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VENDREDl 11 DECEMBRE 1998
14 heures 43
Tu n'as rien mangé.
Je dois retourner au bureau.
Les pauses prolongées rendent le boss nerveux.
Appelle-le, dis que tu prends l'après-midi.
C'est vendredi.
Et je fais quoi cet après-midi ?
Je t'accompagne à l'aéroport ?
Traîne un peu au lit.
Faut partir avant 15 heures.
Dans ces hôtels on peut arriver quand on veut
mais quand faut il partir...
Je n'aime pas te voir dans ce genre d'endroit.
Je m'en vais.
La semaine prochaine ?
Non.
Pas même pour déjeuner en public ?
On peut se voir pour le dîner.
En tout bien tout honneur.
Chez moi avec la photo de ma mère sur la cheminée.
Ma sœur m'aidera à faire griller des steaks.
J'aimerais rencontrer ta sœur.
Elle te ressemble ?
Je veux te voir autant que possible
à n'importe quel prix
même en tout bien tout honneur.
Dans ta bouche ça sonne mal.
Non, je suis pour.
Dans deux ans j'aurai payé les dettes de mon père
et dès que mon ex se remarie, plus de pension alimentaire.
Je ne me suis jamais mariée.
Quand tu le seras
ce sera le pied.
Marions-nous !
Tu veux vivre dans une quincaillerie
et manger des haricots en boîte ?
La rigolade...
Quand j'enverrai le fric à mon ex
tu colleras les timbres.
Je les collerai.
Tu veux me plaquer
et te trouver un mec
valable ?
J'y pense.
Me brise pas le cœur.
Rate pas ton avion.
Attends, on part ensemble !
Tu dois encore mettre tes chaussures.
M.Lowery est déjà revenu ?
Il déjeune avec celui qui achète dans Harris Street,
le type du pétrole...
C'est pour ça qu'il tarde.
Mal de tête ?
Ça passera.
Ça c'est comme les bonnes résolutions, on oublie quand ça ne fait plus mal.
Tu as de l'aspirine ?
J'ai des cachets. Pas d'aspirine mais...
Le médecin de ma mère me les a donnés le jour de mon mariage.
Teddy était furieux quand il a vu que je prenais des calmants.
Des appels ?
Teddy et ma mère, pour savoir si Teddy avait appelé.
Ta sœur a téléphoné pour dire qu'elle allait à Tucson
pour le week-end.
Quelle chaleur !
Vous devriez demander l'air conditionné à votre patron,
il peut se le permettre.
Préparez les titres de propriété pour M.Cassidy.
- Oui. - Demain c'est le grand jour.
Mon adorable petite...
Pas vous, ma fille.
Ma petite fille mais demain elle me quitte pour se marier.
Regardez ma petite fille.
Dix-huit ans
et elle n'a jamais été malheureuse une seule fois.
Venez Tom. Il fait bon dans mon bureau.
Qu'est-ce que je fais contre le malheur ?
J'achète.
- Vous êtes malheureuse ? - Sans plus.
Cette maison c'est mon cadeau de mariage.
Je n'achète pas le bonheur
mais j'achète contre le malheur.
400000 dollars cash !
Pas de souci.
Je ne porte que la somme que je peux perdre. Comptez.
- Belle déclaration ! - Non.
Je les ai parce que je ne déclare pas.
Une si grosse transaction en liquide ? Ce n'est pas régulier.
Et alors ? C'est mon argent, il est à vous maintenant
si on les met dans le coffre-fort
et que lundi, quand vous aurez la pêche...
A propos, où est la bouteille que vous planquez dans votre bureau ?
Je ne sais pas toujours me taire.
Lowery, je crève de soif.
Je ne veux pas garder cette somme tout le week-end.
Allez la déposer à la banque,
on lui demandera un chèque lundi.
Il flirtait avec toi.
Il a dû voir mon alliance.
La copie des titres.
Je peux rentrer chez moi en sortant de la banque ?
- J'ai mal à la tête. - Allez-y,
votre patron et moi, on va sortir prendre quelques verres.
Vous ne vous sentez pas bien ?
