ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
Ce film est une œuvre librement inspirée de faits réels
qui se sont déroulés entre 1983 et 1987.
Le rôle attribué à l'épouse de l'architecte, les situations
de la vie privée et les dialogues sont fictifs.
Monsieur le Président de la République.
Alors, qu'en pensez-vous ? - C'est très beau.
Je suis heureux que le projet vous plaise.
Le bâtiment n'est-il pas trop haut ?
Pas du tout, Monsieur le Président. Félicitations, le choix est très audacieux.
Qui est l'architecte, Monsieur le Président ?
Vous devriez demander à Subilon pour le savoir.
Non, Monsieur le Président, c'est votre devoir
de nous annoncer le nom du gagnant.
- Mes lunettes. - Oui.
En tout cas, je voudrais féliciter les
membres du jury pour leur proposition.
Les voici, Monsieur le Président.
Johann Otto von Spreckelsen.
Monsieur Milon, pouvez-vous nous en dire plus sur notre gagnant ?
Alors, son nom est Johann Otto von Sprechelsen.
Il est né au Danemark en 1929.
Il a soumis son projet sous son propre nom et non avec une agence.
Et c'est tout ce que j'ai ici.
Appelez le gagnant pour que je puisse le féliciter.
Je n'ai qu'une adresse postale.
Appelez l'ambassade du Danemark.
C'est un petit pays, ils pourront vous aider.
L'ambassade du Danemark… Ah !
Allô.
La Présidence de la République tente de
contacter l'un de vos compatriotes, qui a été
sélectionné pour concevoir le futur CICOM, International.
Centre pour la Communication et la Défense.
Il s'agit de l'architecte Johann Otto von Spreckelsen.
Von, oui, Spreckelsen.
Bien.
D'accord.
Merci.
Incroyable, personne ne connaît ce type.
Monsieur ?
Êtes-vous Johan Otto-Van Strakelsen ?
Je suis Otto, oui !
Vous avez remporté le concours pour la conception du portail.
Donc, Monsieur le Président de la République, je souhaiterais vous rencontrer.
Qu'a-t-il dit ?
Nous devrions rapidement envisager ce qui suit après cette excellente nouvelle.
- Il dit que vous avez gagné. - Gagné quoi ?
Le concours à Paris.
- Le Cube ? - Oui.
Monsieur Sprague-Lewson parle français, donc… vous pouvez l'interroger.
Madame...
Question très simple. Qui êtes-vous ? - "Bonjour".
Je m'appelle Otto von Sprague-Lewson. Je suis danois et j'ai 53 ans.
À Copenhague, j'enseigne l'architecture. Je suis passionné d'architecture.
Cela m'intéresse. Et...
Il est très inspirant de participer à un concours pour un projet situé à Paris.
Excusez-moi, pourriez-vous nous parler de l'origine de cette idée ?
Oui.
Parce que l'idée était très claire. J'ai soumis mon projet.
Paris a de grands monuments.
Comme la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe et le Centre Pompidou.
Ces monuments ne ressemblent pas à Paris, mais ils symbolisent cette ville.
Je voulais trouver une nouvelle forme pour Paris, et...
Paris n'a pas de cube.
Pourrions-nous en savoir un peu plus sur le but de ce centre international
de communication ? Pour le moment, cela reste assez flou.
Il demande à quoi servira le bâtiment.
Ce sera un lieu de rencontre. - Un lieu de rencontre pour qui ?
Pour l'humanité.
Monsieur, vous nous avez dit avoir 53 ans,
un âge respectable, êtes-vous d'accord ?
Plus sérieusement, convenons que c'est un âge
non communément associé à l'entrée sous les projecteurs, n'est-ce pas ?
L'âge n'est qu'un nombre.
Qu'avez-vous construit dans votre carrière ?
J'ai construit ma maison et quatre églises.
Pensez-vous qu'ils vont tout payer ?
Bien sûr.
Même le minibar ?
Oui, sinon nous paierons. Ce n'est plus un problème.
Allô, Monsieur Svrigelsen. J'ai un appel externe pour vous.
Qui est-ce ? - Le bureau du Président de la République.
- Ah. - Je vous le passe.
- Allô, Monsieur Shprekelsen. - Allô.
Le Président souhaiterait valider avec vous un aspect de votre projet.
Quel aspect ?
Le Président m'a appelé ce matin pour me rappeler à quel point
il est attaché à la perspective conçue par moi-même.
Vous savez, cet axe qui part du Palais du Louvre et s'étend vers l'ouest
en passant par l'Arc de Triomphe, cela compte beaucoup pour le Président.
C'est, après tout, l'axe royal historique.
Et vous savez que votre cube est placé sur cet axe royal historique.
Bien sûr, c'était le site du concours.
Le Président ne veut pas que cette perspective soit endommagée.
Non, non, non. Elle ne sera pas endommagée. Vous pouvez le rassurer.
Ce qu'il veut dire, c'est que le Président souhaiterait
pouvoir représenter les choses de manière plus complète.
Pourriez-vous être plus clair ?
Le Président a vu la maquette, n'est-ce pas ?
Précisément, le Président veut autre chose.
- Autre chose que le modèle. - Oui.
