ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
Elle paraissait 16 ans, Anna.Tu te rappelles ?
Oui.
Elle venait comme les autres.Je ne l'avais pas remarquée.
J'ai voulu être spirituel.
Une merveille.
C'est à partir de ce moment que je l'ai regardéed'une façon particulière.
Que j'ai pensé à elled'une façon particulière.
La fois suivante, elle m'a apportéun fume-cigarette en ambre.
Pas grand-chose.
Je ne fais ça que pour vous.
Elle a accepté les billets.
Je savais qu'elle reviendrait.
Quand elle est revenue,nous nous sommes parlé.
Son père et sa mère étaient morts.
Elle habitait chez des parentsqui l'obligeaient à faire la vaisselle et laver les planchers.
Le peu d'argent qu'on me donnepasse dans mes livres et mes cahiers.
C'est tout ce qui me reste.
Je n'ai plus rien. Après...
"Après" ?
Je me débrouillerai.-Comment ?
Je ne sais pas.Que dites-vous d'une annonce ?
Non, non.
Voilà comment il faut faire.
"Jeune étudiante..."
Venez. L'or m'intéresse.
Il vaudrait mieux que vous gardiezle christ et je prenne le métal.
Moi ? Pourquoi ?Non, non.
Il ne faut pas mépriserce qu'on vous offre.
J'ai été sans le sou, moi aussi.
Enlevez toutes les couleurs. Si je faisce métier que je déteste...
Vous vous vengez sur les pauvreset pas sur moi ?
"Je suis une partie de cette forcequi tantôt veut faire le mal..."
"Tantôt fait le bien."Je connais cette phrase.
Vous avez lu Goethe ?-Pas très attentivement.
C'est Méphistophélès qui la prononcequand il se présente à Faust.
Vous êtes drôle.
Elle voulait dire je m’attendais pastrouvé en vous avez instruit.
Je suis sûr qu'elle l'a pensé.
Je lui avais fait plaisir.
Dites oui, et je me chargede votre bonheur.
Tout me paraît impossible.
Quoi, "tout" ?
Les hommes... un homme.
Et l'amour ?Vous n'aimez personne ?
Non. Pas encore.
Ce n'est pas l'amourque vous désirez.
C'est que je vous acceptedans le mariage.
Et vous, que désirez-vous ?
Je ne sais pas.Autre chose, de plus large.
Le mariage légal m'assomme.
Réfléchissez.Des millions de femmes le désirent.
Peut-être.Mais il y a aussi les singes.
Ne faites pas le tour.Ne m'accompagnez pas.
C'est là, tout de suite.
Je vous avais demandéde ne pas me suivre.
Pourquoi ?-Cette maison est sinistre.
Les gens sont sinistres.
Dites oui, et vous n'y mettrezplus jamais les pieds.
Dites oui.
Dites... Dites...
Etant donné vos réponses
affirmatives et au nom de la loi,je vous déclare mari et femme.
J'ai jeté de l'eau froidesur cet enivrement.
Les meubles resteront les mêmes
jusqu'à ce que nous puissionsen changer.
Nous irons au cinéma quand tu voudras.
Le théâtre, c'est trop cher.
Il nous faudra 4 ou 5 anspour amasser un capital.
Quel "capital" ?
Je sais, tu méprises l'argent.
Je m'en fiche.
Je voudrais que tu puisses voirles choses autrement.
Je cherchais un bonheur solide.
Pourquoi, dès le début,avons-nous adopté le silence ?
Tiens-toi droite, Fanchon.Souris, Lisette.
Qui sont ces jeunes filles ?-Les paysannes qui viennent nous aider.
Comme elles sont fraîches.Quelles belles joues rouges.
J'en connais un qui a les yeuxplus gros que le ventre.
*-Nous en étions restés là, je crois.-Oui, madame.
*-Bonjour, monsieur le cousinde Monsieur le comte.-Bonjour, madame.
Je suis contente.
Je vous trouve aussi beau au soleilqu'à la bougie.
*-Moi, je vous trouvemoins belle vêtue que...
*-Ma robe ne vous plaît pas ?-J'essaie d'imaginer...
que je ne la vois pas.
*-Connaissez-vous, dans le parc...-Le pavillon ? Je le connais.
*-*** après manger si ***
*-Après manger ? Je ne peux pas.-Pourquoi ?
*-Mon percepteur me donne une leçon.
*-C'est un hommeterriblement sévère.
*-Pauvre petit garçon.Quand finit votre leçon ?
*-Je serai à 17 h au pavillon.
*-Benjamin, ou était tu ?Ton invité est arrivé. Tu n'es pas allé l'accueillir.
J'étais alors certain de son amour.Elle m'aimait.