Ce n'est qu'un mal de tête.
Passez le week-end à Las Vegas, belle villégiature.
Je le passerai au lit, merci.
La seule villégiature qui batte Las Vegas.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Où tu as trouvé tout ce fric ?
ll y en a plus qu'il m'en faut .
Alors j'ai dit
"Tu vois quelque chose ici que tu n'as jamais bu avant ?"
Sandy regarde partout.
Il regarde partout dans le bar et il dit "Non."
Arrêtez !
Plutôt pressée.
J'ai dormi plus que je voulais.
J'ai failli m'endormir au volant hier soir
alors je me suis arrêtée.
Vous avez passé la nuit ici ?
Je m'endormais au volant...
Les motels ne manquent pas ici, vous auriez dû...
C'est plus sûr.
- J'ai enfreint la loi en me garant ici ? - Non.
- Je peux partir ? - Quelque chose qui ne va pas ?
Pas du tout
sauf que je suis pressée et vous me retenez.
Un instant.
Coupez le contact.
Vos papiers s'il vous plaît.
- Pourquoi ? - S'il vous plaît.
Bonne journée.
J'arrive !
Je ne veux pas d'ennuis.
On dit que le premier client de la journée
amène des ennuis.
Je n'en veux pas, je vous traiterai si bien
que vous n'aurez pas de raison...
Je peux échanger ma voiture ?
Tout ce que vous voulez. Avec les femmes...
C'est la vôtre ?
- Elle marche bien seulement... - Vous en avez assez.
Regardez voir si une autre vous tape dans l'œil.
Mon mécano examinera la vôtre.
J'allais faire du café. Vous voulez... ?
Je suis pressée. Je fais l'échange et...
On ne devrait jamais se presser mais il fait trop beau pour discuter.
Je mets votre voiture au garage.
C'est celle que j'aurais choisie pour vous.
- Combien ? - Faites un tour avec.
Non, elle a l'air très bien.
Combien en plus de ma voiture ?
- Vous voulez un jour pour y réfléchir ? - Non.
Pressée dites donc. Vous êtes poursuivie ?
Mais non... je vous en prie !
C'est la première fois qu'un client bouscule le vendeur.
A vue de nez je dirais
votre voiture plus
4000 dollars ?
Vous avez le temps de marchander, hein ?
D'accord. 4000.
Et vous pouvez prouver que c'est votre voiture.
- Côté immatriculation, tout ça. - J'ai tout ce qu'il faut.
- Vous avez des toilettes ? - Dans le bâtiment.
Votre sac !
Mettez-le à l'arrière.
M.l'agent, c'est la première fois qu'un client
bouscule le vendeur .
Elle est poursuivie ?
Fais-moi voir ses papiers .
Une criminelle d'après vous ?
A la voir on l'aurait dit .
Le plus drôle c'est qu'elle a payé cash .
Oui, M.Lowery ?
Marion n'est pas encore là ?
Non, mais elle est toujours en retard le lundi matin .
AppeIez-moi quand elle arrive .
J'ai appeIé sa sœur à son travail au magasin de disques .
Elle ne sait pas non plus où est Marion .
Allez vite chez elle .
Peut-être qu'elle ne peut pas répondre .
Sa sœur va y aller, elle s'inquiète autant que nous .
Je n'en ai pas la moindre idée .
J'ai vu votre sœur pour la dernière fois vendredi,
elle ne se sentait pas bien et a demandé de partirpIus tôt .
C'est la dernière fois... attendez !
Je l'ai revue plus tard en voiture .
Je crois que vous voudriez venir et vite .
Caroline, appelez M.Cassidy .
Vite .
Pas question de dire adieu à 400000 dollars .
Je Ies retrouverai et s'il en manque
je me paierai sur sa peau tendre .
- Je la retrouverai, comptez sur moi . - Minute !
Au bout de dix ans on a confiance .
C'est mystérieux tout ça. Je ne vois pas ...
On ne l'a pas vue à la banque !
Et vous avez confiance en elle ?
C'est à peine si elle a regardé le fric quand je l'étalais .
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