Très bien.
Je m’en occuperai. - Merci, Monsieur Schmeichelson.
Vous qui venez du Nord, quel est votre point de vue sur nos.
Cathédrales catholiques et leur splendeur, souvent assez démonstrative ?
Je suis désolé, Monsieur le Président, mais je suis un peu dépassé.
Vous avez eu raison de choisir mon cube plutôt qu’une cathédrale.
C’était une question sans aucune arrière-pensée.
J’en pose encore parfois quelques-unes.
Quand je suis en terrain ami, probablement.
J’ai appris que vous avez construit plusieurs chapelles.
Oui, j’ai construit deux chapelles catholiques et deux églises protestantes.
D’où vient cet intérêt pour les lieux de culte ?
J’ai une éducation religieuse.
Moi aussi, mais je n’ai pas construit quatre églises.
Jusqu’à mon mariage, je chantais dans une chorale.
Je passais souvent du temps dans les églises de Shemsa.
Veuillez m’excuser.
Il semble que tout soit prêt, Monsieur le Président.
Très bien. Dites-leur que nous arrivons.
Bien.
Monsieur le Président.
Avez-vous une paire de jumelles ? - Bien sûr.
- Les voici. - Je prendrai les jumelles.
Bien sûr.
Allons directement par ici. Ce sera plus agréable de marcher.
Vous comprenez, je suis seul responsable de la perspective nationale.
Je dois prendre toutes les précautions que ma responsabilité exige.
Mais le cube n’est pas haut. Il respectera l’équilibre général.
Vous verrez, dans la simulation tout est très clair.
Voici le cube, Monsieur le Président.
Ce que vous voyez est la partie supérieure du bâtiment.
Je vous rappelle que le cube sera ouvert.
Très bien.
Et la perspective est respectée.
C’est vraiment très bien, mais c’est bleu.
Oui, c’est bleu.
J’aurais préféré qu’il soit rose.
Ah, quand le soleil se couche, il sera rose.
- Puis-je le voir ? - Oui, bien sûr.
Ce soir, si vous voulez.
Je vois que les choses s’agitent. À ce soir, Monsieur l’Architecte.
Calmez-vous.
Vous ne pouvez pas sortir. - Personne ne sait que je suis ici.
C’est l’endroit le plus sûr pour moi.
Nous ne pouvons pas recommencer comme ça.
Mais nous l’avons fait ce matin, nous pouvons le faire ce soir, non ?
Mais nous avons déjà eu la plus grande difficulté à obtenir cette rue.
Nous en trouverons une autre.
Non, il n’existe pas de modèle aussi grand en France.
De plus, c’est une rue allemande. - Ciboulon, le Président veut la voir.
Et pendant ce temps, SICOM paie.
SICOM a été créée par le Président, c’est le client.
Nous devons faire ce que veut le client, n’est-ce pas ?
Monsieur Tavelli, le grutier.
Oui, Monsieur Tavelli, entrez s’il vous plaît.
Je suis ravi de vous voir.
Nous nous demandions s’il serait possible
de répéter cette merveilleuse expérience ce soir.
Quand le soleil se couche, s’il vous plaît.
C’est compliqué.
J’ai le mariage de ma nièce, et je dois ramener la grue à Marseille.
Je comprends, mais nous devons absolument répéter le test.
Je peux vous proposer d’augmenter votre rémunération de 7500 francs.
Je suis prêt à vous aider, mais le tarif est de 50 000.
50 000 ?
À partir de ce soir, nous passons aux tarifs du week-end.
- Il demande 50 000 francs ? - Oui.
Et comme je l’ai dit, c’est le mariage de ma nièce.
- Vous feriez mieux d’y aller. - D’accord, très bien.
Plus de discussion. D’accord. Votre tarif sera le mien.
Merci, Monsieur Tadeli, pour votre disponibilité.
Au revoir, Mesdames et Messieurs.
Très bien.
C’est rose.
Je vous l’avais dit.
C’est bien. C’est complètement rose.
C’est très, très bien.
J’ai décidé d’inaugurer votre cube pour le
bicentenaire des célébrations de la Révolution.
Au nom du peuple français, je vous félicite.
Merci encore, Monsieur l’Architecte.
C’est un honneur, Monsieur le Président.
Venez me rendre visite quand vous voulez pour me donner des nouvelles du chantier.
Bien sûr, Monsieur le Président. Au revoir.
Pour démolir cette méga-structure, et surtout pour tester
une grue, le préfet me demande ce que nous faisons.
Oui, nous avons terminé.
Merveilleux.
Nous avons terminé.
C’est très impressionnant.
Nous construisons un nouveau monde, mon ami. Nous devons savoir le célébrer.
- Les honneurs sont à vous. - Non, non, je ne peux pas.
Je suis trop superstitieux.
- Je ne peux pas. Je suis désolé. - Très bien.
- Je suis désolé. - Alors, qui
sera responsable de couper ce chef-d’œuvre ?
Alors, monsieur, concernant le mariage de votre nièce.
Il n’y a plus de mariage que de beurre au cul.
Qu'est-ce que tu veux dire ? - Il n'y a jamais eu de mariage.
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