Ou voulait m'aimer.
Ou voulait aimer.
Pendant toute cette période,je n'ai pas cessé d'être jaloux et d’en souffrir.
D'où viens-tu ?
Elle avait la passion des livreset des disques.
Tu connais le muséumd'histoire naturelle ?
Il faut y aller. On a un choc.
C'est la même matière premièrepour tous,
mais arrangée différemment,
pour une souris, pour un éléphant,pour un homme.
Les Vénus qu'elle admiraitau Louvre
me faisaient voir la femmecomme un instrument de plaisir.
Nous aussi, nous formons un couple.Tous sur le même modèle.
Tu n'aimes pas les fleurs ?-Moi ?
Est-ce que tu regardes ?
Toi.
Cette façon de conduire n'est pas dangereuse ?
Non.
Les premières disputes sont venuesde ce qu'elle s'était mis en tête
d'estimer les objetsau-dessus de leur valeur.
Merci, merci.
Tu fais la généreuse.C'est facile.
L'argent m'appartient.
Peut-être. Mais ca ne te donneaucun droit sur moi.
Si, celui d'assurer notre existence.
N'essaie pas de me domineravec l'argent.
Je ne veux pas, tu m'entends ?
Idiote.
Lâche.
En une seconde, son visage a changé.
La douceur a fait place au défi,à la révolte.
Je l'avais attendue toute la journée.Nous devions aller voir "Hamlet".
Vite.
Où étais-tu ?
Je ne peux pas ne pas le savoir.
Ne pas savoir quoi ?
Touché ! Arbitre ?
Une touche très évidente.
Arrêtez.
Hamlet, cette perle est pour toi.
A ta santé.Passez-lui la coupe.
Après cette reprise.Posez-la.
Allons.
Touché de nouveau. Comment dites vous ?
Notre fils va gagner.
Il est hors d'haleine.Tiens, Hamlet.
Voici mon mouchoir.Eponge ton front.
La reine trinque à ton triomphe, Hamlet.Merci, madame.
Gertrude, ne buvez pas.-Je veux boire, mon Seigneur.
Excusez-moi, je vous prie.
Viens que j'essuieton visage.
Je n'ose boire encore.Tout à l'heure.
Coup nul. Rien de part ni d'autre.
Séparez-les. Ils sont hors d'eux.
Secourez la reine ! Vite !
Ils sont tous deux en sang. Comment êtes-vous, monseigneur ?-Comment êtes-vous, Laërtes ?
Comme un coq de bruyère, mon pauvre Osrick,
victime de ma propre traîtrise.
La reine ! Elle s'est évanouie en les voyant en sang.
Non. Le vin...
Le vin...
Mon cher Hamlet,je suis empoisonnée.
Infamie. Qu'on ferme les portes.Trahison !
Qu'on démasque le traître.
Hamlet, tu es perdu.
Tu tiens en main l'épée félonne,démouchetée, empoisonnée.
La ruse affreuse s'est retournéecontre moi.
Me voilà à terre, pour toujours.
Ta mère est empoisonnée.
Je n'en puis plus.
Le roi...C'est le roi, le coupable.
Envenimée aussi, la pointe.
Venin, fais ton oeuvre.
Trahison !
Mes amis, défendez-moi.Je ne suis que blessé.
Tiens, maudit Danois,incestueux, assassin.
Bois. Achève la drogue,avec la perle.
Rejoins ma mère.
Il a ce qu'il mérite.Le poison, lui-même l'avait préparé.
Echangeons nos pardons,noble Hamlet.
Que ma mort, ni celle de mon pèrene retombe sur toi.
Ni sur moi la tienne.
Horatio, je meurs. Toi, tu vis.
Porte-toi garant de ma juste cause.
N'y comptez pas. Je suis moinsun Danois qu'un Romain.
Il reste encore du vin.
Si tu es un homme, donne-la-moi.
Par le ciel, je l'aurai.
Je meurs, Horatio.
Quel nom flétrije vais laisser derrière moi ?
Si tu m'as jamais portédans ton coeur,
diffère les joies du ciel,
réserve ton souffleà ce monde affreux
afin de raconter mon histoire.
Je meurs, Horatio.
Le poison violents'empare de mon esprit.
Je prophétise l'électionde Fortinbras.
Ma voix défaillante est pour lui.Fais-le-lui savoir.
Et aussi ce que les événements,grands ou petits,
ont exigé de moi.
Le reste est silence.
Ainsi se brise un noble coeur.
Bonne nuit, gentil prince.
Que la cohorte des angeste conduise vers ton repos.
Mais pourquoi ces roulementsde tambours ?
J'en suis sûr.
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