme malade,
deux jeunes filles et une mère âgée à sa charge,
mon père ne pouvait se permettre
d'aller boire avec ses collègues de travail.
Il devait se dépêcher de rentrer à la maison avant la tombée de la nuit.
Ses compagnons de travail lui ont donné un surnom.
Le surnom un peu cruel de M. Crépuscule.
THE TWILIGHT SAMURAI
Ito...
Père !
Hop !
Ta figure est sale.
Père est revenu !
Bienvenue à la maison !
Kanyano, une fricassée de morue ce soir ?
Ne le laisse pas tomber !
Je suis de retour, Mère.
Comment allez-vous ce soir ?
De quelle maison êtes-vous, monsieur ?
Je suis Seibei Iguchi du clan Unasaka, et magasinier pour le Château.
Je vois.
Son état empire, elle ne reconnaît plus son propre fils !
J'ai fait bouillir de la rhubarbe. Prenez-en.
Merci. Vous êtes si gentille pour mes filles.
Naota !
Tu peux retourner chez toi maintenant.
Bonsoir.
Ne pourrait-on faire quelque chose pour M. Crépuscule ?
Son kimono est en lambeaux, il ne prend jamais de bain.
Il sent mauvais, disons-le.
Ça ne peut pas durer.
On trouve tous ça très déplaisant.
Nous avons cherché une nouvelle femme pour lui.
Mais aucune ne veut d'un homme avec sa situation.
En effet...
Il a deux jeunes filles et une vieille mère sénile...
Et 20 koku, sur les 50 de son salaire, servent à rembourser ses dettes.
La femme qui voudra de lui devra également travailler.
Oui, il doit de l'argent partout.
Je ne sais pas comment il a pu payer les obsèques de sa femme.
Même la vente de votre sabre ne paierait pas de telles obsèques.
Des obsèques ! C'est quelque chose dont je dois m'inquiéter aussi.
Mon père en a plus pour longtemps.
Kawanami le chanceux ! Des parents en santé et une jolie femme !
Allez-y doucement avec elle. Ça pourrait nuire à votre travail.
C'est pour ça que vous dormez à votre travail ?
C'est pas vrai !
Écoutez-le !
Soyez les bienvenus !
N'est-elle pas magnifique ?
Grand-mère, c'est l'heure de dormir.
Bonne nuit, Seibei.
Bonne nuit.
On dirait qu'elle se souvient de moi...
Le maître dit : Pour gouverner une terre de mille chariots...
Kayano...
C'est Confucius, n'est-ce pas ?
Quand as-tu commencé à l'étudier ?
Depuis le mois dernier. Le professeur dit
que dorénavant les filles auront aussi besoin d'étudier les livres.
C'est bien.
Quand j'étais enfant, j'ai lu et relu Confucius.
Père ?
Si j'apprends à faire des travaux d'aiguille,
un jour je pourrai faire des kimonos.
Mais à quoi me servira d'étudier les livres ?
Bien...
ça sera probablement jamais aussi utile que des travaux d'aiguille.
Mais tu sais,
si tu les étudies bien, les livres t'apprendront beaucoup,
ils t'apprendront à réfléchir.
Peu importe si le monde change... si tu sais te servir de ta tête,
tu survivras d'une façon ou d'une autre.
Cela est vrai pour les garçons et les filles.
Tu comprends ?
Oui.
Tu peux continuer à lire.
Tseng Tzu a dit : Chaque jour de trois façons...
je me demande...
si j'ai fidèlement effectué ce que j'ai entrepris pour un autre...
La maladie de ma mère avait laissé mon père couvert de dettes.
Comme Grand-mère avait perdu la raison,
le ménage, l'approvisionnement en combustible
et le travail aux champs, lui sont tombés sur le dos.
Le laissant avec peu de temps pour prendre soin de lui-même.
Il est graduellement devenu négligé et encrassé.
Étant sa fille, ça m'attristait beaucoup.
Balayez cette poussière !
Ils arrivent.
Sa seigneurie !
Kawanami ! Vite !
Les provisions.
L'entreposage des provisions. Ce qui nous permettra de tenir
en cas de conflit ou de siège.
Ensuite, l'entrepôt pour le sel...
Ici vous avez les fèves. Soja et fèves rouges...
Nous faisons ce qui est possible afin de bien les garder au sec.
Raifort séché, têtes de violon séchées, pâte miso...
Kusaka !
Ceci est de la morue séchée...
Ravitaillement très important en temps de guerre.
Combien en avons-nous ?
Iguchi...
Iguchi ? Vous pouvez répondre directement.
Avec votre permission.
Nous avons 760 bandes,
soit un poids de 120 kan.
Combien de temps cela se conserve-t-il ?
Entre cinq et dix ans.
Ici est le plus vieux stock.
Il a été acheté il y a six ans.
Cette morue séchée est ce qui se fait de meilleur.
Elle garde sa saveur au moins dix ans, et...
Cette odeur étrange que j'ai remarquée, elle émane de vous ?
Les serviteurs du clan doivent servir d'exemple au peuple.
Tâchez de rester propre.
Oui !
Continuez votre travail.
Idiot !
- Monsieur, je... - Je vous parlerai plus tard.
- Mais... - Assez !
Iguchi !
Imbécile !
L'histoire s'est répandue parmi la cité.
Mon père est devenu sujet de moquerie.
Mon grand-oncle est revenu de la maison principale
de fort mauvaise humeur.
Quelqu'un ?
Il y a quelqu'un ?
Seibei !
C'est l'oncle.
Il faut y passer...
Il y a quelqu'un ici ?
Vous êtes tous morts ?
J'arrive !
Kayano, fais du thé.
- Qui est-ce ? - Grand-oncle !
Quelle honte !
Paraître devant sa seigneurie,
alors qu'on sent plus mauvais que de la morue séchée...
Ne savez-vous pas que votre honte...
retombe sur toute la maison Iguchi ?
C'est inexcusable.
Au nom de toute la famille, j'ai été m'excuser auprès de Terauchi.
Sa seigneurie est généreuse, aussi a-t-elle oublié la faute.
Mais au temps de son noble père,
cela aurait signifié hara-kiri !
Je n'aurais jamais imaginé que ça puisse causer tant d'ennuis.
J'implore votre pardon.
Kayano ?
Quel âge as-tu maintenant ?
J'ai dix ans.
Travailles-tu tes leçons ?
J'apprends les travaux à l'aiguille et Confucius.
Quoi ?
Une fille n'a aucun besoin des classiques.
Tu as seulement besoin d'apprendre à écrire.
Trop de connaissances nuiront à ton mariage.
Tu peux partir.
Mon neveu...
Je suis ici pour une question importante.
Une entente de mariage.
Il te faut une femme dure à la tâche,
pour échapper à ta misère actuelle.
Un ami du chef du village a une fille
qui voudrait bien de toi.
Il sait que tu es pauvre,
que tu as deux jeunes filles et une mère sénile.
Tu réalises... que tu ne peux pas exiger une beauté.
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